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Budget économique exploratoire, les perspectives économiques nationales en 2017-2018

Par   •  7 Décembre 2018  •  4 387 Mots (18 Pages)  •  68 Vues

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En Russie et en Brésil, après deux années de récession profonde, la situation économique devrait légèrement s’améliorer. Au fait, le rebond des prix à l’export des matières premières et la diminution de la pression inflationniste devraient favoriser une croissance positive de 0,2% en 2017 et 1,7% en 2018 au Brésil et de 1,4% pour la Russie pour la même période.

Les économies de l’Afrique subsaharienne, faisant l’objet de réformes pour le rétablissement des équilibres macroéconomiques, devraient connaitre une amélioration de la croissance de 2,6% en 2017 à 3,5% en 2018 sous l’effet de l’augmentation des prix des produits de base.

Au niveau des marchés des matières premières, les anticipations d’une demande mondiale plus robuste, conjuguées aux réductions de l’offre de pétrole qui ont été convenues par L'OPEP et ses partenaires, devraient contribuer à une remontée des prix du pétrole. Toutefois, le volume élevé des stocks et le dynamisme de l'offre américaine devraient atténuer la hausse des cours à court terme. Ainsi, le cours du baril passerait d’une moyenne de 43 dollars le baril en 2016 à 53 $/b en 2017 et 56$/b en 2018[2]. Pour les autres matières premières, et après cinq années de baisses successives, l’année 2017 serait marquée par une hausse remarquable des prix de l’ordre de 8,5%, avant d’enregistrer à nouveau une baisse de 1,3% en 2018.

De ces conditions, le commerce mondial devrait se redresser après une longue période de faiblesse, suite à l’affermissement de l’activité mondiale notamment l’industrie manufacturière. Le volume du commerce extérieur devrait ainsi passer de 2,2% en 2016 à 3,8 % en 2017 et de 3,9 en 2018.

Par ailleurs, la remontée des prix des produits de base devrait contribuer à une hausse généralisée des prix tant dans les pays avancés que dans les pays émergents et en développement. Pour les pays avancés, l’inflation devrait atteindre 2% en 2017 et 1,9% en 2018, contre 0,8% en 2016. Dans les pays émergents et en développement, l’inflation devrait se situer à 4,7% en 2017 et à 4,4% en 2018.

Dans ce contexte, la tendance à l’appréciation du dollar par rapport à la plupart des devises, notamment l’euro, pourrait se prolonger et la parité entre les deux devises serait maintenue en 2017 et 2018 aux alentours de 1,06.

Ces perspectives de l’économie internationale, globalement en amélioration, se traduiraient par une demande mondiale adressée au Maroc en hausse de 4% en 2017 et en 2018 au lieu de 2,2% en 2016 et les prix à l’importation des biens et services devraient s’accroitre de 2% au lieu d’une baisse de 4,6% en 2016.

Toutefois, ces perspectives risquent d’être freinées par de nombreux obstacles. L’incertitude qui pèse sur les politiques publiques, l’adoption de nouvelles pratiques restrictives limitant la reprise du commerce mondial, les tentions géopolitiques et les répercutions du terrorisme sont autant de facteurs qui pourraient entraver la croissance mondiale.

- L’évolution de l’économie nationale en 2017

Les prévisions de la croissance économique pour l’année 2017, établies initialement dans le budget économique prévisionnel publié au mois de Janvier de l’année en cours, sont révisées à la hausse sous l’effet des bons résultats de la campagne agricole 2016-2017 et de la conjoncture nationale moyennement favorable dans laquelle évoluent plusieurs activités marchandes. Toutefois, l’économie nationale serait affectée par le retard dans l’adoption et la mise en œuvre de la loi des finances 2017 et son effet sur le climat des affaires et les investissements, durant l’année en cours.

2.1. Composantes de l’offre en 2017

Les bonnes conditions pluviométriques associées à l’amélioration des superficies cultivées, devraient permettre la réalisation d’une production céréalière en hausse de plus de 200% par rapport à la campagne précédente. De même, la production des arboricultures devrait se renforcer et celle des cultures industrielles et maraîchères afficheraient un affermissement par rapport à l’année précédente. Parallèlement, l’activité de l’élevage devrait se consolider en 2017, bénéficiant de l’amélioration des pâturages et de la disponibilité des fourrages.

Tenant compte d’une amélioration modeste de la pêche maritime, la valeur ajoutée du secteur primaire devrait afficher une croissance de 13,9% en 2017, au lieu d’une baisse de 11,3% en 2016, contribuant, ainsi, positivement à la croissance du Produit Intérieur Brut de 1,7 point au lieu d’une contribution négative de 1,4 point une année auparavant.

De leur côté, les activités non agricoles seraient en légère amélioration, passant de 2,2% en 2016 à 2,5% en 2017 sous l’effet particulièrement de la reprise des activités secondaires qui afficheraient une hausse de 2,4%, après 1,2% en 2016. Ce résultat s’explique par la dynamique des activités des industries de transformation et des mines, largement tributaires de l’évolution des exportations. Les activités de l’énergie et du secteur du bâtiment qui dépendent, essentiellement, de la demande intérieure, devraient continuer d’enregistrer des taux de croissance modestes.

Les industries de transformation, qui représente 60% du secteur secondaire, devraient s’accroitre de 2,2% au lieu de 0,8% en 2016. La croissance des industries chimiques et para chimiques, des industries du textile et du cuir et des industries alimentaires devraient se raffermir. Quant aux industries mécaniques, métallurgiques et électriques, elles devraient afficher un ralentissement de leur rythme de croissance.

Le secteur du bâtiment et travaux publics, il devrait connaitre une quasi stagnation, avec un taux de 0,3% en 2017. Cette situation serait due, notamment à la faiblesse des ventes dans le logement social et la tendance baissière au niveau de l’auto-construction. Ajoutant à cela le ralentissement de l’octroi des autorisations de construire et des marchés publics durant le premier semestre de l’année en cours.

Les activités du secteur tertiaire devraient connaitre, de leur côté, une hausse de 2,6% en 2017, tributaire notamment à la légère amélioration des activités des services marchands de 2,8% après 3,1% en 2016. Cette évolution s’explique en particulier, par la reprise des activités du commerce et du transport, stimulées par le bon comportement des activités primaires. S’agissant de l’activité touristique, elle continuerait de progresser à un rythme

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