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Note de recherche sur l'anorexie

Par   •  28 Octobre 2018  •  2 622 Mots (11 Pages)  •  294 Vues

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Elle est également en lien avec les champs disciplinaires suivants : l’Unité d’Enseignement (UE) 4.2 Soins relationnels, l’UE 1.1 Psychologie, sociologie, anthropologie, l’UE 3.2 Projet de soins infirmiers, ainsi que l’UE 4.6 Soins éducatifs et préventifs.

Intérêt professionnel

Il y a actuellement en France 30 000 à 40 000 personnes touchées par l’anorexie mentale. Environ la moitié des personnes touchées par l’anorexie mentale sont hospitalisées, que ce soit en clinique privée, hôpital ou consultations ambulatoires.

Chez les personnes souffrant d’anorexie mentale, la moitié guérit, 21 % souffrent par la suite de troubles chroniques et 5 % décèdent. La mortalité suite à l’anorexie mentale serait maximale l’année qui suit la sortie d’hospitalisation des patients. Ceci s’explique par les complications somatiques en majorité (le plus souvent un arrêt cardiaque), à un suicide dans 27 % des cas et à diverses causes dans 19 % des cas. Le taux de suicide associé à l’anorexie est le plus important de toutes les maladies psychiatriques. Enfin, c’est une pathologie en majorité féminine mais il faut savoir que 10% des anorexiques sont des hommes.[1]

Dans cette situation, le patient est revenu au poste de soins car c’était plus fort que lui d’accepter le refus de l’infirmier. Il avait besoin d’avoir un contrôle sur son alimentation et donc sur son corps : après avoir accepté la décision de l’infirmier, le patient a pu se faire rattraper par le pôle pulsionnel de sa personnalité (dû à sa pathologie) : ce dernier découle du domaine de l’instinctif, ainsi le patient s’est retrouvé défait de ses jugements de valeur, ici de la considération des propos de l’infirmier et de sa propre santé.[2] Son attitude au retour dans le poste de soins pourrait aussi être due à une erreur de compréhension dans le premier échange avec l’infirmier et moi, peut-être a-t-il senti quelque chose de négatif dans le fait de lui expliquer l’intérêt du traitement , une sensation d’être jugé, voire rabaissé ? Il faut garder à l’esprit que c’est un patient en souffrance psychologique, en difficulté avec l’image de son corps. Cela m’a emmenée à penser qu’il est nécessaire d’établie une relation de soins avec ce type de patient en négociant lors du projet de soins, en abordant le sujet de façon à ne pas le blesser.

Exploration théorique

Dans le cadre de l’exploration théorique, je me suis appuyée sur diverses lectures. La première a été l’article « Sémiologie des troubles du comportement alimentaire de l’adulte ». Le début de l’article aborde premièrement le comportement alimentaire de façon théorique puis présente les termes en lien avec la l’alimentation tels que la faim, la satiété, l’appétit. Cela permet de poser un cadre et de se faire une idée plus précise de ce qu’est un comportement alimentaire normal chez l’adulte. Ensuite, sont abordés différents symptômes qui, une fois analysés, peuvent être révélateurs de troubles du comportement alimentaire tels que le grignotage, les compulsions alimentaires, les comportements restrictifs, le mérycisme (régurgitation). Ensuite, l’article présente les principaux syndromes, à savoir l’anorexie mentale et la boulimie et regroupe leurs manifestations somatiques ainsi que leur physiopathologie. Enfin, l’article évoque la base de la prise en charge de ces pathologies en fixant des objectifs lors d’un processus d’éducation thérapeutique leur correspondant.

Suite à cette lecture, j’ai souhaité approfondir mes connaissances sur l’anorexie mentale à travers différents ouvrages afin de répondre aux questions que je me posais. Je souhaitais en savoir plus sur les concepts d’estime de soi, d’image du corps et de schéma corporel. L’estime de soi est la valeur que la personne se donne a elle-même par rapport à autrui, en se basant sur des critères tels que l’assertivité et le sentiment d’utilité dans la société par exemple. Concernant l’image du corps et le schéma corporel, je me suis intéressée à L’image inconsciente du corps de la psychanalyste Françoise Dolto. J’ai compris que le schéma corporel se définit comme étant la représentation que l’individu se fait de son corps, lui permettant de se situer dans l'espace. Acquérir ce dernier permet d'établir les frontières du corps, en situer les limites, mais cette délimitation se projette aussi hors du corps (le reflet du miroir par exemple). L'image corporelle correspond à la représentation mentale de ce qu'est notre corps en se référant à des échelles de valeurs esthétiques et/ou sociales. J’ai pensé qu’il est primordial de savoir quelle image ont les anorexiques d’eux-mêmes, d’avoir les connaissances liées à leur pathologie dans le cadre de leur prise en charge en service de psychiatrie, afin de comprendre leurs réticences à suivre une bonne observance de leur contrat thérapeutique. Je me suis alors interrogée sur le contrat de soins. Concernant le contrat de soins, c’est un contrat établi entre l’équipe soignante et le patient durant l’hospitalisation. Il est basé sur différents facteurs tels que la prise de poids, l’introduction de nouvelles habitudes alimentaires ou encore la séparation du patient de son entourage. Le contrat de soins est défini par un poids à atteindre, et non par une durée d’hospitalisation. Cela permettrait au patient anorexique, dont les besoins de maîtrise sont centraux, de contrôler le temps de reprise de poids et d’avoir ainsi un contrôle sur son hospitalisation[3]. Ce besoin de contrôle permanent découle de plusieurs facteurs : la restriction alimentaire favorise le sentiment de maîtrise, les perturbations liées à l’image du corps augmentent ce comportement de restriction et la dénutrition qui s’en suit pousserait aussi le patient à refuser l’alimentation[4]. C’est en partie pour cette raison que les patients atteints d’anorexie mentale montrent des difficultés à suivre une bonne observance du traitement. Ainsi, il est important lors de la prise en charge de travailler sur l’estime de soi du patient pour optimiser un respect du contrat de soins. Dans le cadre d’une telle prise en charge, l’infirmier devra disposer de nombreuses compétences, telles que l’accompagnement psychologique des patients, la capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire, des connaissances théoriques poussées sur la pathologie dans le but d’optimiser les conditions d’hospitalisation et son résultat.

Entretien professionnel

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