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A quoi sert il de punir ?

Par   •  20 Octobre 2017  •  2 769 Mots (12 Pages)  •  304 Vues

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Avons-nous le droit de punir ? La punition est-elle légitime ou ne se métamorphose-t-elle pas en vengeance ? Par ces différentes questions, nous nous demandons pourquoi punissons nous : par choix ? Intérêts ? Obligation ? Si nous suivons la morale de la punition nous choisissons d’intervenir lorsque nous pensons qu’il est utile de punir le fautif ; ainsi la sanction serait dans l’intérêt commun, obligeant ainsi le fautif à se soumettre à l’autorité qui le représente, dans le but de le responsabilisé. C’est dailleurs pour cela que nous appelons un parent « un représentant légal » car l’enfant (mineur) n’est pas assez mature pour se prendre en charge. Il lui faut donc quelqu’un qui lui explique la différence entre le bien et le mal, car il n’est pas en âge de voir clairement le mal qu’il commet. Mais alors, il y a-t-il une différence entre la punition éducative et la punition juridique ? La bêtise d’un enfant peut se traduire de deux manières différentes, il y aura la bêtise par provocation (l’enfant testant les limites de son parent), ex : l’enfant turbulent, le parent espèrera qu’en le punissant il intègre ses fautes, et qu’il devienne calme, ainsi l’enfant ne trouvera pas la punition forcement légitime car cela lui imposera une limite, le parent le « domine », lui expliquant ses erreurs. Et il y a la bêtise (pourrons nous l’appeler) inconsciente, ex : lorsqu’un enfant se met en danger lorsqu’il traverse un passage piéton alors que le feu est rouge. Dans ce cas-là, le parent est forcé de le punir pour qu’il ne se mette pas en danger dans son futur proche. Le parent veut avant tout protéger son enfant, ainsi pour son bien, la punition est entièrement légitime. En ce qui concerne la punition juridique, elle n’est pas toujours légitime … Ex : lorsque la police nous inflige une amande, elle utilise le prétexte de la protection pour taxer de l’argent. C’est à cause de l’irresponsabilité de l’homme que la punition existe. Par ce manque de responsabilité (caractère visiblement proprement humain), la société est contrainte (même si cela lui apporte beaucoup) de punir ; mais si l’on enlève la morale de la punition, elle n’est plus qu’un acte de guerre et d’agression. C’est pour cela que la punition doit être au préalable réfléchit pour qu’elle soit le plus juste possible, ne tombant pas dans une violence extrême pour arriver à ses fins et ainsi penser que faire mal à une personne est utile. Nous pouvons prendre l’exemple des camps de concentration, « cette punition a évoluée dans la haine », il n’y a plus de morale ; pire encore, nous « sanctionnons » (faisons subir l’horreur) à des gens qui n’aurons commis aucun crimes réel (sauf argumentation personnel : Hitler). La « punition » Nazie (s’apparentant plutôt à une véritable vengeance baignant dans la haine) vise à punir l’acte inapparent d’hommes innocent. La punition visant dans son but premier à une protection de la société, à une prévention de nouvelles fautes, à une dissuasion de la récidive, servant d’exemple, corrigeant le coupable (et étant censé réparer les dommages et intérêt), aucun de ces concepts ne fonctionnent face au crime Nazie. Et pourtant … Il faudrait les punir… Mais comment pouvons-nous juger ces crimes dans un esprit de justice alors que tout ce que nous voulons est d’employer la vengeance ? C’est là où nous pouvons insister sur la différence entre vengeance et justice, car comme le dit Hannah Arendt, « le droit et la peine sont apparus sur terre afin de briser l’éternel cercle vicieux de la vengeance. Mais alors qui punit-on ici ? Les Nazies ? Ou la barbarie de leurs actes ? Comme l’aura étudié Hannah Arendt, les criminels Nazies répondait bêtement à des ordres, l’homme ne pense plus, il accomplit les consignes sans ce soucier de ce qu’il fait, son irresponsabilité et son inconscience font de lui un criminel, aveugle face aux actesqu’il commet (dailleurs, au procès de Nuremberg, certains criminels Nazies auront énoncés qu’il « ne regrettaient pas leurs actes », ces criminels-là, sont encore dans leur « désir de bien faire, de bien obéir », car après tout, c’est tout ce qu’on leur demandé… De bien obéir. La morale de la punition est complexe, et les juges en sont confrontés chaque jour. Ils doivent se positionner en tant que juste, infligeant la punition au fautif pour le responsabilisé et le dissuader de récidiver. Mais alors, qui punit-on ? L’homme, ou l’acte qu’il commet. Le juge doit voir face à l’Homme, mais plus l’acte qu’il a commis… La plus part du temps, on inflige une peine selon la gravité de l’acte et n’étudions pas assez l’humain. Et si cela implique que le juge qui administre la punition soit relativement exemplaire, nous savons bien que dans la société, la punition ne sanctionne que l’acte du point de vue juridique, et non pas la personne. La preuve est que l’Etat a ce privilège de punir appliquant deux pouvoir différents : le législatif, donc celui qui définit les fautes et les peines leurs correspondant (l’humain étant écarté de ces analyses), et le pouvoir exécutif, attribuant ainsi les peines décidées par le pouvoir législatif. L’effort de jugement ne devrait-il pas porter plutôt sur la nature même de la punition ?! Si l’on prenait le temps de le faire, les dossiers mettraient trop de temps à être réglé (et les juges ne gagnerait pas si bien leur vie). Ainsi un viol est condamné entre 5 et 10 ans de prison, un meurtre entre 10 et 20 ans (aussi selon leurs degrés de gravité). La justice n’est-elle qu’un mot aillant perdu tout son sens ? La loi ne serait-elle pas juste ?! Car quand la loi est juste, l’individu la reconnait naturellement ! Et la loi doit être apprise pour elle-même. Cela serait alors paradoxal car pour qu’il y ai mal, crime ou faute chez celui qui transgresse la « loi », il faut que la loi soit juste et la transgression injuste. En tout cas l’homme est placé derrière son acte. On punit l’acte que l’individu a commis mais pas vraiment le fautif ; sauf dans certains types de punition « véritablement utile » comme les stages de sensibilisation. Mais malgré les peines infligée au coupable, la punition -si elle est estimée non juste aux yeux de la victime ou de sa famille- peut faire naitre en elle un désir de vengeance face à l’injustice commise ! Nous pouvons donc nous demander si la punition est-elle à la hauteur de la faute ? Prenons l’exemple de la fessée : un homme fut contraint de payer 500 euros de dommage pour avoir infligé à son enfant « une fessée, les fesses à l’air », cela dépasse le ridicule et peut créer des débat sur la punition infligée … Est-elle équitable par rapport à la « faute » commise ? Mais le jugement

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