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Instabilité du système international

Par   •  6 Décembre 2018  •  1 318 Mots (6 Pages)  •  88 Vues

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Contagion aux autres marchés.

Rôle joué par une innovation majeure qui provoque l’enthousiasme mais peut comporter de nouveaux risques.

B) Diffusion et conséquences des crises

1) La propagation de la crise

a) Aux autres marchés et à l’économie réelle

L’ensemble des crises ne restent pas cantonner à un domaine de l’économie. Elle se diffuse dans les différentes strates de l’économie. Il y a une interdépendance entre les marchés monétaires, financiers, immobiliers. Il y a une propagation à l’économie réelle « crédit crunch » ou contraction du crédit.

De plus il y a une diminution du pouvoir d’achat des acteurs appauvris par le biais d’une érosion de leur patrimoine (effet richesse), par les faillites, par la dévaluation de leur monnaie.

b) Aux autres zones géographiques

Il y a une interdépendance forte des places financières qui entraîne une contagion rapide de la crise aux autres pays.

Il y a une mobilité et une volatilité des capitaux avec deux phénomènes, la fuite vers la qualité et la fuite vers la sécurité. La transmission se fait aussi par l’économie réelle avec les fonds commerciaux.

2) Les effets d’une crise financière

Déstabilisation d’économies déjà fragiles : mouvements brusques de capitaux.

Perte de confiance momentanée ou plus durable.

-Dans un marché (ex du marché des actions, du marché immobilier avec les subprimes).

-Dans une zone géographique : réputation des marchés émergents de rentabilité élevée mais risque élevé.

Crise qui touche l’activité économique réelle dans son ensemble.

3) Le rôle déterminant joué par les acteurs

a) Les investisseurs privés

-Comportements spéculatifs vecteurs d’instabilité, prises de risque, poids des « zinzins » sur les marchés.

b) Les banques

-Rôle dans le déclenchement des crises bancaires. Elles ont accumulé trop de risques.

-Rôle dans la propagation de la crise financière.

c) Les banques centrales

-Intervention rapide pour maintenir des taux d’intérêt bas (empêcher la contraction trop brutale du crédit), facilitation du financement des B cciales

-rôle de prêteur en dernier ressort. L’enjeu c’est d’éviter le prêt sysémique.

d) Les Etats

-Participation à la montée de l’endettement (exemple de le crise grecque).

-Réglementation prudentielle pas assez stricte, libéralisation financière trop rapide.

-Les états peuvent un jour un rôle de prêteur en dernier ressort.

e) Le FMI

Il voit son rôle évoluer depuis 1944 et les accords de Bretton Woods. Conseils et recommandations en matière de politique économique. Ils ont atténué leurs recommandations. Le FMI octroie des aides conditionnelles en cas de cessation paiement d’un pays. Il y aurait un problème d’aléa moral : pas d’incitation à adopter une attitude vertueuse.

III) La nécessité de faire évoluer le système et son fonctionnement.

A) Vers plus de sécurité et de stabilité.

1) Sécuriser le système financier

a) Le renforcement des dispositifs prudentiels

-Politiques microprudentielles : travaux du comité de Bâle, normes internationales pour la surveillance de la liquidité bancaire.

A l’inverse les politiques macroprudentielles, ont pour objectif de limiter les épisodes de crises affectant l’ensemble des finances publiques.

Il a été créé un comité chargé de surveiller la logique et la finance.

b) Recloisonner les activités financières.

-Modèle de la banque universelle : difficultés liées aux activités sur les marchés financiers (banque d’investissement) se propagent à la structure dans son ensemble.

-Principe de séparation des activités (banque d’investissement / banque de réseau), permettrait de limiter l’ampleur de la crise, voire d’empêcher sa survenue.

2) Stabiliser le système financier

Objectif de limiter la volatilité des capitaux

-L’idée de la taxe Tobin (1978) : taxer les mouvements capitaux à vocation spéculative ;

=> Renforcement autonomie de la politique économique.

=> Ne doit pas freiner les mouvements de long terme

=> Actuellement : Taxe sur Transac.

Plus généralement, idée d’un rétablissement du contrôle des capitaux, efficace pour certains pays émergents vulnérables.

B) Vers plus de transparence et de responsabilité

1) Des politiques trop souvent opaques

Marché de gré à gré : par définition non règlementés et opaques.

Hedge funds résident pour les 2/3 dans les paradis fiscaux.

Pratique emblématique de la titrisation : transmettre le risque à d’autres acteurs qui vont se trouver dans l’impossibilité de l’évaluer correctement.

Conflit d’intérêt concernant les agences de notation, peu indépendantes.

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