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Crise économique et commerce international

Par   •  6 Octobre 2017  •  1 719 Mots (7 Pages)  •  132 Vues

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Jean Charles Asselain dans son Histoire économique du XXe siècle montre que la propagation de la crise des années 1930 s'est réalisée en plusieurs étapes : la disparition immédiate des sources de financement des déficits extérieurs des pays débiteurs a entraîné dans l’année qui a suivi la contraction du commerce mondial (-19% entre 1930 et 1929). La chute des débouchés à l'exportation est venue ensuite, elle a pu être aggravée par les pratiques protectionnistes des pays clients. Les pays ont été diversement touchés : Les exportateurs de matières premières ont été particulièrement vulnérables : Charles Kindleberger montre que la baisse dépasse 75% entre 1929 et 1932 pour de nombreux pays d'Amérique latine (Chili, Bolivie, Argentine).

Les candidats ont pu également observer la réaction des Etats : Les gouvernements vont-ils mettre en œuvre des pratiques protectionnistes pour éviter la transmission de la crise d'un autre Etat et avec quel succès ? Au contraire, l'organisation internationale des échanges contribue-t-elle à en atténuer les effets ? Le rapport 2009 de L'OMC a mis l’accent sur les pratiques protectionnistes et s'inquiète de leur recrudescence sous des formes plus discrètes.

Les candidats qui se sont livrés à une description chronologique du commerce international mondial ou se sont égarés dans une description des pratiques protectionnistes des Etats ont été sanctionnés. Le sujet ne pouvait être réduit à l’opposition entre libre échange et protectionnisme.

Annexe :

Qu'est-ce qu'une crise économique ?

En économie, une crise est une notion difficile à cerner et à multiples facettes. Elle prend plusieurs sens selon les analystes ou courants de pensée et elle a des configurations différentes selon les moments et les types d'économie. Jean-Baptiste Say (1767-1832) a été l'un des premiers économistes à utiliser ce terme, d'origine médical, en considérant qu'une crise n'est qu'une situation passagère de perturbation économique et qu'il y a un retour par la suite à une situation d'équilibre (loi des débouchés). La crise serait une sorte de « maladie du corps économique et social » à qui il faut adresser des remèdes pour retrouver un équilibre.

Les remèdes sont différents selon les théories : pour ceux qui croient aux mécanismes de marché, c'est le marché qui va rétablir l'équilibre ; pour ceux qui ne croient pas aux vertus du marché, c'est à l'Etat ou à d'autres institutions d'intervenir pour rétablir cet équilibre (une intervention qui va pour les marxistes jusqu'à une étatisation totale de l'économie, ce qui n'est pas le cas des keynésiens).

Les définitions des crises sont donc plurielles :

- l'idée première est qu'une crise économique est une phase de retournement d'un cycle économique. Que cela soit pour les cycles de longue durée de type Kondratieff ou d'autres comme ceux de Juglar, la crise marque le moment (point d'inflexion) où la phase d'expansion s'arrête pour entrer dans une phase de récession-dépression.

- la ou plutôt les crises sont de nature différente : crises agricoles ou d'Ancien Régime (sous-production), crises industrielles (surproduction), crises mixtes (sur la fin du XIXe siècle mais également aujourd'hui), crises de change, bancaire ou financière, il faut insister sur la nature financière mais aussi bancaire des crises modernes.

- il faut faire la distinction entre crise conjoncturelle et crise structurelle. Mais il faut également les associer, car la différence est loin d'être évidente, il y a un lien entre structures des économies et nature des crises (« Les économies ont les crises de leurs structures », Ernest Labrousse).

- la crise peut apparaître pour certains (libéraux, schumpétériens...) comme rédemptrice, facteur d'un nouvel élan, source d'innovation (destruction créatrice chez Schumpeter) et pour d'autres (avec des intonations différentes entre les keynésiens et les marxistes) comme la marque de déséquilibres conjoncturels (à corriger pour les

keynésiens) ou structurels (pour les marxistes, ce qui suppose un changement total d'orientations économique et politique). La crise n'a pas en fait les mêmes vertus selon les courants économiques.

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