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Lecture analytique de Sara la baigneuse

Par   •  31 Janvier 2018  •  1 463 Mots (6 Pages)  •  812 Vues

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Peindre en poésie

- Stratégie pour évoquer la peinture : profusion de couleurs « fait rougir », « azur », « jaune » , « ciel bleu », et jeux de lumière : « brille », « flots clairs », « en feu ».

- Matières : albâtre, marbre

- La femme dans la nature : conception romantique orientaliste

- Idéal romantique de l’inscription de l’homme (et de la femme) dans la nature, « éveillée « (Eve ?). Nature comme berceau « sous la feuillée » qui accueille la femme… cache l’homme !

- Association femme/nature : eau qui embellit la femme (fantasme) → gouttes comme des perles. Comparaison au peuplier : souplesse et sensualité. Correspondances corps/ nature.

- Procédés : allitérations en s/P/T : musicalité de la strophe // « mouillée ». Image de l’eau (cf oxymore « yeux d’azur en feu ») Femme entière qui rapproche différents éléments.

- Question du reflet : eau comme miroir et comme tableau.

- Femme totale : eau/feu (yeux + bain jaune). Femme idéale. Beauté négligée

- A ces références se superposent des clichés sur la femme orientale lascive (nonchalante), mais aussi dangereuse (volonté de puissance qui s’exprime autour du trône et des griffons)

- « Sara » prénom qui n’est pas présent dans la poésie française typique.

- Rêverie orientale biblique (femme d’Abraham). Décor oriental menaçant

- Langueur et musicalité : modernité du poème

Les Orientales semblent avoir confirmé à ses yeux le fait que la poésie, mieux que tout autre art, savait combiner le visuel et le verbal, le plastique et le musical.:

Puissance évocatrice du poème

- Capacité de la poésie à inscrire le tableau dans le mouvement : création d’un rythme ; aller/retour de la balançoire, aller/retour régulier des vers. Rythme de l’eau

- Capacité à rendre les sons : sonorités liquides en [p] :

« elle essuie/roule en pluie/peuplier/ perles »

Nasales qui étirent le vers. Langueur.

- Poème qui retarde le spectacle : une strophe (6 vers) une phrase : succession d’unités qui s’allonge.

- Ultime retard : « l’eau sur son corps… collier ». Strophe qui ralentit, hyperbate. Acmè du désir. Balancements : prosodie.

Postérité (pour la conclusion) :

On sait le rôle qu'avait joué la découverte des Orientales en détournant Gautier, à cette époque jeune rapin à l'atelier de Rioult, de la peinture vers la poésie. Car, quoique Gautier ait continué à être tout le reste de sa vie profondément inspiré par les arts visuels, Les Orientales semblent avoir confirmé à ses yeux le fait que la poésie, mieux que tout autre art, savait combiner le visuel et le verbal, le plastique et le musical.: Cette conception ambitieuse de la poésie a été vite assimilée par la poésie parnassienne, dont la théorie prosodique a été rétrospectivement définie par Théodore de Banville dans son Petit Traité de poésie française (1872), où il écrit : « [La Poésie] est à la fois Musique, Statuaire, Peinture, Eloquence ; elle doit charmer l'oreille, enchanter l'esprit, représenter les sons, imiter les couleurs, rendre les objets visibles, et exciter en nous les mouvements qu'il lui plaît d'y produire ; aussi est-elle le seul art complet, nécessaire, et qui contienne tous les autres... » u.

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