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Lecture analytique Annie Ernaux

Par   •  1 Octobre 2018  •  1 103 Mots (5 Pages)  •  32 Vues

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II. Occulter leur manque de savoir

A. Agir de la même façon que tout le monde

→ Dans son enfance, ayant une famille très modeste, Annie Ernaux devait tout partager avec sa famille. Elle n’était pas individualiste, et en évoluant de classe sociale, elle en a gardé des restes : « Je dis souvent "nous" maintenant, parce que j’ai longtemps pensé de cette façon et je ne sais pas quand j’ai cessé de le faire. » (l.44 à 45).

→ « Dans les films comiques de cette époque, on voyait beaucoup de héros naïfs et paysans se comporter de travers à la ville ou dans les milieux mondains. On riait aux larmes des bêtises qu’ils disaient, impairs qu’ils osaient commettre, et qui figuraient ceux qu’on craignait de commettre soi-même. » (l.24 à 27) & « Bécassine en apprentissage, ayant à broder un oiseau sur un bavoir, et sur les autres idem, broda idem au point de bourdon. Je n’étais pas sûre que je n’aurais pas brodé idem. » (l.27 à 29). On voit qu’ils essayent de faire comme tout le monde, de rire de soi même en quelque sorte, mais que tout de même, ils ferraient les mêmes choses.

→ « Honte d’ignorer ce qu’on aurait forcement su si nous n’avions pas été ce que nous étions, c'est-à-dire inférieurs. » (l.34 à 35)

→ « Un jour, il est monté par erreur en première avec un billet de seconde. Le contrôleur lui a fait payer le supplément. » (l.19 à 20). Son père voulait sûrement faire comme les classes aisées et aller en première classe; le contrôleur lui a quand même fait payer comme il l’aurait fait pour une autre personne.

B. Agir de façon polie mais inférieure

→ « Devant les personnes qu’il jugeait importantes, il avait une raideur timide, ne posant jamais aucune question. » (l.30 à 31). Il y a une supériorité très visible face à lui car il ne dit plus rien, il n’ose pas demander des choses, faire part de ses pensées ou faire des suggestions.

→ « se comportant avec intelligence. Celle-ci consistait à percevoir notre infériorité et à la refuser en la cachant du mieux possible. » (l.31 à 32). Il sait qu’il est inférieur mais il veut paraître comme étant quelqu’un d’autre que ce qu’il est réellement. Il veut être quelqu’un d’intelligent.

→ « Combien avez-vous payé ça ? » (l.43) : phrase interdite

→ « déjouer constamment le regard critique des autres, par la politesse, l’absence d’opinion, une attention minutieuse aux humeurs qui risquent de vous atteindre. » (l.38 à 39). Il veut se faire passer pour quelqu’un d’autre pour ne pas recevoir d’injures ou de paroles négatives à son encontre.

Pour conclure, Annie Ernaux porte un regard négatif sur ses souvenirs. Nous voyons à travers son récit qu’elle éprouve de la honte et qu’elle se sent inférieure par rapport à la société d’antan car elle essaye de cacher sa bassesse face aux autres.

Nous pouvons donc nous demander, comment va-t-elle arriver à sortir de ce sentiment de honte et d’infériorité au fil du temps.

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