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Le doute est-il une imperfection de la raison ?

Par   •  11 Novembre 2019  •  Dissertation  •  1 503 Mots (7 Pages)  •  26 Vues

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Lorsque l’on doute, nos actions sont suspendues, on dit être dans l’incertitude or l’outil de la raison est un outil où tout n’est que certitude et même lorsque l’urgence de la vie ne nous permet pas la certitude, on passe alors par une morale pratique et provisoire selon Descartes. Cette irrésolution de la pensée est donc critiqué et vu comme une faiblesse surtout sur un plan pratique : agir, oser, entreprendre qui requiert d’être sur de soi, de ce que l’on fait. C’est en cela qu’il passe comme une faiblesse de l’esprit. Pour autant, ce doute, peut aussi être vu comme une force puisqu’il nous permet d’éliminer nos idées reçu, les fausses certitudes en les remettant en doute, il serait alors capable d’éliminer notre naïveté, crédulité ou l’aveuglement face à une situation que l’on pense nécessaire. Ainsi, avec cette absence de certitude on pourrait justement essayer de parvenir à la raison. Et donc d’un côté, nous aurions le fait que le doute remet en cause les principes de la raison mais toutefois il est important de douter puisque si l’on doute cela veut dire que l’on raisonne et donc qu’on essaye de parvenir à la raison : l’incertitude est-elle donc un échec au bon sens et à la raison ?

Quelqu’un qui douterait de tout et de toutes choses ne pourrait donc pas avoir un jugement rationnel. En effet, si l’on doute de tout et de toutes choses, le doute ne cessera jamais car une fois un doute enlevé, il faudra faire face à celui d’après et ainsi de suite sans jamais n’avoir de certitude. Chaque preuve en amène une autre, c’est un cercle sans fin. Car en effet, on peut douter toute sa vie de l’existence d’une divinité comme Dieu mais face à cela, on ne peut pas être incertain pour le travail que l’on veut pratiquer dans le futur, par exemple si celui la est vraiment fait pour moi puis une fois trouvé, serai-je vraiment heureux jusqu’à la fin de ma vie en pratiquant se métier ? Vais-je m’ennuyer ? Vais-je gagner autant que je le souhaite ? Et donc avec toutes ses questions, nous ne pouvons jamais réellement trouver le bon métier car aucun métier ne peut répondre à toutes ses problématiques, seulement il faut trouver le problème qui est vraiment utile soit celui qui est le plus important dans une vie. Donc ici, on pourrait dire que le doute est une faiblesse à la raison, puisque même Descartes pour ne jamais être irrésolu dans ses actions a cherché un usage pratique de la raison en 3 Maximes qui permettent de toujours être résolu et lorsqu’on ne peut pas atteindre la vérité, il dit de suivre les opinions les plus probables pour au moins croire en quelque chose. En soit, le doute peut être utilisé dans la pratique mais dans l’action on ne peut pas douter. Descartes donne l’exemple d’un voyageur perdu dans la forêt, il doit aller tout droit pour au moins arriver à un endroit et ne pas tourner en rond, dans cette situation, si l’on doute du chemin à prendre, on ne peut pas avancer.

Dans les sciences, on ne peut pas être incertain et douter des principes. Si dans le domaine scientifique on doute des principes que l’on a appris on n’arrivera jamais nul part. En effet, lorsqu’on apprend une formule on ne doit pas douter de celle-ci car elle nous permet de trouver d’autres principes, si on doute de la formule, on ne peut donc pas réussir à l’utiliser. Par exemple, si l’on manque de certitude du fait que la formule mathématique du discriminant est égal à « b²- 4ac », on ne pourra pas accéder à l’étape d’après et donc on ne pourra jamais construire le tableau d’une fonction. Et donc, si la personne doute des principes, elle ne peut qu’enlever les vérités dites scientifiques sans en élaborer des nouvelles.

Le doute amène donc seulement à remettre en cause les vérités sans en créer de nouvelles pendant ce temps là. On reconnaît donc le doute sceptique selon le grec Pyrrhon qui dit qu’aucune vérité ne peut être connu et qu’il faut donc suspendre ses jugements. Il disait que rien ne pouvait être tenu pour vrai ou faux, beau ou laid, juste ou injuste, « Car une chose n’est pas plutôt ceci que cela ». Ainsi le scepticisme de Pyrrhon voulait que l’on suspende ses jugements et donc qu’aucune vérité n’est vrai.

Le doute ou l’irrésolution est vu par principe comme une faiblesse de l’esprit, pourtant cela peut parvenir à au contraire devenir une force.

D’un autre côté, il est important de douter puisque si l’on doute cela veut dire que l’on

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