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Lecture analytique "A la musique" Arthur rimbaud

Par   •  16 Août 2017  •  3 088 Mots (13 Pages)  •  1 302 Vues

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est également vu comme une personne errante.

• Puisque tout d’abord, Rimbaud se considère comme étant une personne unique par la

présence du « moi » (v. 25) ou encore du « moi » (v. 28). Il a donc un regard valorisateur

du narrateur sur lui-même. Le monde des gens de son âge s'oppose au regard hostile

qu'il a eu sur la bourgeoisie.

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• De plus, dans ce poème nous pouvons remarquer une progression des statuts sociaux,

puisque tout d’abord il parle « des bourgeois » (v. 3), puis des soldats « orchestre

militaire » (v. 5), ensuite des « voyous » (v. 21) et enfin des « pioupious » (v. 23), qui est

un terme argotique désignant un séducteur. Rimbaud se rapproche donc des voyous ou

encore des pioupious, puisqu’il est très naïf comme ces derniers.

• De plus, Rimbaud ne se préoccupe pas de la cérémonie, il trouve cela ni important, ni

intéressant. Il se focalise donc sur la séduction : « j’ai bientôt déniché la bottine, le bas

» (v. 33).

• Nous pouvons également remarquer un langage familier comme : « couacs » (v. 9) (son

discordant émis par un instrument de musique ou par la voix), « cornacs » (v. 11) et «

pioupious » (v. 23). Ce qui nous montre que Rimbaud est encore un enfant à cette

époque.

• De plus, Rimbaud est considéré comme une personne non matérialiste, comme un

bohémien, à la recherche de sensualité.

• Nous pouvons également émettre l’hypothèse que Rimbaud est habillé de façon «

débraillé » (v. 25), peut-être pour montrer son côté rebelle et faire un contraste avec les

bourgeois qui sont en général habillés de façon gandin.

Conclusion :

« À la musique » est un poème opposant Rimbaud au monde qui l’entoure, à la

bourgeoisie.

De plus, il est vu comme un voyou par sa volonté de critiquer en ridiculisant les bourgeois,

ce qui nous montre le côté satirique de ce texte.

Clément :

Arthur Rimbaud a écrit tous ses poèmes entre 16 et 21 ans, puis a arrêté d'écrire car il avait le sentiment d’échec . Il a changé de vie et s’est lancé dans une vie d'aventurier. Commerçant, chef de chantier et même trafiquant d'armes en Afrique. Pour lui, la poésie est un moyen d’exprimer sa révolte il est même caractérisé de « poète maudit » du fait d'une certaine liberté d'écriture. « À la musique » est un tableau satirique qui vise les bourgeois, Rimbaud se met du côté de la classe populaire, et dénigre cette bourgeoisie. Ainsi nous nous demanderons en quoi Rimbaud se comporte comme un voyou dans cette œuvre. Pour cela nous verrons dans un premier temps la façon dont laquelle Rimbaud critique les bourgeois puis nous traiterons sa vision de la vie pleine d'excès en contradiction avec la vie des bourgeois de son époque.

I) la satire des bourgeois par Rimbaud

L’aspect matérialiste des bourgeois

Le poème de Rimbaud décrit une bourgeoisie vivant en province, sous les chaleurs de l'été et débordante de conformismes et de ridicules.

Pour cela plusieurs éléments participent à la satire. Dans un premier temps

le décor qui est conformiste, étriqué, domestiqué avec "mesquines pelouses" (vers 1), "tout est correct" (vers 2). Afin de montrer que la vie des bourgeois est trop parfaite, trop rangée et semble ennuyeuse. Ces indices permettent à Rimbaud de montrer le caractère conformiste des bourgeois. Il y a aussi une connotation de la bourgeoisie avec le champ lexical de l'objet, la description des bourgeois est tournée sur les objets de luxe, ou tout simplement voyants, qu'ils portent sur eux : les "breloques à chiffres" (vers 8) (c'est à dire les bijoux sur lesquels sont gravées leurs initiales), les "lorgnons"( sorte de lunettes) (vers 9), les "cannes à pomme" (vers 14) (plus élégantes que les cannes à crosse), les "boutons clairs" (vers 18) (plus raffinés que les noirs); l'"Onnaing" vers 19 qui est une pipe recherchée (fabriquée dans la ville d'Onnaing), les "volants" (vers 12), "prisent en argent" (vers 16). En mettant l'accent sur les objets que possèdent les bourgeois et qui ne semble pas être utilisé par les classes populaires. Rimbaud met l'accent sur le côté matérialiste de ces derniers, ils sont très accès sur leur apparence. Un procédé de style : la figure de style surprenante du vers 8 consistant à inverser le sujet et l'objet du verbe pendre : "le notaire pend à ses breloques à chiffres" a pour fonction d'amplifier cette engouement pour l'apparence qui passe par l’objet. C'est comme si cet objet lui servait de façade sociale on appelle cela une hypallage.

L'enjambement des vers 19-20 nous montre un procédé de versification qui est une façon humoristique trouvée par Rimbaud pour parler de l'étalage de l’aisance des bourgeois de Charleville. Le verbe "déborde" qui décrit le trop-plein de tabac est rejeté par le "débordement" du vers 19 sur le vers 20.

La corpulence

Rimbaud se moque aussi de l'aspect physique des bourgeois, il les caractérise comme étant de grosse corpulence grâce à des adjectifs exprimant la grosseur :

"gros" , "grosses", "bouffis" (vers 10) mais aussi

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