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Frotter et limer notre cervelle contre celle d'autrui

Par   •  14 Décembre 2017  •  1 105 Mots (5 Pages)  •  558 Vues

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a passé avec les Indiens « Le visiteur qui, {…}, campe dans la brousse {…} se sent pris d’angoisse et de pitié devant le spectacle de cette humanité si totalement démunie. » Comme Montaigne, il montre que ces personnes vivent dans une grande simplicité. Cependant il ajoute que la source de leur aptitude à être heureux vient de cette simplicité. Les trois auteurs, a travers leurs textes sont tous allés au-delà de l’apparence et ont réussi à montrer la vrai personnalité de ces êtres humains du Nouveau Monde.

Les auteurs montrent une différence culturelle entre les occidentaux et les indigènes. Cependant on relève que Jean de Léry et Montaigne appartiennent au même siècle alors que Claude Lévi-Strauss vient bien après, il y a donc une différence dans leurs perceptions des peuples du Nouveau Monde. Les auteurs du XVIème siècle, mettent en valeur les qualités morales des indigènes, ils s’intéressent à leurs bon sens, leurs accueils chaleureux, leurs simplicités. Jean de Léry le montre dans le chapitre XVIII « Combien que nos Tupinambas reçoivent fort humainement les étrangers amis qui les vont visiter » et Montaigne le montre dans ses Essais, « que {ces hommes} ne nous étaient nullement inférieurs en clarté d’esprit naturelle et en justesse {d’esprit} ». On voit bien que les deux auteurs s’intéressent aux qualités primaires des indigènes, qui sont certes des qualités importantes mais qui ne permettent pas de se rapprocher d’eux. Claude Lévi-Strauss écrit Tristes Tropiques en 1955, donc dix ans après la seconde guerre mondiale. Dans cet extrait, on comprend qu’il a partagé un moment avec un peuple indien, qu’il qualifie à la fin de l’extrait de très gentils ; « l’expression la plus émouvante et la plus véridique de la tendresse humaine ». On peut parler d’un code moral, car l’auteur s’intéresse aux valeurs morales, il parle de « tendresse humaine ». Pendant la seconde guerre mondiale, certains peuples ont vu leurs valeurs, leurs droits humains anéantis. Claude Lévi-Strauss ne parle pas de leur curiosité à apprendre, ou leurs qualités intellectuels mais du fait que malgré la colonisation ils sont rester des être humains avec des droits et des valeurs, et un code familial très fort.

Pour conclure, les auteurs ont chacun créé à leur façon une représentation positive et idéaliste des peuples du Nouveau Monde. Jean de Léry et Montaigne ont voulu recréer le mythe du bon sauvage, depuis le début des colonisations, les indigènes ont été décrit comme des sauvages, ces auteurs tentent de changer cette vision des européens. Les textes montrent les qualités primaires des indigènes, le fait qu’ils sont gentils, généreux, accueillants. Les auteurs nous emmènent dans un voyage à la découverte des peuples du Nouveau Monde, à travers leurs descriptions et leurs savoirs. Les textes nous permettent aussi d’aller au-delà des apparences et d’essayer de comprendre qui sont ces gens, et de voir qu’en réalité, ils ont été mal jugé car ils sont tout sauf des sauvages. Enfin, ces textes montrent la différente perception que les littéraires pouvaient avoir en fonction de leur siècle, et du contexte historique. Jean de Léry, Montaigne et Claude Lévi-Strauss, ont tous à travers leurs textes changé notre vision sur les indigènes, il y a un donc un décalage entre le fait que les Européens pensaient voir des sauvages en arrivant et ce qu’ils découvrent sur place.

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