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Etude de la femme dans les Contes de Perrault

Par   •  27 Octobre 2017  •  2 141 Mots (9 Pages)  •  79 Vues

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L’éxagération des qualités et des défauts n’est pas due au hasard. Si Perrault représente les femmes ainsi, c’est parce que ses contes sont destinés aux femmes, à leur faire véhiculer un enseignement moral.

➔ Cette conception misogyne de la femme que l’on retrouve chez Perrault n’est peut-être pas la pire de son temps. Cette misogynie n’est donc pas à prendre au premier degré ce qui encourage le lecteur à trouver un sens caché à cette vision.

- Le sens caché et la moralité qui découlent des femmes dans les contes

- Les qualités de la femme sont à nuancer

La première qualité que Perrault reconnaît aux femmes est la sagesse. En effet, elles savent faire attention à la beauté intérieure plutôt qu’à l’apparence physique. C’est ainsi que dans Riquet à la houppe la princesse accepte d’épouser le jeune prince alors qu’il est laid. Nous retrouvons également cette qualité dans le conte les Fées où la jeune fille accepte d’aider la vielle femme alors qu’elle est laide. Cette même femme s’avère être une fée et la récompense. Perrault montre ainsi aux femmes le bon chemin à suivre.

Une autre qualité des femmes est le travail. Le travail, dans la mesure où il est considéré comme une soumission peut être une marque de faiblesse. Toutefois à l’époque de Perrault, une femme qui travaille est une bonne femme et il apparaît comme étant une qualité. Dans Cendrillon, la jeune fille travaille dure pour sa belle-famille mais vit grâce à l’espoir. Perrault montre aussi dans ses contes que les femmes sont rusées. En effet, elles sont capables d’imaginer des dispositifs et de mettre en place des stratégies pour arriver à leurs fins. C’est le cas notamment dans Peau d’Âne où grâce à la bague dissimulée, le prince arrive à retrouver la jeune fille.

Toutefois, il faut nuancer certaines de ces qualités. Si nous prenons le cas de Cendrillon, cette pauvre jeune fille à force d’être trop gentille et à force d’accepter les tourments que ses soeurs lui endurent devient presque l’esclave de la famille. La gentillesse et l’obéissance peuvent donner lieu à des abus de ces qualités qui dès lors deviennent des défauts. Il en est de même pour la beauté des femmes; la majorité de celles-ci sont très belles et si elle ne l’avaient pas été, elles ne seraient sûrement pas les héroïnes de ces contes.

2) Les conseils aux hommes et aux femmes

Dans les Contes, Perrault fait véhiculer une morale surtout aux femmes mais aussi aux hommes. Les deux sexes doivent être méfiants vis-à-vis de la femme et des qualités qu’elle a.

Premièrement, l’auteur conseille aux hommes de se méfier de leurs femmes. Elles sont bien sûr utiles et nécéssaire pour faire une famille et assurer la descendance. L’amour entre les époux n’est pas quelque chose d’exceptionnel; toutes les femmes sont attirées par la virilité, le pouvoir et l’argent. De plus pour que l’union d’un homme et d’une femme marche, il faut impérativement la mater dès le début et lui faire comprendre que l’époux domine le couple. La femme doit être . Dans le cas contraire, il est possible de se retrouver en des situations difficiles. Les souhaits ridicules en est l’exemple. C’est à cause de la femme de Blaise que ce bûcheron se retrouve à renoncer à au pouvoir. Cette femme lui fait tout rêve à son mari. Chose qui ne se serait pas produite si elle avait été obéissante.

Deuxièmement, l’auteur avertit les femmes d’être prudentes quant à leurs qualités et à leurs défauts. Ces dernières ont tant de défauts et de qualités non acquises qu’elles se doivent de se méfier d’elle même pour ne pas se mener à leur propre chute, voire perte. Elles peuvent mourir, comme la femme de Barbe bleue qui a failli, ou encore ne jamais se marier (mauvaise situation). Dans le même temps, elles doivent faire attention à ne pas tomber dans l’hybris.

CONCLUSION GÉNÉRALE:

Dans ces contes, Perrault met en scène différentes femmes avec diverses qualités. Certaines sont issues de milieux riches, d’autres de milieux pauvres, elles peuvent être jeune, mères de famille, mûres et ne sont pas toujours, en apparence, humaine. Toutefois, aucune d’entre elles n’échappent à la critique misogyne de l’auteur. Toutefois ce dernier reconnaît certaines qualités qui leur permettent de triompher même dans les situation les plus difficiles. Cette conception de la femme cache un sens: il faut notamment se méfier de certaines de ses qualités.

Il serait intéressant de comparer cette vision que Perrault a de la femme à d’autres artistes de l’époque (Gustave Doré) pour voir si elle est générale ou propre à l’écrivain. La vision de Perrault est-elle représentative des mouvements intellectuels du XVIIème siècle?

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