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Don contre don

Par   •  2 Octobre 2017  •  1 840 Mots (8 Pages)  •  755 Vues

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Derrière le don, préexiste un intérêt.

Bien souvent, on peut résumer l’action sociale sous une vision quadripartie : Obligation, intérêt, aimance et liberté.

Dans nos sociétés, le don agonistique est la politique s’équivalent. Des mesures contre le chômage, la réduction du temps de travail ou l’éclosion d’un tiers-secteur associationniste sont des exemples.

C’est notre système démocratique actuel qui permet cela. Nous arrivons cependant en France, à la limite de notre système politique avec le développement de la violence de moins en moins maitrisable et de plus en plus auto-générée. L’échec de l’intégration est flagrant et doit-nous faire réfléchir sur nos actions sociales.

Si l’on rentre dans le registre de la demande du pardon, alors on entre dans la notion du don.

Le don ne peut-il pas être historisé ? Il faut faire l’hypothèse du dépassement traditionnel entre d’un côté l’individu privé et de l’autre le citoyen. L’engagement de l’individu privé dans la vie publique ne serait-elle pas un gage de démocratie plus avancée ? Il faut bien sur chercher à historiciser le modèle du don archaïque.

L’expérience du don doit devenir planétaire via la notion de la démocratie directe.

Sans arriver à l’individualisme, il faut respecter le droit de la personne humaine et tendre à ce que ces mêmes droits deviennent des devoirs à l’égard des droits des autres. C’est le principe de la démocratie participative.

Le tiers paradigme « Donner-recevoir-rendre » doit poindre entre la société civile, le mouvement associatif et les autres instances de pouvoir de façon globale.

On parle de notion de don planétaire et non plus de don apporté à une petite minorité d’individus.

L’enjeu est bien sûr de constituer un espace associatif international qui porte les valeurs de la démocratie participative.

Les mots sont importants, il faut voir que derrière les impôts c’est la notion de don qu’il faut voir. Il faut retraduire le contrat social. Si nous donnions vraiment au don une dimension politique nous aurions les moyens de faire beaucoup de choses dans la société civile.

Le « Donner-recevoir-rendre » fonctionne correctement dans nos sociétés mais il est peu représenté dans la sphère politique. Le don est à la fois libre et obligé, intéressé et désintéressé.

On peut analyser la valeur du don selon trois directions, la métaphysique, la métapsychologie et la politique.

Dans nos société le « Donner-recevoir-rendre » est en interaction constante avec le « Prendre-refuser-garder ». L’éthique du don est en opposition à la morale de l’intérêt.

Dans nos sociétés actuelles, on résiste fortement au don. Qui peut lever cette résistance et ce conflit d’intérêt ? On peut distinguer quatre pistes possibles :

-Les religions si elles se cautionnent qu’au don désintéressé et non utilitariste.

-Les élus locaux par un désir de dialogue et de don autant que de prestige et d’intérêts avec ces électeurs.

-Faire de la démocratie autrement, participative ou direct. Lutter contre l’exclusion en appliquant des politiques d’aides globales avec les associations.

-Appliquer la notion de pardon face aux populations d’immigrés sur la gestion dramatique de leur situation d’accueil en France en appliquant par exemple le droit de vote aux élections municipales.

- Texte de Jean-Baptiste de Foucault « Le don n’est pas ce que l’on croit »

Le don, cet acte généreux, désintéressé et humanitaire est bien plus complexe qu’il n’y parait.

Donner c’est aussi recevoir, et rendre. Le don est souvent libre et à la fois obligé, désintéressé et intéressé.

Ce tripartisme « Donner, rendre, recevoir » est ambivalent mais fondamental dans le lien social.

Le don prend différentes formes, notamment le don agonistique, le don-partage ou le don inspiré.

Ainsi le « Donner, rendre, recevoir » est à la société moderne ce que l’inconscient est à l’individu.

Le don n’est pas que désintéressé, bien au contraire. Cela doit nous amener à réfléchir sur les contradictions du don et ces conséquences multiples dans notre société.

Ainsi, les anticapitalistes doivent réfléchir à la force du don comme force de proposition globale et non individualiste dans leur combat contre une élite.

La classe politique doit elle aussi s’intéresser au sujet afin de relancer les échanges avec ses électeurs sur le rôle du politique dans la société. Elle doit réfléchir à la nature complexe du don ou du « Donner, rendre, recevoir ».

On devrait aussi redonner la parole aux personnes les plus en difficulté, exclus de notre société, afin de revoir en profondeur nos politiques d’aides sociales via la notion du don.

Enfin, les religions ont aussi leur rôle à jouer si elles se cautionnent qu’au don désintéressé, humaniste et non utilitariste.

De toute façon, le don ne finira jamais de faire débat dans nos sociétés modernes et cela pour quelques siècles encore.

Pistes de débat

Le conflit socio-cognitif

-L’acquisition de nouveau savoir entraine t’elle forcément un conflit socio-cognitif chez l’individu ?

-Qu’est-ce éduquer un individu, ou commence et s’arrête cette notion.

-Existe-il d’autres modes d’apprentissage, autre que coopératif

-Assimile-t ‘on mieux grâce à une aide active ou en résolvant seul des conflits successifs temporaires.

-Comment aider au mieux des personnes exclus de la société et donc isolées.

-La peur au changement anile toutes énergies de transformation.

Don/Contre

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