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Journée départementale des droits de l'enfant, grandir dans un monde numérique

Par   •  15 Mars 2018  •  3 504 Mots (15 Pages)  •  191 Vues

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Fut ensuite approché la transmission d'information sur les réseaux sociaux qui n'existent que depuis près de dix ans. Fut pris l'exemple d'une jeune fille au Bac +5 qui à la suite d'un entretien d'embauche en ressortit en pleurs, le Directeur des Ressources Humaines ayant, après quelques recherches rapides sur internet, retrouvé des photos d'elle dénudée. Les rumeurs numériques, on en est souvent la cause.

Il existe deux sites internet qui permettent, pour l'un de mesurer la réputation internet sous forme de pourcentage (youseemii), et pour le second de relever les traces que l'on peut laisser sur des systèmes informatiques (Neotrace professionnel). Pour le premier, il faut également ne pas s'y fier aveuglément due à la présence d'homonymes. Les enfants pensent qu'on est anonyme sur la toile, ce n'est pas le cas.

En parallèle, il y a les rumeurs lancées délibérément, comme celle qui le sont par exemple par des enfants sur leurs professeurs. Il peut s'agir d'une usurpation d'identité au détriment d'un enseignant ou d'un professionnel. Les sanctions peuvent être conséquentes tels que l'exclusion d'une école ou le licenciement dans le cadre d'une entreprise. Des jurisprudences existent. Soixante-dix lycéens ont par exemple été exclus temporairement après des diffamations. Ils risquaient jusqu'à 12,000 €uros d'amende.

Les conseils que prodigua le Maître de conférence aux enfants sont :

« La différence entre le virtuel et le réel, c'est le poids des minutes, certaines plus lourdes (exemple : la classe) et des minutes ordinaires (prévoir de jouer une heure à un jeu vidéo et s'arrêter à l'aube). Le temps est donc à contrôler ».

« L'idée du numérique, c'est que désormais, ça se travaille ».

« C'est normal que vous ayez envie de parler de vous mais il faut faire attention ».

« Il y a des recours, vous avez par exemple le droit de porter plainte ».

« Il faut également que vous fassiez attention à ce que vous dites sur les autres. Par exemple, écrire « je vais te mettre une balle dans la tête » à son professeur, ce n'est pas juste dit, c'est écrit et il peut porter plainte ».

Quelques questions que posèrent les enfants au professionnel :

« Est-ce que vous, vous pouvez rester deux mois sans ordinateur ? »

« Êtes-vous déjà allé au Paris Game Week ? »

« Est-ce que les photos sur Facebook restent pour toujours ? »

« Combien de temps pouvez-vous rester le plus longtemps devant internet ? »

La deuxième partie de la matinée débuta sur un sketch joué par les mêmes comédiens que lors de l'amorce de la conférence. Adepte de l'improvisation, les deux humoristes parodièrent avec beaucoup de subtilité et d'humour les propos les plus marquants de Stéphane Blocquaux dans le costume d'adolescents.

Quelques exemples :

« Parle-moi meilleur ou je vais te bloquer. »

« J'ai téléchargé euh... un Chantal Goya, ils vont se foutre de ma gueule à l'école si ils peuvent tout savoir. »

« Tu sais le montage avec le prof sur internet, finalement on va lui mettre un slip. »

« Maintenant, on va faire que du bien sur internet, va sur Arte, c'est pour le boulot plus tard. »

A la suite du formidable sketch, les collégiens boulonnais présentèrent leurs travaux.

Les élèves en 6e au collège Langevin présentèrent tour à tour leurs travaux sur le droit des enfants. Une collégienne insista sur l'absence de possibilité d'expression des enfants dans certains pays. Une autre classe présenta des clichés sur 12 droits des enfants. Les suivants affirmèrent travailler sur des saynètes sur la thématique du réel et du virtuel. Un autre groupe d'élèves s’intéressera au fait de grandir entouré d'outils numériques pendant que d'autres exposèrent les progrès numériques dans la vie quotidienne et notamment à l'école. Enfin, les derniers présentèrent les différents sites visités et leur présence à diverses commémorations relatifs au numérique.

Quelques statistiques basées sur 27 garçons et 13 filles de moins de 13 ans :

- 80% se trouvent sur Facebook (interdit aux moins de 13 ans),

- 80% téléchargent (illégalement?),

- 76% font des publications personnelles,

- 25% sont devant un écran plus de 5h/jour.

Ensuite, la diffusion de trois courts-métrages, un clip et un extrait de film donna lieu à des questions sur chacun d'entre-eux avec réponses de la part de toutes les personnes présentes dans la salle sous forme de trois cartons de couleurs (vert, bleu et rouge) qui donnaient lieu à des significations différentes selon les questions.

La première diffusion fut celle de « Social Network » (à ne pas confondre avec « The Social Network », film relatant l'aventure Facebook même s'il s'agit bien de ce réseau social dont il est question) à retrouver ici : http://www.dailymotion.com/video/x1vrqp8_social-network-le-court-metrage-coreen-sur-le-reseau-social_news

4 questions suivirent :

- As-tu déjà demander en ami quelqu'un que tu ne connais pas ?

- Considères-tu tes amis Facebook comme de vrais amis ?

- Pour toi, peut-on rencontrer de nouvelles personnes grâce à Facebook ?

- Te sens-tu plus à l'aise pour communiquer sur Facebook ?

En second lieu, il s'agit du court métrage « Face World » qui est une comparaison parodique entre un Facebook réel et un Facebook virtuel (non existant à l'heure actuel) sous couvert d'un groupe de résistance qui défraie la chronique, mis au ban de la société à retrouver ici: http://www.frequency.com/video/face-world-court-mtrage-hd-gaby-ohayon/154300703/-/5-60119

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