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Lecture Analytique "Mai" Alcools, Apollinaire

Par   •  2 Novembre 2017  •  1 793 Mots (8 Pages)  •  743 Vues

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du temps bien particulier :

- Passage du temps particulier car confusion entre ce que le poète voit, et ce qu’il imagine ou personnifie à travers ses sentiments. Cette confusion ce reflète dans la première strophe où le présent « vous êtes » (v.3), le passé composé « a fait » (v.4) et l’imparfait « regardaient » (v.2) se mêlent.

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III) Un poème empreint de musicalité

Poésie lyrique fait référence à la fois au dieu Apollon, dieu musical mais aussi au mythe d’Orphée ou celui-ci utilise une lyre pour accéder à l’enfer.

Dans ce poème on trouve aussi des jeux sur les sons et des références à la musique qui en font un poème lyrique.

1) Des choix réfléchis de rythme et de structure

• Structure classique et mélodieuse

Le poète utilise des alexandrins tout le long du poème et le poème est constitué de quatrains, cette structure classique vise à obtenir un poème mélodieux, pour donner plus de sentiments

• 3ème strophe particulière :

La 3ème strophe est un quintile au lieu d’être un quatrain, ce vers supplémentaire allonge la strophe et donne un effet de ralentissement qui concorde avec le sens, « lentement » (v.9) par exemple.

• On retrouve également divers jeux sur les rythmes tout le long du poème :

Premier vers les coupures régulières mais plutôt légère après « mai » et « barque » et la césure prononcée après « Le joli mai » font penser à des mouvements de pagaie « en barque sur le Rhin » (v.1).

Le mai / le joli mai / en bar- / -que sur le Rhin /

Des da- / -mes regardaient / du haut / de la montagne /

Vous ê- / -tes si jolies / mais la bar- / -que s’éloigne /

Qui donc / a fait pleurer / les sau- / -les riverains /

Vers 9 « Sur le chemin (4) du bord du fleu (4) – ve lentement (4) » trimètre pour renforcer la lenteur

Vers 10 l’accumulation d’animaux est renforcée car elle constitue un hémistiche et l’accumulation rend le rythme du vers saccadé ce qui accentue l’effet de lenteur développé dans la strophe.

2) Des jeux sur les sons

• Rimes embrassées qui peuvent rappeler deux amoureux s’enlaçant, et en même temps forme toujours très mélodieuse : « arrière » avec « paupière », « mai» avec « aimée » aux vers de la 2e strophe

• Rimes sont travaillées ont a ainsi des rimes riches comme « rosiers » « osier » (v.15-16) et des rimes suffisantes « montagne » « s’éloigne » (v.2-3)

• Le mot mai et ses homophones sont au centre du poème :

- Déjà au premier sur les deux mai où le second pourrait être la conjonction de coordination mais, cela contribue d’emblée à plonger le lecteur dans un paradoxe : le poète se trouve dans un cadre magnifique mais souffre.

- Au vers 3, l’utilisation de l’homophone combinée à la répétition du mot « barque » également présent au vers 1 permet une sorte de remise à zéro pour tenter d’oublier les « dames » (v.2) de toute manière inaccessible.

• Répétition « le mai le joli mai » au début de la jolie strophe pour renvoyer à un effet musical, chanson, balade, complainte

• Jeu sur la prononciation des mots « en barque » (v.2) peut être compris comme un impératif présent, à la 2e personne du singulier, il s’agirait alors d’une manière d’interpellait sa femme aimée pour se souvenir ensemble de leur amour et pourquoi pas la reconquérir ou d’interpeller l’auditeur pour qu’il se joigne au souvenir.

• Derniers vers, lorsque le « vent du Rhin » secoue la végétation on retrouve une allitération avec le son z

Conclusion :

Le poème « Mai » est donc un poème lyrique aussi bien grâce à la forte présence du poète, de son environnement et de ses sentiments, qu’aux thèmes abordés, et qu’à sa richesse musicale. Apollinaire utilise le lyrisme et l’expression de sentiment fort pour rendre son poème élégiaque en l’hommage à son amour perdu mais le lyrisme et le registre lyrique peuvent être utilisé différemment comme c’est la cas dans « l’Enfant » de Victor Hugo, qui se sert alors du lyrisme pour sa poésie engagée.

Par Lcpierd

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