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Lecture analytique - Le mariage de Figaro, Acte 1, scène 1 - Marivaux.

Par   •  8 Juin 2018  •  1 140 Mots (5 Pages)  •  668 Vues

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amicaux, puisqu’ils étaient

ceux de deux complices. Figaro a fidèlement servi son maître, comme semble

l’indiquer Suzanne lorsqu’elle parle de son «mérite».

Le Comte semble ici trahir le pacte d’amitié qui le liait à Figaro.

Alors que ce dernier l’a servi dans ses amours, le Comte

ne songe qu’à perturber le bon

heur de son valet.

Il fait preuve de déloyauté. En agissant selon son bon vouloir, Almaviva semble

rappeler qu’il est le maître et commande. Figaro a donc l’idée d’empocher la dot sans

que Suzanne ne cède. Les deux hommes vont s’affronter, c’est inéluctable.

II)

Comédie

a)

Les emplois

L’emploi de valet, confident des maîtres, est courant dans la comédie, notamment

dans la comédie du siècle précédent celui de Beaumarchais. Chez Molière surtout avec

Scapin dans Les Fourberies de Scapin, Sganarelle dans Dom Juan, éventuellement Dorine dans LeTartuffeet Toinette dans Le Malade

imaginaire

. Chez Marivaux, on peut songer à Arlequin et Lisette dans Le Jeu de l’amour et du hasard. Cette liste n’est, bien entendu, pas exhaustive.

Néanmoins, Figaro et Suzanne semblent se démarquer, dès la première scène, de

cette tradition théâtrale : Beaumarchais nous présente une touchante scène galante

entre deux fiancés dont le bonheur

est menacé. Si leurs préoccupa

tions s

ont bien

celles de valets traditionnels (cupidité, goût de l’intrigue, voire un brin de paillardise

chez Figaro), ils s’insurgent contre ce maître qui commande.

b)

Le comique

Les passages explicitement comiques,sont lorsque Suzanne reprend les onomatopées

de Figaro pour les détourner de leur

usage, puis

lorsqu’ils parlent tous

deux de Bazile,

ou lorsqu’est évoqué le thème du cocuage, en définiyive

la fin du passage, lorsque les

amoureux s’embrassent.

Les effets comiques sont perçus différemment par le spectateur : le jeu des

onomatopées ainsi que les cornes de Figaro peuvent amener un franc éclat de rire

chez le spectateur ; quant à la fin de la scène, elle suscite plutôt un sourire bienveillant

à l’égard du couple. Cela revient à dire que Beaumarchais joue avec plusieurs types de

comiques et que la tonalité du passage n’est pas d’un seul bloc.

On retrouve dans cette scène un certain comique de farce, dont Beaumarchais assume

l’héritage (parades)

: c’est le cas de l

a « volée de bois vert »

, comique gestuel des coups

de bâton mécaniques, mais aussi de l’évocation des cornes de Figaro. Ensuite, on

trouve un comique de mots, un peu plus fin, dans lequel Beaumarchais excelle : on

pense notamment aux onomatopées qui ne signifient pas la même chose dans les deux

répliques, et à l’ironie de Suzanne lorsqu

’elle parle du « loyal »,

«honnête» et «noble»

Bazile. Il faut noter que c’est le personnage de Suzanne qui manie l’humour le plus

recherché. Enfin, la scène se termine sur un comique de gestes : Figaro court aprè

s sa

bien

-

aimée pour lui dérober un second baiser. Nous sommes ici dans une plaisante

scène

...

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