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Cortège Apollinaire

Par   •  26 Août 2017  •  1 046 Mots (5 Pages)  •  374 Vues

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Nous avons donc la description d'un corps qui, de par sa symbolique, semble définir un poète (le sang, le cœur qui concerne l'inspiration, les sentiment; la bouche est le sens du langage de la poésie).

Au vers 36, opposition et oxymore: « les clartés de ses profondeurs » à propos de la mer.

Comme la mer, le sang du poète est à la fois lié à l'obscurité (il coule au plus profond du corps) et à la clarté (sa couleur rouge rappelle le feu).

C'est l'idée contenue dans le mythe du phoenix qui renaît du feu purificateur.

La rose, au vers 39, est le symbole du monde.

Les peuples décrits par le poète, et qui reconstituent son corps, soient en fait en train d'ériger une sorte de divinité.

C'est ce que l'on peut interpréternotamment au vers 45: le poète semble être une statue que les peuples auraient érigée comme le souligne le champ lexical de la construction « bâtit », « élève », « tour ». Il semble donc que le poète soit à l'image de la tour ou de l'île, élévé au dessus des hommes, par les hommes eux-mêmes comme on élève la statue d'un dieu paien.

Le vers 47 évoque des peuples qui semblent issus de légendes et révèlent la richesse de l'imaginaire du poète « les géants couverts d'algues », « mille peuplades blanches ».

Leurs habitats relèvent aussi de l'imaginaire merveilleux puisqu'ils sont tantôt issus de profondeurs « sous-marines » au vers 53 tantôt issus de la Terre « Puis sur Terre » (vers 56).

On remarque, aux vers 43 et 46, que le poète s'est construit grâce à l'intervention des autres hommes. Ce sont les autres qui nous donnent la vie par le regard qu'ils portent sur nous. Nous n'existons que dans la mesure où les autres nous font exister dans leur conscience.

Ainsi aux vers 40, Apollinaire évoque un langage parlé par les peuples qui défilent et que le poète apprend grâce à eux.

Les hommes sont eux aussi des créateurs, des dieux puisqu'ils ont le pouvoir de créer un nouveau langage.

Ce poète que l'on a bâti « comme on éleve une tour » nous renvoie à la tour de Babel. Le poète symbolise bien l'ambition des hommes à s'élever.

L'ensemble de l'extrait étudié se signale par une harmonie sonore et une relative régularité métrique. Le poète raconte sa quête d'identité et montre la richesse du monde qui permet à la poésie et aux poètes d'exister. Apollinaire révèle ici le double visage du poète, qui est à la fois un être à part, mais aussi constitué de tous les hommes et du monde.

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