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Accident grave au CHU de Rennes dans le cadre d'une expérimentation sur une nouvelle molécule

Par   •  23 Octobre 2017  •  2 379 Mots (10 Pages)  •  141 Vues

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Comme nous avons pu le voir par les degrés de souffrance, les animaux diffèrent fortement par leur sensibilité. Certains animaux ne possèdent pas de nocicepteurs (l’éponge par exemple) et ne peuvent donc pas élaborer de réponse aux sensations nociceptives. On considère alors que l'expérimentation sur ces animaux ne pose pas de problème moral. A contrario, plus l'animal est capable de connaître la souffrance ou la douleur, plus il apparaît important de l'éviter ou de la soulager lorsqu’elle existe.

Cependant, les mammifères expriment la douleur de manière très différente non seulement d’une espèce à l’autre mais aussi entre les individus une même espèce (en fonction de la personnalité ou des expériences passées de l'animal).

Il est donc indispensable de bien connaître le comportement normal afin de détecter les modifications pouvant suggérer un état de souffrance, ce qui est particulièrement difficile pour les espèces éloignées des mammifères.

Cela n'empêche pas le scientifique d'élaborer une distinction entre trois grandes catégories d'animaux en fonction de leur souffrance potentielle : d'une part les vertébrés à sang chaud (mammifères et oiseaux) et les céphalopodes, dont le cortex cérébral est très développé, ce qui fait que des facteurs cognitifs et émotionnels modifient le ressenti de la douleur, qui va donc être plus vivement ressentie par eux que par d'autres espèces ; d'autre part les vertébrés à sang froid (reptiles, batraciens et poissons) et peut-être quelques invertébrés "intelligents" tels les crustacés décapodes ; et enfin tous les autres.

L’expérimentation animale peut donc être lorsque la douleur ressentie par les animaux est minimale

Or, l'essentiel des recherches avec les animaux ayant aujourd'hui lieu sur des souris et des rats, il est donc manifeste que les expérimentations animales engendrent ou peuvent engendrer de la souffrance.

D-Les alternatives

Nous allons maintenant voir quelles sont les solutions proposées pour limiter l’utilisation des animaux ou du moins leur souffrance.

De nos jours, l’expérimentation animale reste nécessaire et est toujours très présente même si les différents pays se tournent de plus en plus vers des alternatives en expérimentation animale.

Au niveau Européen, la directive de 2010 et celle précédemment de 1986 montrent une grande évolution dans la façon de penser et d’utiliser les animaux en expérimentation animale : celles ci demandent aux différents pays d’utiliser obligatoirement la règle des 3R lorsque cela est possible.

Les méthodes alternatives sont toutes les méthodes qui permettent l’application du principe des 3R, c’est à dire qui supprime, réduise ou améliore le recours aux animaux en expérimentation animale.

Les méthodes substitutives sont les méthodes de recherche qui remplacent des méthodes in vivo et qui permettent de supprimer l’utilisation des animaux vivants.

-La réduction est le fait d’utiliser le minimum d’animaux lors d’une étude de recherche même si un nombre minimum est nécessaire.

Elle permet aussi une meilleur attention aux animaux, pour leur santé, leur confort, leur lieu de vie : ce sont des facteurs qui améliorent leur quotidien en général.

Elle limite l’utilisation des animaux que pour les expériences considérées comme indispensable.

Elle permet aussi de réduire la répétition d’expérience utilisant des animaux : c’est le comité d’éthique qui vérifie si l’expérience n’a pas déjà été réalisé et classifié.

Elle oblige la rédaction d’un protocole expérimental avant l’expérimentation qui doit être validé par un comité d’éthique et celui ci va vérifier si le protocole respecte bien la règle des 3R.

-L’amélioration consiste à améliorer les contraintes liées à l’hébergement des animaux et permet de renforcer le confort des animaux. Elle permet la réduction de la douleur par l’anesthésie qui doit être faite obligatoirement si l’expérience peut être douloureuse, elle permet de réduire le stress des animaux en améliorant leur condition de vie et par l’apprivoisement.

Parfois, il est impossible de supprimer la douleur lors d’une expérience : les chercheurs établissent alors un point d’arrêt de la douleur qui est en fait l’instant où les chercheurs peuvent intervenir sans changer les résultats de l’expérience et avant que la douleur ne soit trop forte pour l’animal.

On détecte cette douleur grâce à l’imagerie médicale permet de détecter la souffrance chez les animaux pour réduire celle-ci le plus possible. Elle utilise en particulier l’IRM fonctionnel.

-le remplacement, quant à lui est en cours de développement, avec les alternatives comme :

-la culture de tissus : c’est le terme général englobant le prélèvement de cellules, de tissus ou d’organes d’un animal (dont l’homme) ou d’une plante et leur placement dans un environnement artificiel conduisant à leur croissance.

Elle permet de faire les tests de médicaments, de produits de beauté, de trouver des traitements pour les virus qui se développent directement à l’intérieur des cellules ou encore de vérifier la toxicité de certains produits chimiques. Elle sert notamment beaucoup aux recherches sur le cancer en convertissant des cellules cultivées normales en cellules cancéreuses grâce à des produits chimiques et des rayonnements : ces cellules cancéreuses peuvent alors servir de test pour des traitements et médicaments.

- La bio impression : Un système de bio-impression par laser permet de confectionner des tissus en 3D. Cette technique, en devenir, servira à créer des tissus destinés à des essais pour l’industrie pharmaceutique ou cosmétique pour réaliser des greffons.

La bio –impression est le fait d’imprimer en 3D un motif de cellules vivantes et d’un matériau biologique pour reproduire l’organisation d’un tissu vivant.

Les tests par bio-impression permettront d’en savoir davantage sur l’efficacité des molécules de nouveaux médicaments et de réduire le coût des essais cliniques.

Les groupes pharmaceutiques pourront tester la toxicité des soins avant la commercialisation et trouver une alternative à l’expérimentation

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