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Natacha Aveline (1997), « Le remembrement urbain nippon : un modèle pour l’Asie ? Le cas de Séoul et de Taipei », Daruma n°1, Picquier, p. 131-151.

Par   •  18 Avril 2018  •  1 539 Mots (7 Pages)  •  83 Vues

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Le remembrement japonais, est un élément important du paradigme urbain japonais qui se veut être un urbanisme de coopération qui s'oppose aux pratiques occidentales avec une forte influence des pouvoirs publics surnommé urbanisme public par les japonais. Il se caractérise par sa volonté de vouloir remodeler le parcellaire d'une zone pour y créer des infrastructures et des équipements publics (rues, parcs, espaces publics…) mais sans avoir a acquérir le terrain sur lequel le processus va avoir lieu, du coup on laisse aux propriétaires foncier la conservation de leur bien mais ces derniers doivent contribuer aux travaux d'aménagement.

Entre la fin des années 1930 et la début des années 1980 les opérations de remembrement urbain terminées à Séoul connaissent un âge d'or dans les années 1960-1970 durant lesquelles à peu prés la moitié des opérations totales sont exécutées durant ces dix années, ce n'est pas anodin que cela se produise dans ce laps de temps étant donné que en 1966 est mis en place la première loi de remembrement urbain qui permet entre autre aux particuliers de participer à ce processus.

Durant la même période, le remembrement urbain à Taipei ne connait pas la même réussite que celui mis en place à Séoul, du fait de la forte tradition d’expropriation prévalant à Taiwan.

Le remembrement urbain copié sur le schéma japonais connait des critiques et des limites. En effet les propriétaires ne sont pas tous sur un même pied d'égalité en ce qui concerne les profits qui peuvent changer fortement selon la taille des parcelles, ceux qui détiennent les plus grandes parcelles reçoivent de plus fortes plus-values, et au terme du remembrement il y a risque de division et de revente à un prix exorbitant dominé par les plus grands propriétaires. De plus, un reproche récurrent au remembrement urbain nippon est celui de sa lenteur de mise en place ainsi que qu'un manque de contrôle et d'utilisation sur le produit finit.

De nouvelles réponses émergent au cours des années 1980 pour répondre aux faiblesses du remembrement urbain, il s'agit du processus d'aménagement des terrains résidentiels, il est mis en place par les collectivités locales et le pouvoir étatique, le but de ce model est d'obtenir via expropriation un ensemble de parcelles d'une zone périurbaine afin de pouvoir les revendre. Ce système qui rompt avec la pensée nippone permet aux pouvoirs publics une meilleur rapidité d'exécution ainsi qu'un contrôle sur l'occupation des sols après les travaux.

III Proposition de document

[pic 1]LE TANJI DE MAP’O : LE PREMIER TANJI (1962-1964).

Source : Séoul, ville, cités radieuses de Valérie Gelézeau, CNRS éditions

[pic 2]

LE PREMIER TANJI : LE TANJI DE MAP’O (1962-1964) – MAP’O AP’AT’Ŭ

Source : Séoul, ville, cités radieuses de Valérie Gelézeau, CNRS éditions

Comme nous l'avons vu dans la synthèse de l'article, les années 1960-1970 sont les années phares pour la Corée du sud et Séoul en ce qui concerne le remembrement urbain, c'est pourquoi nous proposons ici deux documents traitant sur la dite période, il s'agit du même sujet mais avec deux points de vues différents, avec un schéma et une photo vue de ciel pour mieux appréhender la réalité urbaine autre que par un schéma dessiné à la main.

Alors que jusque dans les années 1960 l'habitat qui domine le plus à Séoul est celui du pavillon individuel, le Tanji (terme qui définit les appartements et les grands ensemble d'habitation) fait son apparition grâce aux techniques de construction nouvelles rendant l'utilisation des matières de construction comme le béton plus accessible et permettant d'atteindre de nouvelles hauteur de bâtiments.

Les appartements Map'o, sont considéré comme les premiers appartements modernes, dans le schéma on peut remarquer la disposition de ces appartements avec les plus petits appartement allant de 20 a 25m² au centre du complexe et les appartement de 35m² formant une ceinture tout autour et délimitant le périmètre du complexe. De part leur petite tailles ces appartements sont vu comme un handicap et souvent destiné pour les classes sociales les plus modestes.

Grâce au schéma on peut voir les différentes infrastructures mise en place, alors que le remembrement urbain nippon vise essentiellement les infrastructures de transports, on remarque pour que le cas de Map'o on peut y trouver un centre commercial, une salle des machines, des aires de jeux ainsi que des pelouses plantées. Dans les années 60 cette tendance n'en est qu'a ce balbutiement ce n'est que dans les années qui suivent, dés 1972 que la politique de logement de masse est officiellement lancé par les pouvoirs publics pour contrer la crise du logement présente dans toutes les grandes villes coréennes, ce que nous avons ici est en réalité, une ébauche, un premier test des futurs Tanji de masse.

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