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The slave Trade

Par   •  3 Juillet 2018  •  1 562 Mots (7 Pages)  •  579 Vues

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Ces marchandises sont alors apportées sur la côte Ouest de l'Afrique, au Sénégal ou dans le golfe de Guinée. Pour éviter aux navires de faire des haltes trop longues pour faire un plein chargement de prisonniers, des commerçants ont organisé sur certaines côtes des « esclaveries », ce sont une sorte de magasins de gros en forme de prison-forteresse. La plus connue est celle de l'île de Gorée, près de Dakar.

africa → america

- comment ils ont été embarqués, leurs conditions de voyage

La traversée dure de 40 à 60 jours. Les conditions de vie des esclaves pendant ce transfert sont horribles. Les esclaves sont installés "en cuillère" dans l'entrepont, c'est-à-dire qu'on les entasse les uns contre les autres pour gagner de la place. Ils sont nus pour éviter les maladies, que l'on craint. Les maladies les plus graves sont le scorbut et la dysenterie. Le chirurgien à bord ne pouvait pas soulager la souffrance des captifs car les connaissances médicales de l'époque étaient insuffisantes. Les esclaves morts étaient jetés à la mer. Ils sont entassés, enchaînés par le cou, les pieds et les poignets, dans des cales sombres, humides qui sont cadenassées. Ils restent ainsi une quinzaine d'heures par jour. Pour dégourdir leurs membres, on libère tour à tour un certain nombre de prisonniers que l'on amène sur le pont.

Là ils dansent (y compris en les dynamisant à coups de fouet. On en profite pour les nettoyer. On veille bien à ce qu'aucun, désespéré, ne s'évade en sautant dans l'océan. Les prisonniers reçoivent deux maigres repas par jour souvent du riz cependant Nombre de prisonniers refusent de s'alimenter.

Dans un voyage "normal", beaucoup meurent néanmoins, par insuffisance de nourriture, de place ou par manque de soins. En cours de traversée, on perd souvent environ un cinquième des esclaves embarqués: pour le XVIIIe siècle on estime 900 000 morts pour les prisonniers et 80 000 morts pour l'équipage. Pourtant, malgré ces pertes, la vente des survivants était très rémunératrice.

Arrivé en Amérique, on vendait les prisonniers à des planteurs d'origine européenne, propriétaires de domaines où les esclaves servaient de main d'œuvre bon marché. Comme, après une traversée aussi éprouvante, il faut permettre aux esclaves de reprendre un peu de vigueur, on les enferme dans un enclos où ils seront mieux nourris.

Le seul commerce des prisonniers peut rapporter plus du triple du coût de la marchandise apportée en Afrique. Comme généralement le voyage de retour ne se faisait pas à vide, les bénéfices étaient encore plus importants. Souvent, des membres des sociétés qui ont organisé le commerce triangulaire résident là-bas pour s'en occuper, puis les revendre progressivement à des planteurs.

Des estimations ont été faites pour mesurer l'ampleur de la traite transatlantique. Du XVe au XIX siècle, entre 9,5 et 10 millions d'Africains noirs ont été transportés de force vers l'Amérique ou les archipels de l'Atlantique.

Bien sûr il faut tenir compte des navires qui ne reviennent pas. Certains navires sont capturés par des pirates (ou des corsaires) surtout dans ces siècles où la France, le Royaume-Uni et l'Espagne sont constamment en guerre les uns contre les autres.

Certains navires sont aussi perdus après une révoltes victorieuses des prisonniers qui après avoir massacré l'équipage sont incapables de diriger le navire, qui devient alors un mouroir flottant.

Cependant, les armateurs des ports de la façade ouest de l'Europe (Pays-Bas, Angleterre, France, Espagne, Portugal) ont bâti de grandes fortunes avec le commerce triangulaire. Les bénéfices ainsi accumulés ont pu servir à acheter des terres ou des seigneuries mais ont aussi été investis dans l'industrie européenne naissante.

On peut être surpris que ce trafic ait été si longtemps considéré comme normal. Une ordonnance de Louis XIV, le Code noir, le réglementait. Même les autorités religieuses le trouvaient normal puisque cela permettait d'enseigner à des païens la « vraie religion ». Le crime aurait été pour des catholiques de revendre des esclaves aux Anglais ou aux Portugais qui les auraient convertis au protestantisme.

Au XIXe siècle, le commerce d'esclaves à travers l'Atlantique fut peu à peu interdit mais il resta un trafic clandestin. C'était encore plus tragique pour les esclaves, car si un navire de contrôle apparaissait au loin, on les jetait à la mer. Seul l'aménagement spécial du bateau négrier prouvait son utilisation pour le trafic interdit et entrainait des sanctions.

C'est seulement par la suite qu'on se préoccupa du sort des esclaves africains du continent américain et ce fut progressivement la fin de l'esclavage.

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