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La conscience de soi est-elle la connaissance de soi ?

Par   •  3 Juillet 2018  •  1 804 Mots (8 Pages)  •  836 Vues

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existe et que la pensée est réelle. Il s’agit alors du point de départ de la connaissance. « Prendre conscience de soi, c’est acquérir une connaissance de son existence et de notre faculté à apprendre pour connaître. » Descartes. Cela signifie que pour Descartes, la conscience de soi va avec la connaissance de soi. Ces prises de consciences est donc le point de départ à toute connaissance.

On aperçoit donc que la conscience de soi est reliée en partie à une connaissance de soi. Plus la conscience de soi fait de retour sur elle-même, plus elle apprend à se connaître au cours des expériences vécues et aux nouveaux savoirs appris. La connaissance est donc améliorée à chaque retour de la conscience. Néanmoins, on pourrait se demander si une connaissance totale de soi est réalisable ? La conscience de soi est semée d’obstacles. Nous ne pouvons pas expliquer tous nos actes, pourtant on en a conscience, c’est ici que s’organise une rupture entre connaissance et conscience de soi. Donc, il faudrait s’interroger sur ces choses qui nous dépassent et les obstacles qui font que conscience de soi ne rime pas obligatoirement avec connaissance de soi.

Le premier obstacle est nous-mêmes, puisque nous n’avons qu’un avis subjectif envers nous. Ce que les autres pensent de nous n’est pas forcément ce que nous pensons de nous. Ceci interfère avec les sentiments et la vison de chaque personne. Une personne, qui n’a pas la même opinion que la nôtre, nous verra différente de celle qui a la même. Et nous avons une propre définition de nous qui peut aller à contrario des autres. Se connaître soi-même est difficile, on peut se faire influencer par le monde extérieur et croire que nous sommes quelqu’un qui en réalité n’est point notre personnalité. Cependant, si on se rend compte de ceci, cela veut dire que l’on a une connaissance de ce qui peut être potentiellement faux sur nous. La subjectivité est un rempart à notre connaissance. C’est pour cela que le recule sur nous est d’une importance fondamentale, c’est seulement avec cela que l’on arrivera à décrypter la personne qui sommeille en nous. De ce fait, on pourrait se dire que cette subjectivité bien maîtrisé, peut se transformer en une objectivité bien fondée ?

Il est évident que ce chemin est une route dure à emprunter et sûrement sans fin. Puisque le deuxième obstacle est la connaissance totale de soi. Effectivement si la conscience arrive à faire des retours sur elle-même peut-elle réellement en faire assez pour qu’elle puisse se connaître exactement. Est-ce qu’une vie suffit à se décrire et se connaître ou est-ce que cette connaissance est infinie et grandie à chaque nouveau moment vécu, ce qui reviendrait à dire qu’il n’y a aucune possibilité à se connaître totalement. De plus la connaissance de soi ne désigne pas une connaissance de soi puisque quelquefois nous sommes conscients de nos actions mais ne savons pas pourquoi on les fait. Par exemple choisir un itinéraire, un objet plutôt qu’un autre est inexplicable. Cela veut dire que certaines sont faites par désir, dont celui-ci est parfois incompréhensible. Alors, nous n’avons pas connaissance de soi mais la conscience est bien présente. Il y a donc une rupture qui s’établit entre ces deux termes.

On remarquera aussi que nous commettons des actes regrettables mais sans savoir pourquoi on les a effectués. On peut alors considérer qu’il y a une part d’inconscience. Effectivement si la conscience n’arrive pas à expliquer notre désir, alors c’est l’inconscience qui prend le dessus. Celle-ci fait de l’ombre à la conscience et n’apporte logiquement aucune connaissance. La conscience est donc réduite, la personne qui nous détermine et beaucoup plus dû à l’inconscient qu’au conscient. Les pulsions, les désirs, les émotions sont dû en grande partie à elle. Sauf que cette inconscience ne peut pas être prise pour connaissance. Cependant la conscience est consciente de cette dernière. Une face de notre personnalité est donc emprisonnée dans cette inconscience qui nous détermine grandement. Ce qui fait donc que notre connaissance de soi est limitée à cause de cela.

La conscience se prend elle-même pour objet de connaissance. Grâce à des retours sur elle, elle arrive à apprendre sur elle-même. L’homme pourrait potentiellement se connaître soi-même. Or, la conscience est quelque chose de subjective, même en prenant du recule, une totale objectivité ne peut être trouvée. Il se pourrait alors que l’on se connaisse faussement. Notre désir est aussi incompris, on en a la conscience mais point la connaissance. L’inconscience agit aussi et nous empêche de pouvoir se connaître soi-même. En définitive, la conscience de soi permet la connaissance de soi néanmoins la connaissance de soi ne serait jamais élevée à son plus haut degré, on ne pourra donc jamais se connaître

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