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Victor Hugo, biographie

Par   •  26 Avril 2018  •  3 260 Mots (14 Pages)  •  297 Vues

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- Ruiz Gomez ;

- Le Roi d’Espagne ;

- Hernani.

Elle préfère Hernani, seulement il se fait bannir pour avoir tué le père du Roi. Le Roi va essayer de l’empoissonner, il va y arriver, mais en faisant ça, Dona Sol va également se tuer. C’est un genre de Roméo et Juliette.

A partir de là, il va appeler à la création d’un nouveau théâtre inspiré de Shakespeare. Dès 1827, des comédiens anglais viennent présenter des œuvres de Shakespeare aux auteurs français, ce qui leur donne de l’inspiration. A partir de là, le romantisme sort enfin des Salons. La bataille va avoir un effet publicitaire sur la pièce, tous les acteurs jouent leur rôle à la perfection. Le théâtre paye la claque (gens payés pour applaudir), V. Hugo dira qu’il se méfie de cette claque. La Comédie Française accepte directement Hernani pour son non-respect des règles. L’Empire et la Restauration vont permettre le retour à la tradition théâtrale française. Il sera dit que les romantiques ont la version la moins sclérosée du théâtre.

- Discours sur la Peine de Mort :

Messieurs, une constitution, et surtout une constitution faite par la France et pour la France, est nécessairement un pas dans la civilisation. Si elle n’est point un pas dans la civilisation, elle n’est rien.

Eh bien, songez-y, qu’est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.

Messieurs, ce sont là des faits incontestables. L’adoucissement de la pénalité est un grand et sérieux progrès. Le dix-huitième siècle, c’est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le dix-neuvième siècle abolira la peine de mort. → Affirmation péremptoire. Vous ne l’abolirez pas peut-être aujourd’hui ; mais, n’en doutez pas, demain vous l’abolirez, ou vos successeurs l’aboliront.

Vous écrivez en tête du préambule de votre constitution « En présence de Dieu », et vous commenceriez par lui dérober, à ce Dieu, ce droit qui n’appartient qu’à lui, le droit de vie et de mort. → Argument d’autorité.

Messieurs, il y a trois choses qui sont à Dieu et qui n’appartiennent pas à l’homme l’irrévocable, l’irréparable, l’indissoluble. Malheur à l’homme s’il les introduit dans ses lois ! Tôt ou tard elles font plier la société sous leur poids, elles dérangent l’équilibre nécessaire des lois et des mœurs, elles ôtent à la justice humaine ses proportions ; et alors il arrive ceci, réfléchissez-y, messieurs, que la loi épouvante la conscience. → Argumentation par les valeurs. Je suis monté à cette tribune pour vous dire un seul mot, un mot décisif, selon moi ; ce mot, le voici.

Après février, le peuple eut une grande pensée, le lendemain du jour où il avait brûlé le trône, il voulut brûler l’échafaud. Ceux qui agissaient sur son esprit alors ne furent pas, je le regrette profondément, à la hauteur de son grand cœur. On l’empêcha d’exécuter cette idée sublime. → Argument à contario. Eh bien, dans le premier article de la constitution que vous votez, vous venez de consacrer la première pensée du peuple, vous avez renversé le trône. Maintenant consacrez l’autre, renversez l’échafaud.

Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.

- Introduction, interpellation :

- Thème : peine de mort ;

- Thèse : abolition de la peine de mort.

- Corps du texte : arguments.

- Conclusion.

Dans ce texte :

- L’énonciateur est V. Hugo ;

- Le contexte d’énonciation est une énonciation direct (discours) en 1848 ;

- Les traces d’énonciation sont : les personnes (Je, Vous), interpellation (messieurs,…), question oratoire, affirmation péremptoire (il affirme sans expliquer).

- Discours sur la Misère :

Voici donc ces faits :Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être → Affirmation péremptoire ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! → Affirmation péremptoire et valeur. Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, → Affirmation péremptoire et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! → Argumentation par les valeurs et par l’autorité.

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme

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