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Analyse de la pratique professionnelle

Par   •  5 Décembre 2018  •  2 823 Mots (12 Pages)  •  618 Vues

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Je frappe à la porte de Mme Y, attend qu’elle me réponde afin d’y rentrer. J’entre dans la chambre, me rapproche de la patiente qui est dans le fauteuil avec la contention (afin de minimiser les risques de chutes) et s’en suivit le dialogue suivant :

Moi : Je voulais savoir si vous vouliez que je vous aide à effectuer votre toilette?

Mme Y : Euhh oui …. Dit-elle timidement tout en inclinant la tête vers le bas.

Moi : Si vous préférez que ce soit une femme qui vous aide, il n’y a aucun soucis, je peux parfaitement demander à une de mes collègues de venir vous aider. Intrigué par l’hésitation verbale et le langage corporel …

Mme Y : Non, non c’est pas ça… Je m’en fou …

Moi : Ne vous en faites pas, je vais demander à une collègue, elle finit ce qu’elle est en train de faire et elle vient vous aider.

Mme Y : C’est pas contre vous hein … Dit-elle génée

IV – Analyse :

Je me suis donc interrogé sur la multitudes de critères entrant en compte dans le cadre de la communication concernant cette situation.

La patiente ayant des épisodes dépressifs, cette timidité, cette hésitation perçues au départ auraient pu être du à une hésitation de sa part à réaliser la toilette car Mme Y n’a peut être tout simplement pas envie d’effectuer la toilette.

En effet, la dépression constitue un trouble de l’humeur, perte d’intérêt pour toute activité et fatigue constituent des manifestations principales des troubles dépressifs. Ces dérèglements de l’humeur varient peu d’un jour sur l’autre et peuvent s’accompagner d’autres manifestations telles que des troubles de l’appétit, du sommeil, de la concentration, sentiment de culpabilité, d’infériorité, voire idées de mort.

Cette communication inadaptée aurait pu être du à ces dérèglements d’humeur. Cependant en prenant du recul sur cette situation, il est évident que la pathologie a, peut être majoré le caractère inadéquat de ma pratique mais elle en est pas la cause. En ce sens il est inenvisageable d’engager une négociation afin d’aboutir à ce que la toilette soit réalisée, mais plutôt de chercher à comprendre quelle est la cause de ce refus.

Article L.1111-4 du code de la santé publique : « Toute personne prend, avec le

professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui

fournit, les décisions concernant sa santé. Le médecin doit respecter la volonté de la

personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. […] Aucun acte médical ni

aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne

et ce consentement peut être retiré à tout moment. Lorsque la personne est hors d'état

d'exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf

urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6, ou

la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté. […] Les dispositions du présent

article s'appliquent sans préjudice des dispositions particulières relatives au consentement

de la personne pour certaines catégories de soins ou d'interventions.»

Article R4311-5 du code de la santé publique : « Dans le cadre de son rôle propre,

l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant à

identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son

environnement et comprenant son information et celle de son entourage :

1° Soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son

environnement,

2° Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre alimentaire, […].»

Pour résumer, en vertu de la loi, un patient peut refuser de se soigner, il s'agit d'un principe

fondamental du droit médical.

Il est donc possible d’affirmer qu’un soin ne peut être réalisé seulement si la personne soignée a

donné son accord au préalable. En ce sens la patiente ici présente ayant clairement refusé le soin avec ses propres raisons, la compréhension de ses raisons est prioritaires face à l’exécution de ce soin.

En ayant écarté le lien entre la dépression et la situation, je me suis concentré sur les différents critères d’une communication réussie mais également d’un bon contact avec le patient.

La toilette d’un patient est un acte relevant du rôle du propre de l’infirmier selon l’article R 4311-5 du Code de la Santé Publique qui comprend les soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son environnement, la surveillance de l'hygiène et de l'équilibre alimentaire, le dépistage et évaluation des risques de maltraitance...

Les objectifs sont d’identifier les risques et d’assurer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et comprenant son information et celle de son entourage.

Pour que ces objectifs soient atteints, et également pour la bienséance de ce soin, je dois mettre en place une relation de confiance et effectuer un recueil de données (prendre notes des capacités de la patiente, de ses préférences). Je dois établir un échange, une communication afin que ce soin, souvent mal vécu de par la vulnérabilité du patient, afin d’optimiser le déroulement de la toilette.

Il existe de nombreux facteurs pouvant influencer une relation entre deux personnes que ce soit de manière positive ou non. Le but pour le soignant est de pouvoir

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