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La règle du jeu - Renoir

Par   •  14 Septembre 2018  •  2 741 Mots (11 Pages)  •  58 Vues

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les convenances ». —> C ne semble pas respecter les règles une fois de plus.

Autre définition de « l’homme du monde » par le cuisinier : quelqu’un qui a su déceler un erreur dans la manière d’avoir cuisiné les pommes de terre au vin blanc.

Soirée : C et R font chambre à part. R la remercie pour son attitude envers A qui lui a fait échapper au ridicule.

La partie de chasse peut débuter. Les chasseurs se positionnent et abattent un grand nombre d’animaux. À la fin de la partie de chasse, Robert entraîne Geneviève à part pour rompre. Celle-ci lui réclame un baiser d’adieu. Christine, au moyen d’une petite lunette, surprend par hasard ce baiser. Elle se trompe dans la signification à lui donner. Même si elle parait se lier d’amitié avec Geneviève en lui avouant qu’elle sait tout, elle souhaite trouver un moyen pour se venger de son mari.

Lors de la fête, tout s’entremêle.

Marceau : « Les femmes je les aime bien, je les aime trop même mais ça cause des ennuis » (le mari de Lisette lui court après).

Robert : Les musulmans sont les seuls qui aient fait preuve de logique dans leur rapport avec les femmes. Mais il y en a toujours une qu’ils préfèrent. Ils ne se sentent pas obligés de foutre les autres à la porte et de leur faire de la peine. Je ne voudrais faire de peine à personne, surtout pas aux femmes. Même en ayant les moyens je finis par rendre tout le monde malheureux.

Marceau : Quand une femme rigole, elle est désarmée, vous end faites ce que vous voulez.

Dans le château, Schumacher se lance à la poursuite de Marceau en tentant de le tuer à coups de pistolet. Lorsque Christine voit Geneviève se pendre au cou de Robert, elle choisit de le tromper avec Saint-Aubin, un aristocrate. Mais elle n’aura pas le temps d’accomplir cet acte. En effet, André Jurieux les surprend et inflige une sévère correction à Saint-Aubin. Seule avec André, Christine lui avoue son amour mais l’aviateur n’a pas la réaction attendue : il ne veut pas partir tout de suite, il est décidé à respecter les convenances et à avertir La Chesnaye. : « Je vais le prévenir, parce que ça se fait! ». Christine ne comprend pas ces « règles », puisqu’ils s’aiment. Au lieu de lui parler de convenances, elle voulait qu’il l’embrasse et l’emmène.

La poursuite entre Marceau et Schumacher fait justement surgir André et Christine devant le marquis. Les deux hommes se battent violemment. Une balle tirée par Schumacher les fait subitement s’arrêter. Ils finissent par se réconcilier. Durant ce temps, Octave, en compagnie de Christine, constate qu’il n’est qu’un parasite et un raté. Christine dit ne plus savoir si elle aime André. Schumacher et Marceau sont renvoyés du château. Ils se réconcilient eux aussi.

Octave : on est à une époque où tout le monde ment : les prospectus des pharmaciens, les gouvernements, le cinéma, les journaux…Quand j’étais jeune, moi aussi j’ai cru que j’aurai mon mot à dire.

Dans une petite serre à l’écart, Christine déclare à Octave qu’elle l’aime. Ils décident de s’enfuir ensemble. Dissimulés par l’obscurité, Schumacher et Marceau observent la scène et prennent Christine pour Lisette, car Christine porte une pèlerine offerte par le garde-chasse à sa femme.

Octave est rentré au château pour prendre les affaires de Christine. Il croise Lisette qui le persuade d’abandonner son projet de fuite avec la marquise. (« Je pense qu’il faut laisser les jeunes avec les jeunes et les vieux avec les vieux. Vous n’avez pas d’argent. Une femme comme Madame a besoin de beaucoup de choses.») Octave envoie André à sa place en lui prêtant son manteau. Lorsque l’aviateur s’apprête à rejoindre la serre, il est abattu net d’un coup de fusil par Schumacher qui l’a confondu avec Octave. Prévenus par Marceau, La Chesnaye puis Lisette se précipitent. Octave et Marceau décident de quitter le château.

Alertés par le bruit, les invités se retrouvent devant le perron du château.

La nièce de Christine est dévastée. Lisette lui dit « Voyons, une jeune fille comme vous bien élevée qui a de l’éducation, il faut que ça ait du courage ».

Le marquis de La Chesnaye trouve une justification au crime de Schumacher. Il explique, sans que personne ne soit dupe, que Schumacher croyant voir un braconnier a tiré, comme cela était son droit. Officiellement, il s’agit donc d’un accident.

ANALYSE

Une alliance subtile de vaudeville, satire et tragédie

Dès le départ le cadre est planté, Renoir sous-titrant son film « fantaisie dramatique » et en définissant ainsi l’atmosphère. Tout comme son synopsis le film échappe à toute définition, Renoir prenant néanmoins soin de nous préciser au préalable que « ce divertissement dont l’action se passe à la veille de la guerre de 1939 n’a pas la prétention d’être une étude de moeurs. Les personnages qu’il présente sont purement imaginaires. » Comme au théâtre tout le monde revient saluer à la fin. On passe du vaudeville à la satire. Les personnages paraissent en effet de prime abord fantasques, au début le film s’apparente à un vaudeville même s’il commence avec un ton tragique et la tentative de suicide d’André Jurieu. Le vaudeville est d’ailleurs annoncé dès l’exergue avec la citation de Beaumarchais : « Si l’amour porte des ailes, n’est-ce pas pour voltiger ».Dans ce vaudeville les couples s’échangent et les portes claquent. C’est même le burlesque qui succède au vaudeville lorsqu’Octave ne parvient pas à enlever sa peau d’ours et lorsque tout le monde passe devant lui sans prendre le temps de la lui enlever. On repasse ensuite à la tragédie : les personnages sincères, comme Octave ou Jurieu, sont écartés du jeu. Mais c’est la satire qui prédomine : les personnages deviennent alors odieux. Tous les styles de récit se mêlent sans que cela jamais ne paraisse incohérent. Le ton est annoncé dès le début par La Chesnaye : « nous jouerons la comédie, nous nous déguiserons », mais ce déguisement là n’est pas seulement vestimentaire c’est aussi celui derrière lequel se dissimule l’hypocrisie des personnages.

La volonté satirique de Renoir

Renoir annonce donc ambitionner de faire « une description exacte des bourgeois de notre époque ». Renoir n’épargne personne qu’il s’agisse des

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