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Analyse littéraire de Dom Juan

Par   •  10 Décembre 2018  •  Dissertation  •  1 004 Mots (5 Pages)  •  59 Vues

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Lors du 17e siècle, la religion était très imposante et deux groupes émergea lors de cette époque, les dévots, des hommes se disant être des croyants exemplaires et les libertins, des libres-penseurs. Une très forte rivalité s’est installée entre ces deux groupes aux idées très distinctes. Ici, nous parlerons donc d’un libertin qui a décidé d’envoyer un message avec son art à ses ennemis les dévots. On abordera donc, dans Dom Juan, l’œuvre la plus controversée du grand Molière, qu’il existe dans cette pièce une opposition très marquée entre Dom Juan et son valet Sganarelle. Dom Juan représente dans tous les sens du terme un pur libertin. Contrairement à son maître, Sganarelle lui est présenté comme un honnête homme, un chrétien qui ne déroge pas des normes (comme un homme qui plait au dévot).

Pour débuter, comme énoncé plus haut, Dom Juan est l’illustration même d’un libertin dans tout ce qu’il entreprend. On peut s’en rendre compte du fait que Dom Juan est un esprit qui croit en ce qui est logique seulement, comme un vrai libertin il ne se fie qu’à sa raison. Lors d’une altercation entre celui-ci et son valet sur ce en quoi croit Dom Juan s’il ne croit pas au ciel, Dom Juan affirme à Sganarelle : « Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit. »1 La répétition stylistique utilisée par celui qui affirme deux fois plutôt qu’une que la seule chose en lequel il croit est l’arithmétique, autrement dit la logique, au lieu d’énumérer différents faits en lesquels il croit, il choisit de répéter ce qu’il avait déjà annoncé. Il ne laisse place à aucune autre interprétation il ne croit pas au ciel ou à autre croyance, il croit en la raison par-dessus tout et il met l’accent sur ce fait en utilisant cette répétition. Ainsi, Dom Juan étant un être de raison il croit qu’il est illogique d’être retenu d’une quelconque façon même pas par amour, il faut être libre par-dessus tout. Encore une fois, lors d’une autre argumentation entre le maître et son valet sur ce que représente l’amour et les liens du mariage Dom Juan déclare à son serviteur : « J’aime la liberté en amour, tu le sais et je ne savais pas me résoudre à enfermer mon cœur entre quatre murailles. »2 L’utilisation de la métaphore représentant son cœur comme dans une prison, une image qu’il dit redouter montre de lui qu’il croit qu’il faut toujours être libre peu importe de ce qu’il s’agit, il pousse donc les thèmes de la libre pensé, du libre arbitre et de la liberté des libertins à un autre niveau, celui de l’amour. Pour un libertin tel que lui, même si ce n’est qu’une image, il est inacceptable qu’il se résoudre à aller en prison, il se doit de rester libre. Tel un libertin il prime la raison et la liberté. 

Ensuite, Sganarelle lui est plutôt représenté comme l’honnête homme. Tout d’abord, contrairement Dom Juan, Sganarelle

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