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LA CONTROVERSE DE VALLADOLID - SACRIFICE DE L'ENFANT

Par   •  16 Janvier 2018  •  1 257 Mots (6 Pages)  •  214 Vues

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(phrases courtes et exclamatives)

→1396 = Le légat met fin à la scène qui prend une tournure dramatique, presque inhumaine pour lui. 1401 = Culpabilité du Légat accentué par un rythme ternaire.

→Cette scène joue beaucoup sur l’émotion du spectateur, sur le pathétique, le pathos. Carrière cherche presque même à choque le spectateur, accentuant le manque total de moral, de logique de la religion de l’époque et Le sein visible de l’indienne 1405-1406 va ouvrir le débat sur une opposition de deux points de vue (qui sera notre deuxième axe).

AXE 2 : Opposition de deux points de vue.


→Du côté de Sepulveda :

Cette expérience révèle que les Indiens réagissent comme des bêtes, et non des hommes : assimiler plusieurs terme : "se plaignent quand on les frappe" 1341 / "Les chiens et les chevaux aussi" 1343

[1423], « Les animaux aussi défendent leurs petits. Surtout les femelles »

→Jusqu’au bout, Sépulvéda ne prononcera pas le terme humain, mais créature l. 1352

→Cette joute oppose animal et être humain. Le Supérieur et le Légat sont absents (le L lance juste le "sujet" Qu’allez-vous chercher là" l. 1419 lorsque Las Casas use d’ironie l. 1416 à son encontre.)


→Du côté de Las Casas :

→Cette expérience révèle que les Indiens réagissent comme des êtres humains sensibles : « Ils ont le même cœur que nous, vous le voyez bien » (1421) (Las Casas sait parfaitement qu’il a raison et semble sentir un doute prôner au dessus chaque tête qui l’entoure : Le supérieur et le Légat étant absent, reste plus que Sépulvéda)

→ Ses interventions = Las Casas est un peu le double du spectateur : « vous ne voudriez tout de même pas essayer ? » (interrogation oratoire), « Eminence ! non, ne faites pas ça » (1339)

→Las Casas prend confiance. Ses propos sont justes, ses phrases sont courtes mais précises, simplement ponctuées. Ses arguments sont présents, il joue même avec l’ironie à l’encontre de Sépulvéda, usant d’une faille qu’il semble pré-sentir l. 1431 : il apparait ici comme l’essence même de l’être humain, il fait preuve de logique et suite à sa tirade commençant l. 1434 et se concluant l. 1444 il met en exergue deux états d’esprit : savoir livresque (Sepulveda : livres, il tire ce qu’il dit des ouvrages qu’il a pu parcourir) # savoir empirique (Las Casas : qui n’affiche que la vérité de ses expériences) ainsi il porte un coup au débat, plus important. Son ton et posé et réfléchi, l’auditoire est plus enclin à écouter. Nous remarquons donc une différence dans le comportement de Las Casas. Il n’est plus submergé par l’émotion mais rigoureux et juste. Le débat laisse entrevoir une nouvelle fin.

Conclusion :

scène spectaculaire, faite pour émouvoir le spectateur (registre pathétique). C’est une scène-clé dans les rapports des force : c’est Las Casas qui prend le dessus ici.

Il est donc bien clair que ce texte met en évidence une opposition argumentative radicale. Les deux protagonistes s’opposent à la fois par leurs opinions, leurs personnalités et la façon de conduire leur argumentation. D’un côté Sépulvéda, qui se veut calme et neutre, soutient de manière moins rigoureuse et organisée l’infériorité des indiens, leur nature animal et grâce à ce nouveau coup de théâtre que le Légat met en place, laissant entrer sur scène une famille indienne, il veut en profiter, en finir confirmant ses arguments devant témoins. Las Casas parait plus abasourdit. Comment des êtres religieux si hauts placés peuvent-ils manquer autant de moral et de logique ? Il prend confiance, il est calme et concentré. Les rôles sont inversés. L’auditoire finit presque par disparaitre, laissant Las Casas, libre de ses propos, de cette vérité. Mais historiquement cette victoire, faire reconnaître l’humanité des Indiens permet de la refuser aux noirs d’Afrique, autorisant par là toutes les « triangulaires ». Montesquieu avec De l’Esclavage des Nègres empruntera à Las Casas cette ambition de combattre cette injustice, cette inhumanité.

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