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Analyse de sequence virgin suicid

Par   •  27 Mars 2018  •  1 994 Mots (8 Pages)  •  257 Vues

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Dés le 6 eme plan ces elements tragiques d’abord implicite , deviennent explicite avec la tentative suicide de la jeune benjamine . La lumière devient bleutée, évanescente, qui rompt avec l’éclairage naturel de l extérieur. Nous sommes face à un Gros plan sur des produits de beauté, présentés sur le rebord d’une fenêtre . Fenetre par laquelle se suicidera la jeune fille quelques plans plus tard … La musique sest coupee nette . C’est un changement de decor brutal qui traduit une cission violente interieure / exterieure . Sirènes de police . Goutte d’eau Voix off – homme : « Cecilia was the first to go » Plan en plongé : Da mondes semblent cohabiter . Dans la baignoire, avec un plan en plongée une jeune fille baigne dans son sang, les yeux dans le vide . L’atmosphere morbide de la maison denote totalement avec l’exterieur calme et rêvé du quartier .

La tentative de suicide marque aussi l’intrusion de l’extérieur (les ambulanciers) dans l’intérieur. Mais aussitôt, les personnages Mrs Lisbon , la mere se dresse devant leur maison, tel un cerbère. la narration insiste sur le suicide de Cecilia, mais très vite, on se rend compte que ce suicide est raté : que signifiait alors « Celia was the first to go » ? Cette phrase, a posteriori, sonne donc comme un avertissement. avertissement doublé par la densité de la bande son ( rappl : comme déjà dis dans le premier plan, les aboiements installent une inquiétude) de même plus loin, le bip de l’électrocardiogramme, qui, hors champs, déstabilise le 9e plan. La bande son, les incohérences, inquiètent le calme apparent, les façades du quartier dans lequel le drame se noue./ Les garçons è Le statut de la voix off VIRGIN SUICIDES est un long flash-back, qui n’a comme ancrage dans un moment de la narration que le carton « MICHIGAN, 25 YEARS AGO » (P23). Rien ne se rattache à ce présent, sinon la voix off, qui présente le film comme un souvenir sous forme d’enquête inaboutie. La voix off n’a donc pas d’attache ‘temporelle’, elle n’a pas plus d’attache ‘charnelle’. Le narrateur est un ‘nous’ indivisible, un ‘nous’ sans ‘je’. Elle représente les garçons de la rue, réduit un temps aux quatre garçons montrés dans le plan 24, mais qui seront très vite complétés, voire divisés, sans que le nous n’évolue. Elle est donc une voix hors corps et hors temps, qui prend en charge le regard adolescent (l’incompréhension – feinte –de la narration face aux sœurs Lisbon est étrangère également à la distance du monde adulte), extérieur à la tragédie. è un regard lacunaire sur la tragédie Le rapport décalé des garçons, et des adultes, sur le monde des sœurs Lisbon, est marqué dans la première séquence par les plans 10 et 11, où ils se placent comme spectateur du suicide de Cecilia. Leurs regards fuient hors-champ, vers la droite, alors que les sœurs Lisbon regardent vers le hors champ de la caméra (plan 1, plan 9 ou les plans de présentation 30 à 33). 6 Jerome.PEYREL, 2007 La position des garçons va évoluer avec la séquence 2, séquence durant laquelle les filles les regardent. Mais leur regard restera lacunaire, il ne sera que le regard du trottoir d’en face, regard qui se perd comme dans le plan dans lequel les sœurs Lisbon appellent à l’aide avec des signes de lumière. Des personnages évanescents Les filles sont fantomatiques, malgré tous les efforts qu’elles feront pour gagner un corps, elles n’existent que dans le souvenir des garçons. Plus elles tentent de s’incarner, plus elles accèdent à une aura mythique. Le premier plan du film est éclairant à cet égard. Lux ne s’imprime pas dans le paysage, elle gagne très vie le hors champ, elle devient le souvenir d’une fille qui mange une glace. Et le raccord attendu, sur son mouvement est contredit par le plan suivant, premier d’une suite de plans descriptifs, dans lequel le mouvement est l’inverse de celui de la jeune fille. De la même manière, elle ne marque pas le plan 22, son image vient en surimpression, puis repart, comme dans un rêve, mais sa présence est suffisamment marquante pour la bande son (et le spectateur) puisque son clin d’œil à la caméra se traduit par le tintement d’une clochette. Vaporeuses, insaisissables, c’est ainsi que les personnages sont montrés. Seul le geste suicidaire de Cecilia permet de la contraindre dans un cadre mortifère, celui de la baignoire au plan 9. En même temps, elles impriment profondément l’imaginaire des garçons, et les choix de Sophia Coppola les montrent telles des apparitions divines. Lux peut regarder le spectateur, lui adresser un clin d’œil entendu, qui, comme le regard de Mary aux garçons dans le plan 33 en dit long sur la tragédie qui se noue. Le geste de Cecilia leur confère une aura de star, on parle d’elles, elles deviennent objet de culte, icônes, posters pour adolescents dans le générique. La question du hors champ Mais c’est à l’écart des regards que se joue le film ; comme nous l’avons dit, le premier plan voit disparaître Lux, après avoir apostrophé le spectateur. Chaque sœur Lisbon entretient avec le hors champ un rapport privilégié. Dans le dernier plan évoqué ici, elles disparaissent dans le hors champ de la maison, qui est une façade pour le ‘nous’ qui raconte. Certains sont entrés, et l’intérieur est donc un fantasme, raconté par un narrateur qui le tient d’un autre. Le ‘nous’ narrateur pénétrera dans la maison, ou plutôt dans la cave pour la boum, et c’est à ce moment-là que l’histoire se jouera sur la pelouse, devenue hors champ, avec le suicide réussi de Cecilia. De même, lorsque les quatre autres sœurs se suicident, elles appellent les garçons au secours dans une dernière tentative de gagner le champ, en allumant une faible lumière dans la chambre. Mais pour effectuer le signal, la lumière doit s’éteindre, et les sœurs s’enfoncent dans le hors champ de la pénombre.

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