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Analyse du livre «Les racines de l’Europe : les sociétés du Haut Moyen Âge (568-888)» de Michel Rouche

Par   •  24 Juin 2018  •  2 309 Mots (10 Pages)  •  193 Vues

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2.2 Thèse de l’auteur et structure du texte

Dans cet ouvrage, Michel Rouche ne nous explique pas une thèse précisément il s’agit plutôt d’un objectif. Il nous explique clairement son objectif précis qu’est de comparer les sociétés européennes de l’époque afin d’en étudier les effets de l’évolution qui en sont similaires. Plus précisément, sa question de recherche est «Comment une chrétienté sacrale est-ce parvenue à faire naître les racines de l’Europe?».[7]

C’est grâce à une structure pointu de son ouvrage que Michel Rouche réussie une comparaison de ces sociétés. Il commence tout d’abord en nous expliquant la conception de ce qu’est une société chez les Romains et les Germains, mais aussi la vision chrétienne de la société et comment la religion impacte ce concept. L’auteur poursuit en expliquant qu’il n’y a pas de sociétés sans Hommes et que ces sociétés se sont formées par les déplacements de populations, mais aussi qu’elles ont été secouées par le choc des épidémies. Par la suite, l’auteur entre dans l’analyse des sociétés importantes de l’Europe au Moyen Âge : les Romains, les Lombards, les Wisigoths, les Bretons, les Irlandais, les Germains, les Anglo-saxons, les Gaulois et les Francs. Le professeur Rouche explique par la suite la grande place que prend la violence dans ces sociétés, que se soit la violence religieuse ou territoriale, qui est dénoncé, mais tout de même banalisé. Un autre aspect for important des sociétés du haut Moyen Âge est la pauvreté, il y a d’un côté les pauvres esclaves et les pauvres libres, qui sont d’une manière ou d’un autre exclus de la société. Par la suite, il explique l’importance de la famille par l’explication du mariage germanique, la vision du couple et de la société patriarcale des Romains et la vision chrétienne du mariage. En dernier temps, Michel Rouche porte une attention particulière à la société de l’Empire carolingien chez les Francs surtout sur les aspects des paysans et de la vassalité, l’aristocratie, l’armée, les fonctionnaires, l’expansion de la vie urbaine, la religion et le commerce naissant. Il affirme qu’il a «volontairement axé (son) analyse sur la juxtaposition de sociétés païennes encore tribales à côté ou dans des société chrétiennes avec ou sans État»[8].

2.3 Contenu et portée du texte

Michel Rouche débute son livre en affirmant lui-même dans son introduction que : «Ce livre est incomplet : vouloir dépeindre toutes les sociétés qui parsemaient l’ancien Empire romain d’Occident, en y ajoutant l’Irlande et la Scandinavie (...). Aussi vaut mieux signaler tout de suite les lacunes inévitables. Les évènements de la genèse interne des peuples envahisseurs sont laissés de côtés, ainsi que l’économie, la culture, l’éducation, les arts et la vie quotidienne.»[9]

Ce livre est sans aucun doute intéressant et ce porte sur un aspect important du haut Moyen Âge soit la société, mais il n’est en aucune mesure l’un des livres les plus important de Michel Rouche. Il s’agit donc plutôt d’un livre à portée moyenne pour un auteur comme Michel Rouche qui lui a une grande portée dans les ouvrages historiques. Le livre a tout de même été publié par une grande maison d’édition française se spécialisant en histoire, Fayard, ce qui accentue sa crédibilité.

2.4 Comparaison à d’autres ouvrages

Il est important de comparer un ouvrage à d’autres dans la perspective d’analyser le contenu qui y ait écrit et ainsi pouvoir juger de la crédibilité des faits énoncés. Il est aussi important de pouvoir juger de la façon que l’ouvrage de Michel Rouche se distingue des autres de nature similaire. Il est par contre difficile de trouver des ouvrages aussi pointus sur les sociétés du haut Moyen Âge que celui de Michel Rouche.

Dans un premier temps, il s’agit d’une comparaison avec l’ouvrage «Introduction à l’histoire de l’Occident médiéval» de Catherine Vincent. Il s’agit d’un ouvrage plus général que celui du professeur Rouche, mais demeurant dans la même veine du Moyen Âge occidental. Catherine Vincent est une historienne et professeure d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Paris Ouest, elle se spécialise particulièrement en histoire de la religion et du sociale au Moyen Âge[10]. Tout comme dans l’ouvrage de Michel Rouche ce livre de Catherine Vincent se concentre particulièrement sur l’aspect sociétal qu’est le Moyen Âge et surtout sur l’effet de la religion sur ces sociétés. Comme l’affirme la professeure Vincent dans son livre : «Et c’est au Moyen Âge que s’élabore un civilisation profondément marqué par le christianisme, composante majeure, et demeurée actuelle, de l’identité occidentale»[11]. Sur cet aspect, les regards de Rouche et de Vincent sont très similaires, mettant la religion au centre de l’analyse des sociétés, ce qui en font des ouvrages se ressemblant dans leur nature. Par contre, l’ouvrage de Catherine Vincent est plus généralisé donc moins spécifique sur certains aspects et elle se penche aussi sur les trois sections du Moyen Âge à savoir le haut, central et bas. Il y a donc seulement la première partie qui peut être comparé au livre de Michel Rouche. Leurs analyses de l’importance de la religion dans les sociétés du Moyen Âge et des Carolingiens sont très similaires, malgré l’analyse plus détaillée du professeur Rouche.[12]

Dans un second temps, il s’agit de la comparaison avec un second ouvrage, cette fois-ci c’est «La société du haut Moyen Âge VIe – IXe » de Régine Le Jan. Professeur à l’Université de Paris 1, Régine Le Jan est spécialisé en histoire du haut Moyen Âge avec une perspective plus anthropologique, ces recherches se concentrent sur le haut Moyen Âge occidental, plus particulièrement sur les Francs et des Germains[13]. Cet ouvrage de Le Jan a été publié la même année que celui de Rouche, soit en 2003, ce qui en font deux ouvrages comparables. En plus, les deux ouvrages traitent du même sujet : les sociétés du haut Moyen Âge. Leurs analyses respectives des sociétés du haut Moyen Âge se ressemblent énormément, à savoir que tous deux s’assurent de faire la distinction entre les sociétés étatiques et tribales qui forment l’Europe de cette époque. Régine Le Jan accorde aussi l’importance de la religion, mais elle y fait plutôt référence dans un cadre où celle-ci a permis d’instaurer un grand système de hiérarchisation mis en place particulièrement par les Carolingiens. Sur cet aspect, Rouche et Le Jan varie

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