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La conscience cas

Par   •  20 Février 2018  •  1 611 Mots (7 Pages)  •  79 Vues

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Deux façons de caractériser l’inconscient comme substantif :

- La conception statique de l’inconscient = hypothèse du disque dur → dans cette perspective l’inconscient serait simplement en dessous de la conscience et il y serait stocké de l’information oubliée. Dans ce cas de figure (le psychisme), l’inconscient ne joue qu’un rôle secondaire, c’est la conscience qui irait chercher l’information. C’est la conception courante au XIXème siècle.

Cette conception ne soulève pas la question des pouvoirs du sujet

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- Conception dynamique fin XIX, début XXème apparaît notamment avec la psychanalyse. Dans cette conception, l’inconscient joue un rôle moteur. Cette conception engage une problématique de la liberté avec la question des pouvoirs du sujet.

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- La théorie psychanalytique et la remise en cause des pouvoirs du sujet.

- L’hypothèse Freudienne

Cette hypothèse débute à partir des années 1900, elle se constitue à partir d’un constat, un principe, un objectif.

Constat : il y a des phénomènes psychiques (rêves), mais aussi des comportements (lapsus, tics, actes manqués) apparemment irrationnels et que le sujet ne maitrise pas.

Principe de la théorie freudienne : tout phénomène psychique, tout comportement a un sens, càd les mots, les pensées, les gestes, les comportements ne surgissent pas sans raison ni motif → il y a toujours une explication.

Objectif : il s’agit de tenter de donner du sens à ces phénomènes psychiques ou ces comportements qui en semblent dépourvus.

Hypothèse freudienne (ses fondamentaux): on peut découper la logique de cette hypothèse en deux étapes, à partir de deux hypothèses :

- L’hypothèse du refoulement → si le sens d’un comportement, d’un phénomène psychique n’est pas toujours accessible à la conscience du sujet, c’est parce qu’il est censuré, refoulé par une instance qui opère à l’insu du sujet : soit parce qu’ils expriment des faits ou des traumatismes dont le souvenir est gênant ou insupportable, soit parce qu’ils expriment des désir incompatibles avec les normes de la vie sociale.

- L’hypothèse de l’existence d’une dynamique de tensions, de conflits inconscients refoulés au fondement de l’activité psychique → une dynamique qui expliquerait la source des « errements » du sujet et qu’il n’arriverait ni à identifier ni à maitriser.

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Cette dynamique de tensions et de refoulements concernerait tout autant les sujets psychiquement malades que les sujets dits normaux.

Chez les sujets dits normaux, ces tensions, ces refoulements se manifesteraient de deux manières :

- Dans la vie quotidienne sous l’apparence d’échec, de raté du comportement qui échappe à la conscience (lapsus, actes manqués) qui sont des symptômes de ces tensions venues de l’inconscient.

- Dans les rêves.

Définition de Freud du rêve : satisfaction hallucinatoire déguisée d’un désir refoulé.

Chez les sujets psychiquement malades, ces processus de conflits et de refoulement permettraient de comprendre l’origine réelle des troubles dont ils sont atteints.

Exemple d’un comportement psychique anormal page 78.

Ex : comportement hystérique (Mlle Dora)

Hystérique vient du mot latin usteros

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Stade œdipien dans la petite enfance (3-6ans environ) : un ensemble organisé de désirs amoureux et hostiles que l’enfant éprouve à l’égard de ses parents.

Les implications sur le plan philosophique de la thèse Freudienne (voir ex sur l’ent)

Cette hypothèse remet en cause les pouvoirs du sujet. Le sujet est celui qui a conscience de ce qu’il vit, de ce qu’il fait, de ce qu’il est.

Le sujet a conscience de ce qu’il vit ? Non, pas toujours selon l’hypothèse Freudienne, parce que la dynamique des tensions et des conflits inconscients échappent à la conscience. Elle (Dora) vit une dynamique de conflit œdipien et elle l’ignore.

Le sujet a conscience de ce qu’il fait ? Non pas toujours : actes manqués, lapsus, comportements de types hystériques paraissent irrationnels, non maitrisés au regard du sujet.

Le sujet a conscience de ce qu’il est ? Non, pas nécessairement. S’il y a du refoulement, qui ou quoi décide en moi de refouler sans que je m’en rende compte. Suis-je sans le savoir partagé en deux ? Y a t’il en moi, un autre moi-même ?

Freud résumait cette remise en cause générale des pouvoirs du sujet dans une formule « le moi n’est pas maitre dans sa propre maison ».

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