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La charte du 14 aout 1830 et l’organisation des pouvoirs (première partie)

Par   •  26 Septembre 2017  •  1 600 Mots (7 Pages)  •  575 Vues

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au trône de Louis-Philippe est subordonnée à l’acceptation par celui-ci de la Charte révisée par les Chambres loin d’être concédée, comme celle de 1814, la Charte de 1830 se présente donc comme un pacte entre le roi des Français et les Chambres ; c’est la principale raison pour laquelle le préambule de 1814 est supprimé.

Les ministères de la Résistance

Leurs chefs sont Casimir Périer, François Guizot et Adolphe Thiers. Ils forment le « parti de la Résistance ». Eux-mêmes sont divisés sur la place qu’il faut accorder au roi dans la direction du pays. Thiers est opposé à l’idée d’un roi qui gouverne alors que Guizot s’en accommode. En novembre 1830, le roi confie la direction du gouvernement à Jacques Laffitte ( Président du Conseil du 2 novembre 1830 au 13 mars 1831).

Celui-ci est incapable de faire cesser l’agitation quotidienne à propos de la vie chère et des poursuites contre les partisans de la Restauration. Son désir d’aider les peuples européens en lutte contre leurs souverains l’oppose au roi qui le renvoie en mai 1831. Désormais le parti de la Résistance va diriger la France jusqu’en 1848. Cependant de 1830 à 1840, il y aura quinze ministères. Cette instabilité est due aux rivalités entre les chefs du parti de la Résistance, mais aussi aux intrigues du roi pour tenter d’imposer ses opinions dans le gouvernement de la France. De mars 1831 à mai 1832, Casimir Périer réprime les soulèvements populaires, lutte contre la presse d’opposition en lui intentant de multiples procès, réorganise la garde nationale qui devient bourgeoise. Le roi fait appel au duc de Broglie, à Thiers et à Guizot, autres chefs du parti de la Résistance. Ceux-ci mènent une politique très conservatrice. Ils font face aux nombreux soulèvement ouvriers et complots républicains. Dans ce but ils limitent fortement la liberté de la presse par les lois de 1835.

De 1836 à 1839, grâce à la complaisance du gouvernement Molé, le roi participe à la direction du pays. Mais en 1839, les partisans de Molé sont battus aux élections législatives. Thiers devient président du conseil. Suite à un échec politique étranger, en octobre 1840, il cède le pouvoir à Guizot.

Guizot dispose d’une majorité à la chambre de députés grâce à la corruption électorale : il fait élire de nombreux hauts-fonctionnaires qui lui doivent tout (il y avait près de 180 fonctionnaires-députés sur 450). Guizot refuse constamment un abaissement du cens électoral qui rendrait électeurs et éligibles un plus grand nombre de bourgeois. De cette manière il mécontente une partie de la population qui fournit pourtant les plus nombreux soutiens du régime. C’est pour cela qu’il fait voter une loi qui oblige les communes à ouvrir et entretenir une école primaire de garçons, (sous le contrôle de l’Église catholique) pour tenter de gagner le soutien des milieux catholiques jusque-là peu favorables à la Monarchie de Juillet.

Guizot va gouverner, en accord avec le roi jusqu’en 1848.

La fin de la monarchie de Juillet avec la révolution de février 1848

Un banquet est prévu à Paris le 22 février 1848. Le gouvernement l’interdit. Le 22 une manifestation a lieu dans Paris, elle connaît quelques incidents entre manifestants et soldats. Le 23 la Garde nationale, pourtant composée de bourgeois, manifeste bruyamment son opposition au ministère Guizot. Le roi se décide alors à remplacer Guizot par Molé. Mais dans la soirée des manifestants sont tués par des soldats. Dans la nuit leurs cadavres sont promenés dans les rues de Paris, ce qui provoque des appels à l’insurrection. Le 24 au matin Paris est soulevé contre le gouvernement. L’Hôtel de Ville est occupé et la résidence royale du palais des Tuileries est menacée.

Louis-Philippe décide de ne pas intervenir militairement pour éviter le bain de sang. Il abdique en faveur du comte de Paris son petit-fils, puis prend le chemin de l’exil en Angleterre. Dans l’après-midi du 24 février la république est proclamée par les députés.

La monarchie de Juillet, qui a été celle d’un seul roi, marque en France la fin de la royauté.

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