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Faut-il préférer la logique du don à celle de l'échange marchand ?

Par   •  9 Février 2018  •  1 487 Mots (6 Pages)  •  155 Vues

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été un concept basé sur une réussite économique.

Serait-il donc réellement une bonne décision de privilégier la logique du don a celle de l’échange marchand dans cette société reposant sur le capitalisme, la volonté perpétuelle de l’accroissement du capital sous forme de profits et l’éternelle insatisfaction de ce qu’elle possède? L’égo de l’Homme a la même logique que celle du marché. L’Homme moderne est de nature a rechercher continuellement a profiter. L’échange marchand, permet la non existence de dette. Il est réalisé en contrepartie d’argent ou autre système comme le troc, ce qui permet alors de se libérer de la dépendance sociale. Plus globalement, la société marchande permet de préserver la liberté individuelle, fondamentale à l’épanouissement humain. C’est cette liberté individuelle qui permet de ne pas avoir ce rapport de soumission entre les hommes, qui même parfois à des fins bien plus mauvaises qu’il ne devrait. Une société sans argent est elle alors vraiment souhaitable ? L’Homme de nature ambiguë, se trouve dans une notion plus logique d’égalité grâce a cet sorte de contrat économique plutôt que contrat morales pouvant être basés sur des malentendus. Nous payons quelqu’un pour un service rendu, nous somme quittes. Ainsi, comme l’échange marchand est basé sur deux principes tels que le travail et la consommation, les Humains sont donc vu comme des consommateurs avant d’être vu comme des hommes.

Bien que ce système économique ait ses avantages, il serait possible que ce ne soit pas suffisant. Avec l’échange marchand, les rapports entre les individus, les liens sociaux se limitent à de simples transactions économique. Il n’y a pas de relation, infime soit-elle. Il n’y a plus ce lien social que peux procurer le don a l’égard des humains. Les relations humaines passent au second plan, l’échange social entre les hommes devient uniquement échange marchand, économique. Il est alors dépourvu de toute affection, le contact humain se limite au strict minimum et perd de sa valeur, de son relationnel. De nos jours les relations échangées entre individus peuvent parfois se limiter au strict intérêt commun étant l’échange d’un bien contre une somme d’argent ou autre.

L’échange marchand pourrait donc être dans tous les cas considéré comme le plus favorable au bon fonctionnement du monde, à l’humain, à l’économie qui structure nos vies. Une théorie du sociologue Mauss implique la démonstration des conséquences néfastes du don basée sur la rivalité, qui mènent à la ruine et à la guerre. Mais que ferait-on sans don ? Sans partage ? Sans relation avec autrui, et surtout en se limitant uniquement à la simple interaction ayant pour but de satisfaire ses besoin. Cette soif de profits, de course à qui a la plus grand bourse, ne doit pas être l’unique motivation des contacts entre les Hommes. Le monde se verrait trop individualiste sans le fait de donner a l’autre, d’échanger des mots, des paroles, des relations et non seulement de l’argent. Se crée quelque chose de supérieur, de plus important, la qualité humaine telle que le partage, ne serait-elle pas fondamentale au monde qui nous entoure ? Dans une société individualiste comme la notre, basée sur l’ego, l’intérêt personnel, il est nécessaire voir primordiale de donner et recevoir dans un acte de partage. Cette société moderne dont on parle repose alors sur l’échange marchand mais l’Homme peu également donner, donner de lui même, donner de son temps, donner des biens et aider. Car sans don, ce monde peut être dépourvu de tout sens, sans relation avec l’autre, l’Humain existerait-t-il vraiment ?

Ainsi, le don permet un lien social, infime soit-il mais également, il marque comme un rapport de soumission et de dépendance du donataire envers le donateur. Il crée immédiatement une dette, pouvant être considérée comme morale. L’échange marchand libère immédiatement de cette dette, permet une liberté individuelle. L’échange se réalise en contrepartie d’une valeur monétaire ou autre et nous somme alors immédiatement quitte. Malheureusement, les liens sociaux, le contact entre les humains se limitent au strict minimum et les échanges perdent de leur beauté. L’échange marchand est tout de même préférable au don, notre société repose sur des choses et des valeurs plus concrètes, le don n’est d’ailleurs pas incompatibles avec nos échanges marchands. En effet il est possible de dire qu’ils sont complémentaires et tous deux nécessaires au bon développement de nos interactions.

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