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Analyse Adolphe

Par   •  24 Octobre 2018  •  1 198 Mots (5 Pages)  •  490 Vues

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part, Adolphe s’évade en se réfugiant soit dans un monde imaginaire, soit dans la nature. Premièrement, la rêverie est son remède contre sa mélancolie. Étant donné que sa relation avec Ellénore tire à sa fin, il s’évade de cette réalité en se projetant dans l’imaginaire ; il imagine une femme idéale :«"Ah! si le ciel m’eût accordé une femme que les convenances sociales me permissent d’avouer, que mon père ne rougît pas d’accepter pour fille , j’aurais été mille fois heureux de la rendre heureuse. Cette sensibilité que l’on méconnaît parce qu’elle est souffrante et froissée, cette sensibilité dont on exige impérieusement des témoignages que mon coeur refuse à l’emportement et à la menace, qu’il me serait doux de m’y livrer avec l’être chéri, compagnon d’une vie régulière et respectée! » Les phrases exclamatives employées à deux reprises, au début et à la fin de la citation, traduisent l’intensité de ses émotions d’amertume. De plus, le parallélisme met en évidence son envie de changer sa réalité. Adolphe ,par cette phrase longue, dessine une image complète de la vie dont il rêve. De plus, l’hyperbole en «mon père ne rougit pas d’accepter pour fille» souligne la réalité actuelle honteuse dont Adolphe s’évade. L’emploi d’une hypothèse non réalisée dans le passé, en utilisant le conditionnel passé, affirme que ces souhaits ne sont qu’une rêverie irréalisable.

Deuxièmement, la nature permet au personnage de voyager. En effet, elle lui permet de se noyer dans un monde dont les horizons n’ont pas de limites, un monde plus silencieux et plus calme: «Les ombres de la nuit qui s’épaississaient à chaque instant, le vaste silence qui m’environnait et qui n’était interrompu que par des bruits rares et lointains, firent succéder à mon agitation un sentiment plus calme et plus solennel. Je promenais mes regards sur l’horizon grisâtre dont je n’apercevais plus les limites, et qui par là même me donnait, en quelque sorte, la sensation de l’immensité.» (pages111-112)La métaphore d’un silence vaste qui environne Adolphe transfère la silence en un endroit où il se refuge. Aussi, L’allitération en «s» présente dans des mots comme «épaississaient », «instant»,«silence »,«sentiment » et«solennel» inspire le calme dans la nature, qui est à son tour directement relié aux émotions du personnage. Aussi, l’antithèse entre «agitation» et «calme» souligne le grand rôle que la nature joue en apaisant l’auteur. En fait, la nature est comme une machine à voyager dans le temps, elle permet au personnage de s’évader dans un monde idyllique : «je revoyais l’antique château que j’avais habité avec mon père, les bois qui l’entouraient, la rivière qui baignait le pied de ses murailles, les montagnes qui

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