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Commentaire Qu'est-ce qu'une Nation? Ernest Renan

Par   •  4 Mars 2018  •  1 422 Mots (6 Pages)  •  143 Vues

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vouloir en faire encore »Des efforts ont pu être réalisé dans le passé, mais si nous ne faisons rien pour continuer dans la même perspective, pour éviter que cette continuité ne s’éteigne, alors cette notion de nation disparaitra. C’est d’ailleurs ce que nous explique implicitement Ernest Ronan dans cet extrait. En effet il rappelle que rien n’est éternel, que le monde est en perpétuelle évolution, que le monde change, que les hommes et les mœurs en conséquence évoluent. Il est conscient de la précarité des nations et est réaliste quant à leur avenir : un jour, elles disparaîtront. ). Les nations étant des phénomènes historiques, elles ne sont pas éternelles : elles dépendent des volontés humaines qui sont elles-mêmes changeantes.

Cependant ce n’est pas à l’ordre du jour ; et il faut tout faire pour retarder ce moment. De plus, ces nations offrent une garantie et une sécurité : celle de ne pas laisser tomber le pouvoir aux mains d’un seul homme, et évite ainsi le glissement vers ce que l’on pourrait qualifier de supertyrannie.

Critique le fait qu’aujourd’hui on ne parle de nation qu’en fonction des douanes, pures limites et non pas liés aux sentiments et au peuple Nous pouvons donc dire que si la nation dans le passé et le présent, avait et a un rôle déterminant, elle est malheureusement vouée à être restreinte dans le futur.

L’existence d’une nation articule donc deux éléments temporels : un élément passé, attaché à la gloire d’un peuple et à ses sacrifices, mais aussi un élément présent, passantspar une affirmation continue de la perpétuation de cette nation.

II. Nation s’appuyant sur son peuple

A) Adhésion du peuple nécessaire

Une nation ne serait rien sans les individus qui la composent. Ils ont un rôle extrêmement important à jouer.

Selon Renan tout repose sur la volonté du peuple : « une nation est donc une grande solidarité », « désir clairement exprimé de continuer la vie commune ».

Nous pouvons le comprendre à travers : « Gloires communes dans le passé, volonté commune dans le présent ». La répétition du mot commune souligne l’importance de l’unité et de la solidarité. La volonté doit relever du sentiment général et tout le monde doit y prendre part. Volonté qui ne doit jamais faiblir, dans le passé comme dans le présent. Même si dans une même phrase sont opposées les deux phases temporelles distinctes (précedemment mentionnées) à travers une virgule, ces deux phases sont tout de même liées à travers l’emploi du même mot. Mot commun qui montre que quelle que soit l’époque, le passé comme le présent ou le futur, les choses doit être faites et pensées en commun. L’importance du mot ensemble, de la notion de peuple et de communauté.

Comme le disait déjà à l’époque Aristote, il est de la nature de l’homme de vivre en société Encore faut-il que ce dernier veuille faire tous les efforts pour que cela soit possible et se déroule au mieux.

« Si quelqu’un en cette affaire a le droit d’être consulté c’est l’habitant » Cela prouve que selon Ernest Renan, la nation est fondée sur le consentement. Cette idée nous est confirmée lorsqu’il affirme qu’une nation n’a pas plus qu’un roi le droit de dire à une province : « Tu m’appartiens, je te prends ». Tout doit partir du peuple, rien ne peut être fait ou décidé à l’encontre de sa volonté.

Selon Ernest Renan, la nation ne peut se concevoir sans un vouloir vivre ensemble

B) L’intérêt général, supérieur à l’individu

Bien que rien ne puisse se décider sans le consentement de l’individu, Ernest Renan définit la nation comme une volonté provenant d’un être moral et raisonnable. La nation tire sa légitimité des concessions que peuvent faire les hommes au profit de la communauté. Selon lui, la nation est une notion immatérielle, une conscience morale.

Il déclare qu’individuellement chaque nation est imparfaite et a des défauts, mais une fois assemblées, elles forment un tout qui fonctionne bien. Derrière les caprices des nations, Ernest Renan décèle une harmonie inattendue, c’est-à-dire un équilibre, un concert des nations qui par leurs diversités et leurs particularités servent « l’œuvre commune de la civilisation et de l’idéal d’humanité. »

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