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LA GRAVURE DANS LES PAYS DU NORD DU XVIe SIECLE AU XVIIe SIECLE

Par   •  23 Novembre 2017  •  2 746 Mots (11 Pages)  •  599 Vues

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plat. Elle comprend la lithographie ou le monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, ce ne sont donc pas des « gravures » au sens strict du terme mais sont tout de même considérées comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et mise au point à partir de 1796 par Aloys Senefelder, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

Ces différentes techniques de gravures peuvent être associées les unes aux autres. En effet, il n’est pas rare de voir des gravures exécutées selon la technique de l’eau-forte et en même temps associées au burin ou à la pointe sèche. D’un pays ou d’un graveur à l’autre, le matériel peut aussi varier, par exemple les acides employés pour l’eau forte sont de compositions différentes en Italie ou en Flandre. La gravure est donc un processus extrêmement complexe dont les possibilités peuvent se multiplier.

3 – L’impression

La gravure peut être transposée, après encrage, sur un support tel que le papier. La diffusion de l’imprimerie depuis le XVe siècle et de l’image gravée est une véritable révolution. L’avantage de cette impression est de réaliser facilement des reproductions en plusieurs exemplaires, tous originaux. On peut ainsi dupliquer des images et illustrer des livres.

Le résultat de l’impression d’une gravure sur bois ou sur métal, ou d’un dessin sur pierre est appelé l’estampe.

Le principe de reproduction rendu possible par la gravure permet la diffusion des idées. Au XVe siècle, de nombreuses gravures populaires relatant des thèmes religieux ou profanes sont éditées, tels les épisodes de la vie des saints, les jeux de cartes ou les calendriers. Dans le même temps, le livre xylographique remplaçait le manuscrit.

L’intérêt artistique est pauvre et c’est le côté lucratif qui prime, le graveur est imprimeur et vendeur.

Une fois la plaque ou la planche gravée, on peut imprimer par étampe, par frottement ou à l’aide d’une presse.

L’étampe est utilisée pour les tissus et les estampes les plus anciens, datant des années 1400. Cette méthode était réalisée en pressant ou en frappant avec un marteau la plaque gravée positionnée au-dessus du papier ou du tissu qui était placé sur une table.

L’impression par frottement était aussi assez fréquente pour les tissus ainsi que pour les estampes modernes. La planche gravé était posé face vers le haut, le papier posé par-dessus. L’arrière du tissu était ensuite frotté avec une palette rigide, une pièce de bois plate ou du cuir.

Les presses, quant à elle, firent leur apparition vers 1480 en Europe pour les imprimés et les livres.

Le choix des papiers est important pour l’impression. On distingue parmi les papiers pour estampe, ceux qui sont destinés à subir un relief et ceux qui ne reçoivent qu’une impression à plat.

Les premiers sont les papiers à taille-douce qui reçoivent, d’une part, le coup de planche et, d’autre part doivent se gaufrer dans les tailles ; ce sont également tous les papiers à estampage. Ces papiers sont souvent utilisés humides et, de ce fait, doivent pouvoir résister au mouillage et au trempage. Les seconds sont tous les papiers pour lithographie et sérigraphie par exemple, dans une certaine mesure, pour la gravure sur bois, l’écrasement des parties imprimées ne créant pas de véritable enfoncement.

II – La gravure du 16e au 17e siècle

La gravure, à l’origine simple technique de reproduction, est devenu à partir du XVe siècle un moyen d’expression artistique à part entière et est considérée comme un des beaux-arts. C’est un art qui joue de l’ombre et de la lumière, le clair-obscur, et rend le volume, les valeurs, la matière. Il est considéré comme un art du trait et de lumière qui est tout sauf un art figée. La gravure oscille entre la reproduction et le genre autonome. Du XVIe siècle au XVIIe siècle on assiste à un engouement pour le portrait mais aussi à la naissance de dynasties de graveurs de reproduction qui multiplient les ateliers dans toute l’Europe.

L’explosion des ventes d’estampes bon marché au milieu du XVe siècle entraîne une diminution de la qualité ; les imprimés populaires étaient souvent très grossiers. La gravure sur métal permet la production d’estampes de meilleure qualité qui s’adressent à des milieux plus cultivés. « Une grande partie des estampes illustrent des thèmes religieux comme la Passion du Christ ou l’iconographie de la Vierge et des saints. » Les sujets profanes sont aussi très appréciés : thèmes courtois, satire, vie quotidienne, divertissements comme les jeux de cartes.

1 - En Allemagne :

Les régions germaniques sont celles où on la gravure s’est le plus développée à cette époque et sont aussi de véritables pépinières d’artistes.

En Allemagne, on peut citer Albrecht Dürer (1471 – 1528) graveur doté d’une extraordinaire habilité lui permettant de rendre avec minutie les plus infimes détails, qui perfectionna les techniques de gravure sur bois et sur cuivre. Il éleva l’art de la gravure au rang d’art majeur et la dissocia du simple procédé de reproduction étroitement lié à l’avènement de l’imprimerie.

Lucas Müller, dit Lucas Cranach l’Ancien, né en 1472 et mort en 1553, est aussi un peintre et grand graveur de la Renaissance allemande. Il a été fortement Influencé par Dürer dans son travail.

2 - En hollande :

La gravure est également très présente aux Pays Bas. On y retrouvera d’autres très grands artistes et graveurs tel que Rembrandt, Lucas Van Leyden, Cort et Goltzius.

Rembrandt Van Rijn (1606 - 1669), est généralement considéré comme l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’art baroque européen, et l’un des plus importants peintres de l’École hollandaise du XVIIe siècle. Rembrandt a également réalisé des gravures avec près de 300 eaux fortes tout au long de sa carrière de 1628 jusqu’à 1665. Il utilise d’abord l’eau-forte puis la pointe sèche. Dans un dernier temps il mélange les deux techniques et joue avec les effets de papier. Ses thèmes de prédilection sont le portrait et les autoportraits ainsi que les scènes bibliques et historiques. Il représente aussi des scènes de la vie quotidienne, et des scènes populaires.

Une des

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