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En quoi l’entreprise Assurances Sécuriplus correspond aux principes de la division du travail et de l’organisation scientifique du travail ?

Par   •  26 Mars 2018  •  3 217 Mots (13 Pages)  •  407 Vues

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La division médicale comptait 66 employés répartis comme suit : sept-cadres supérieurs, 20 vendeurs, 25 commis de bureau et 14 préposés à l’administration. […] Chacune de ses divisions fonctionnait dans un environnement administratif et dans un contexte marketing bien différent de sorte qu’elles étaient gérées comme des entités virtuellement indépendantes. Chaque division avait sa propre direction, son équipe de vente, ses services administratifs et son personnel de bureau. […] La division médicale fonctionnait à toutes fins utiles comme une entreprise commerciale autonome. Elle avait sa propre équipe des ventes, ses systèmes informatiques, ses banques de données informatisées sur les bénéficiaires, ses services comptables et son équipe d’analyse […](Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 2)

Ces extraits nous permettent de visualiser une entreprise clairement divisée en trois groupes fonctionnant de manière similaire et parallèle, chacun gérant ses propres dossiers et offrant le même encadrement et la même façon de procéder à chaque classe d’employés. Cette façon de faire respecte, à notre avis, la vision de la division horizontale de Taylor.

En conclusion, nous pouvons dire sans aucun doute que l’entreprise des Assurances Sécuriplus et sa division ici étudiée correspondent parfaitement et en tous points aux principes de la division du travail et de l’organisation scientifique du travail tels que développés par Taylor.

Question 2 : En quoi l’entreprise Assurances Sécuriplus correspond ou ne correspond pas aux principes administratifs tels que définis par Henri Fayol ? Illustrez votre réponse à l’aide d’extraits tirés du cas* et démontrez clairement la correspondance de ces extraits avec les principes administratifs d’Henri Fayol.

Les principes administratifs de Fayol sont au nombre de 14 et sont basés sur un modèle paternaliste propre à son époque. « […] il ne s’agit en rien de principes rigides ou absolus », mais « ils font par contre appel à un art de la mesure qui s’appuie à la fois sur l’intelligence, l’expérience et la capacité de décision »

L’extrait suivant illustre bien le premier principe qui consiste en la division du travail (division verticale): « La société comprenait trois divisions. Tout d’abord, la division vie vendait des polices d’assurance-vie conventionnelles […]. La division industrielle, pour sa part, vendait des polices d’assurance-accident, d’assurance-invalidité à long terme et des compléments d’assurance-maladie […]. Finalement, la division médicale vendait des plans d’assurances-médicaments et soins dentaires . » Cette façon de faire permet une plus grande spécialisation des travailleurs qui acquièrent ainsi une connaissance pointue de leur produit, devenant chaque jour plus expérimentés et donc plus productifs et rentables pour l’entreprise.

La division du travail se fait également entre les travailleurs (division horizontale), chacun étant responsable d’une partie de la réalisation du produit final, à savoir le traitement d’une demande de remboursements de frais de santé. L’extrait suivant nous le démontre : « La division médicale comptait 66 employés répartis comme suit : sept-cadres supérieurs, 20 vendeurs, 25 commis de bureau et 14 préposés à l’administration. » (Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 2)

Le deuxième principe, à savoir l’autorité et responsabilité, est définit par Fayol comme étant la possibilité, voir le pouvoir, de donner des ordres et, par le fait même, de se faire obéir. L’extrait suivant démontre le pouvoir octroyé à Monsieur Blanchette de par sa position dans la hiérarchie et le sentiment d’autorité qui en découle, amenant ainsi l’attente de faire respecter ses ordres par les membres subalternes de son équipe : « Alors j’ai envoyé un autre mémo aux commis pour leur dire qu’il fallait augmenter la vitesse de traitement et éliminer les erreurs et que c’était tout ce qu’on leur demandait ». (Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p.11)

Cette façon de faire est loin d’encourager l’union de personnel, autre concept de Fayol, dans l’entreprise analysée. Chaque employé est confiné à sa tâche et ne semble pouvoir bénéficier d’esprit d’équipe ou d’entraide. Il n’y a non plus aucune volonté apparente de la direction de la promouvoir, car il est clairement expliqué que monsieur Blanchette préfère écrire des mémos que de communiquer directement avec ses employés, évitant ainsi une façon saine et rapide de communiquer. L’extrait suivant en témoigne : « J’ai perdu le compte du nombre de mémos que j’ai envoyés à tous les commis aux réclamations pour leur rappeler que leur travail laisse à désirer ». (Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 11)

De plus, en tant que superviseur, Monsieur Blanchette a également la responsabilité de ses actes et décisions et doit répondre lui aussi à un supérieur de ceux-ci tel que nous le démontre l’extrait suivant : « […] la direction ne serait pas exactement satisfaite de moi si une telle chose devait s’ébruiter et mon service aurait encore plus mauvaise réputation en haut lieu. »(Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 11)

Ces extraits nous font également remarquer le principe de hiérarchie qui, selon Fayol, assure le bon fonctionnement de l’entreprise par la transmission de l’information. Le prochain vient encore plus appuyer l’idée de hiérarchie existant au sein des Assurances Sécuriplus et le sentiment d’importance que retire Monsieur Blanchette de par sa position dans celle-ci : « Je fais mon travail de gestionnaire, il est à peu près temps qu’ils fassent leur travail de commis. » (Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 10)

Un autre principe abordé par Fayol, à savoir la discipline, correspond à l’obéissance aux règles et conventions explicites ou implicites établies. L’extrait suivant démontre clairement les attentes de monsieur Blanchette envers ses employés et leur niveau d’obéissance. De plus, il semble que tous les moyens soient bons pour arriver à ses fins et se faire obéir dans l’idée de la rentabilité de l’entreprise : « J’entends bien changer les choses et améliorer la performance autour d’ici et tant pis s’il faut congédier des commis du service pour y arriver ! » (Tiré du cas Les Assurances Sécuriplus, p. 11) Alors qu’il serait facile d’appliquer le concept de la rémunération qui, selon Fayol, doit être établie en fonction des efforts du travailleur et doit être équitable et satisfaisante pour tous, afin de motiver les troupes, Monsieur Blanchette

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