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Petite étoile

Par   •  9 Avril 2019  •  Discours  •  491 Mots (2 Pages)  •  45 Vues

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​​​​​​Petite étoile

I.

« Arrête de t’angoisser comme ça. Tu ne vas pas encore rater les cours aujourd’hui !

-Je ne veux pas y aller. J’ai mal à la tête. »

Ca fait une semaine que j’invente des excuses comme celle-ci. Je ne veux pas y aller. Ils seront tous là. Ils s’arrêteront de parler entre eux, pour m’insulter, au moment où je passerai devant eux. Ils me bousculeront dans les couloirs. Ils lanceront des papiers sur moi quand je serai interrogée au tableau. Ils me feront tomber dans les escaliers. Non je ne veux pas y aller.

« De toute façon tu n’as pas le choix ; j’ai déjà appelé l’école pour dire que tu venais.

-Eh bien rappelle !

-Ca suffit Margot ! Arrête ton cinéma. Dépêche toi de t’habiller je t’emmène. »

J’en ai mare de lui mentir. Mais je ne peux pas lui dire, elle s’inquiètera trop… Ca va bien finir par se calmer. Ils finiront par m’oublier.

***

Lundi 18 janvier

Cher journal,

Aujourd’hui maman m’à forcé à aller en cours. Je n’ai pas eu le choix.

A midi, en sortant du cours de maths, Mme Thomas m’a retenue pour m’expliquer ce que j’avais loupé la semaine dernière. Ils m’attendaient. Juste là ; à quelque mètres de nous. Ma respiration se coupa un instant en songeant à ce qu’ils allaient me faire. Cependant, à mon grand soulagement, Mme Thomas sortie en même temps que moi de la salle de classe. Ils marchaient derrière nous. Je pouvais lire la colère sur leurs visages, même sans les regarder. Ils ne pouvaient rien faire en présence d’un adulte.

J’avais la gorge sèche. Je me dirigeai alors vers les toilettes. C’est à ce moment que je la vis dans le mirroir ; les poings serrés. Je n’eu même pas le temps de me retourner que sa main agrippa mes cheveux et commença à tirer. Je me retrouvais par terre. Elle me souleva par le T-shirt et resserra ses mains autour de mon cou.

Je me débâtais tant bien que mal, mais elle est plus forte que moi. Mon dos cogna le mur, puis je senti ma jambe craquer et je m’écroulai au sol en pleurs. Les larmes brouillaient légèrement ma vue, mais je la vis tout de même sortir des toilettes. Du mieux que je pus, je me relevai et marchais jusqu'à une cabine pour m’enfermer jusqu'à la sonnerie.

​​​​​​ ​***

Il est 17 heures. Je rentre des cours, et

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