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Faut-il aimer la nature ?

Par   •  24 Juin 2018  •  2 272 Mots (10 Pages)  •  358 Vues

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A-EXPLOITATION DE LA N ET MISÈRE DE L’H

Passage par la négation et utilisation de ROUSSEAU.

Faut il aimer la N : que se passe t’il quand on l’aime pas : catastrophe donc il est opportun de l’aimer. Il est préférable d’aimer ou de pas aimer la N ? qu’est ce qu’implique un défaut voir une négation d’amour, de demeurer indifférent vis à vis de la N. qu’est ce qu’implique le choix de l’indifférence. Cette indifférence va nous conduire à une logique qui sera celle de son exploitation. Logique qui sera guidée par nos intérêts. La N sera pour nous le moyen d’une jouissance, d’un enrichissement. La N est un fond dont on peut user pour notre profit.

ROUSSEAU : l’indifférence conduit à une double dénaturation de la N : elle perd son caractère sauvage et de l’H lui même qui petit à petit en vient à se rendre esclave, perdre son bonheur, ce qui faisait sa liberté. Le fait de quitter l’état de N c’est une dénaturation parce que se civilisant l’H a perdu qlqch de fondamentalement naturelle : sa liberté, son bonheur. Il ne suffit pas de dire qu’il s’est civilisé donc il s’est dénaturé. L’absence de considération pour la nature, ne pas l’aimer loin de s’opérer pour notre profit ; nous est nuisible. Il est opportun de modifier notre rapport à la N et de faire cesser notre indifférence.

B-LA RELATION DE FILIATION

Cette indifférence qu’on vient d’évoquer, se déploie en direction d’un objet qui ne nous est pas extérieur. On n’est pas extérieur à la N, on y participe. Il n’est pas question de la haine de soi. La N n’est pas un simple environnement, c’est un tout qui nous comprend, on y est inclut. De telle sorte que cette indifférence vis à vis de la N c’est une indifférence vis à vis d’une communauté à laquelle nous appartenons et qu’elle représente une monstruosité en ceci qu’elle est littéralement cette indifférence contre N. on va contre ce qui semble être la logique de l’attachement vis à vis de ce à quoi nous participons. C’est désormais le non amour, l’indifférence qui est contre N. parallèle avec l’amour avec sa mère et la N posée comme mère nourricière. Texte qui parle d’une trahison filiale : HÉSIODE Les travaux et les jours.

Mythe de l’âge d’or (PLATON) et un mythe des races : tout va de travers parce que on respecte pas le cycle naturel (nos parents).

HÉSIODE Les travaux et les jours

1er paragraphe : l’âge d’or : chronos fait tourner les choses. Terre fertile qui produit en abondance qui permet de nourrir les H.

2eme : âge argent.

3ème âge d’airain : race guerrière

4ème : âges des héros : demi dieu

5è : âge de fer, des hommes : c’est un malheur. Les H sont accablés de travaux, corrompus… tout le contraire de l’âge d’or. La N ns soulage plus des travaux et des peines.

Idée selon laquelle on a le récit de chutes successives des H où chaque race correspond à un nouveau dérèglement. Le dérèglement suprême correspond à un moment où les H ne respectent plus le cycle naturel des choses qui est posé comme abomination. Ça prend sens dans la rhétorique d’HESIODE comme non respect des hommes et des anciens.

Le non respect pour les parents (qui ont été nourriciers), pour ce cycle des saisons qui s’inscrit dans les âges de la vie est posé comme la plus grande, la plus lourde faute morale. Idée selon laquelle le fait de ne pas aimer cette N qui a été nourricière, ne pas aimer ce en quoi on est inscrit dans un rapport de filiation représente une monstruosité et faute morale. L’amour de la N est posé comme étant lui même naturel et comme étant nécessaire pour que nous puissions être à proprement parler des hommes. On continue à vivre humainement.

C-PEUR ET RESPONSABILITÉ

La question n’est pas simplement de se demander si la N est aimable mais c’est la question de savoir dans quelle mesure on va la dénaturer ? On doit craindre la gd dénaturation de la N et de l’H. On ne doit pas craindre la N elle même mais sa dénaturation. Ça devient une nécessité morale (JONAS). Question de la sollicitude, de la nécessité morale de se soucier de la N. comment il peut y avoir qlqch de l’ordre d’une responsabilité nouvelle. On a une responsabilité vis à vis de la N. On s’inquiète de la possible disparition de la N.

II°/AMBIVALENCE DE LA NATURE

Ce qui nous est apparu c’est la nécessité de faire cesser l’indifférence vis à vis de la N. ça peut nous apparaître raisonnable ou responsable mais en fait l’amour ne se réduit pas à ces dimensions (raison & responsabilité). Il faut ajouter qlqch qui va moins facilement avec la nécessité : le sentiment.

A-LA NATURE AIMABLE

Il est difficile de poser des obligations comme aimer. L’amour est fondamentalement un sentiment libre et spontané de telle sorte qu’exiger l’amour peut nous apparaître contre N. Ça ne modifie pas le fait que la N soit aimable. On peut juger que la N aimable. Mais dire qu’elle est aimable c’est dire qu’elle est digne d’amour c’est différent de dire qu’elle est aimée. Ça laisse intact la contradiction qu’il y a entre la spontanéité du sentiment et la nécessité voir l’obligation morale.

JANKÉLÉVITCH

Paradoxe de la morale.

Il souligne à quel point l’amour est sans raison et cmb la logique du parce que est inopérante des lors qu’il s’agit d’établir une relation amoureuse. Le parce que qui suppose une cause et un effet ne permet pas d’établir une relation amoureuse. C’est un point absolu purement tautologique : ça donne l’illusion d’une causalité alors que l’amour se justifie par lui même. On peut pas dire je l’aime parce que elle est belle. La cause est dans l’effet, l’effet est dans la cause donc l’amour est causa suí. L’amour aséité : il est cause de lui même.

B-LA NATURE INDIFFÉRENTE

Par ailleurs, est-il certain que la nature soit seulement aimable ? est ce qu’elle est seulement la valeur qu’on lui accorde dans les mythes de l’âge d’or (nourricière). La N est plutôt fondamentalement indifférente

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