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Aicha la femme dont j'ai rêvé

Par   •  6 Décembre 2018  •  6 426 Mots (26 Pages)  •  207 Vues

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Elle s’est arrêtée pour une longue durée, elle ne faisait que m’admirer, les yeux souriants, elle me regardait profondément, droit aux yeux. Et moi toujours fascinée de ce brillant de larmes ; elle a surement une merveilleuse histoire. J’ai rêvé de cette femme ! Je sais que derrière ce petit corps, existe certainement une légende, un ancien conte !!

À chaque fois que j’essayais de parler, de lui demander de continuer à me raconter ce qui faisait le mystère en elle, elle souriait. Ce sourire qui parle, le sourire qui dit : ‘’je sais ce que tu vois en moi, tu ne te trompes pas, je suis une légende !!’’

Aicha a pu enfin briser ce mur de silence ! Elle sort de sa glace, de cette mer de mémoires, elle reprend à me dessiner les lignes de la vie, les rayons de sa vie, elle me raconte la vie!

‘’ Je sais ce que tu penses. J’ai lu dans tes pensées ! Tu te demandes si cette vieille rudesse a déjà vu l’oiseau blanc du paradis. Oui, j’ai aimé, j’ai aimé au point d’espérer mourir. J’ai aimé, rêvé puis aimé au point que j’espère toujours mourir. Juste pour me joindre à lui, juste pour le revoir, pour lui rappeler que ça existait. Que l’oiseau blanc du paradis mangeait dans nos mains, que mes larmes ont tatoué mon cœur. Je veux le revoir dans l’autre vie, juste pour tester combien dure l’éternité. Je sais que l’éternité ne finit jamais, que si l’infini avait sa fin, je n’allais jamais l’aimer jusqu’aujourd’hui. Je n’allais pas vivre ces années pour l’espoir de partir, de mourir, d’être auprès de lui une deuxième fois. J’ai toujours eu besoin de son amour, de sa présence. Ses manières sont devenues les miennes, son caractère aussi. Je ne parle que sa langue, il a laissé toutes ses traces en moi ! Je le sens plutôt en moi ! Son absence me crève depuis toujours, mais je n’y peux rien, c’est surtout quand au cœur d’assumer ses choix, mais s’agissait-il vraiment d’un choix ? La chose dont je ne doute pas c’est que je l’aimais avant de le connaitre, avant de penser à l’amour même. Il était mon premier rêve, depuis que j’ai pu voir les couleurs de la nature. Il m’aimait aussi ! Il m’a enfermé en lui pour me sentir, il a rêvé de moi. C’est pour ça que je l’aimais depuis toujours. Je l’aimais quand je souriais, je l’aimais quand je pleurais, je l’aimais à tout instant et je l'aime en cet instant! Je n'ai pu cesser de l’aimer. Et si seulement il était encore en vie, je saurais que je ne mourrai jamais, je saurai que l’éternité n’existe pas, et que l’infini était fini. Juste parce que l’instant s’arrête dans ses bras, le temps pleure de son temps. À chaque fois que je l’aimais, mon cœur battait de son sang. Dans toute cette histoire avec lui, je ne cherchais qu’à l’aimer et l’aimer encore pour la vie ! ‘’ Crois-moi ma fille, quand nous aimons pour de vrai, rien n'est plus fascinant que cet amour ! Ça commence d’un rien et ça devient tout, on s’engage avec nos cœurs, nos âmes et nos larmes ! On cherche à s’exprimer devant l’univers, mais en vérité aucun monde autre que le nôtre avec notre amour ne nous comprend. juste parce qu’il y’a cette personne, qui connait le pourquoi de nos silences et ce qu'ils signifient, qui lit en nous comme dans un livre ouvert, qui nous voit tel que nous sommes, qui nous prend comme nous sommes, qui nous connait de nos points les plus faibles à nos points les plus forts, une personne qui partage toute notre vie, c'est la seule personne à qui on ose dire '' je t'aime pour de vrai ‘’ !

En effet, ce n’est pas son départ involontaire qui m'a crevé le plus, ce qui m’a fatigué durant toutes ces années de distances ce sont ses fusils d'amour qui ont marqué directement et sans la moindre tendresse tous les beaux paysages de mon cœur. Quand la femme seule sent le vide, elle sent le froid... et quand elle sent le froid, elle sent l'incertitude. Or moi j’étais certaine jusqu’à mon dernier souffle que c’était lui et lui seul mon amour musical, qui faisait chanter mes violons et invitait à danser mes battements.

Le problème touchait ma propre conviction, mon propre accord et ma propre satisfaction abstraite et qui sans le moindre désaccord affirmait depuis le début haut et fort la rage de l'amour fou infini.

Je n’ai pu jusqu’aujourd’hui recommencer à nouveau, juste parce que face à la nature, la fraicheur m'inspire, elle me rappelle notre nature à nous. Arbitraire, bohémienne, sans limites et sans décoration ! Deux déserteurs d’amour ! Deux différentes rages et colères d’amour ! Deux très beaux amours ! La nature me rappelle l'amour! Sauf que quand la flamme des corps s’éteint, et que le silence de la distance refroidit la guerre des regards, la colère devient une paix, la flamme de rage rougeâtre de l'amour n'est plus rouge.... C’est à ce moment que la vie sonne ses fins. Il faut s’en aller, même si la paix est plus douloureuse que la guerre, même si le silence est moins calme que la parole, mais le froid du regard est si brûlant ! La déclaration du départ devient une nécessité non une option !

Je l'ai vu mort ! J’ai vu la tristesse harceler sa peau, j'ai assisté à la libération de l'otage de mon âme, j'ai senti sortir son âme et j'ai touché le froid de ses regards inconscients .....!

La femme c’est la force, le pouvoir, l’origine de la vie, la femme c’est Ève, c’est une tentation, une hésitation, une faiblesse mais surtout une révolution !

Je suis la révolution de l'histoire d'Aicha!

Je m’appelle Aicha ! ....

Chapitre II : aux beaux yeux de mon prédateur !

‘’ Toute la littérature tourne autour de l’amour ou la mort... Mon histoire à moi rassemble le chagrin atroce des deux. ‘’

Mon regard a croisé le sien pour la première fois dans une rue, sous la pluie. Un instant de faiblesse où le prédateur fixe sa proie directement sans pitié et sans recul. Le lion a fixé l'agneau. Il m’a regardé! Lui grand de taille, yeux noisette, cheveux doux noirs, des fossettes aux joues et des lèvres en rose de pêche. Je me suis rendue compte sur le champ en croisant cette créature qui a fait battre mon cœur aux rythmes de la symphonie d'hiver, que je suis affreusement et avec le plus douloureux bonheur tombé amoureuse de lui. Je me suis senti faible, lentement faible. Les secondes passaient et plus lentes encore les minutes, je

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