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Notes sur l'histoire littéraire

Par   •  19 Décembre 2018  •  Cours  •  2 332 Mots (10 Pages)  •  18 Vues

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Les grands courants littéraires

[pic 1]

Au Rendez-vous des amis, Max Ernst (1922)

Le tableau présente les principaux tenants du surréalisme, grand courant artistique et notamment littéraire du début du XXe siècle.

Crédits : ARCHIVES SNARK / PHOTO12 - AFP 

Présentation de l'émission sur le site :

La situation historique d’un texte et son inscription dans un courant littéraire aux caractéristiques définies rendent souvent sa compréhension plus aisée. (...) Pascale Fautrier nous propose une traversée des grands courants littéraires, en les recontextualisant et en présentant leurs traits dominants. Auteure, Pascale Fautrier a fait paraître une anthologie des Grands manifestes littéraires (FolioPlus, Gallimard, 2009). 

A 15h30, comme chaque jeudi, nous recevons un grand lecteur ou une grande lectrice. Aujourd’hui c’est Frédéric Maget, ancien professeur de français et actuel directeur de la maison Colette à Saint-Sauveur en Puysaie, qui nous livre ses anecdotes, réflexions et conseils pour le bac. 

A 15h55, les lectures poétiques de Jacques Bonnaffé.

2'40''

[Problématique/fil conducteur de l'émission]

Comment les grands manifestes font l'histoire de la littérature + définition manifeste

En quoi les grands manifestes littéraires permettent-ils de faire l'histoire littéraire ?

Faut-il toujours un manifeste pour créer un courant littéraire ?

On parle de manifeste en littérature seulement depuis la fin du XIXe. Avant, des textes programmatiques mais pas des manifestes. Le mot n'avait auparavant qu'un sens politique. Cela dit, en France, il existe un lien fort entre l'histoire politique, l'histoire de l'État, et l'histoire de la littérature. Pour comprendre celle-ci, il faut connaître et comprendre celle-là. C'est un acte politique que de créer un mouvement littéraire.

Histoire politique et histoire littéraire

La Défense et Illustration de la langue française de Joachim du Bellay : le pouvoir monarchique décide que la langue des textes officiels sera la langue vernaculaire et non plus le latin, langue véhiculaire de la chrétienté, notamment pour la théologie.

  • extrait DILF (1549) : « Exhortation aux Français d'écrire en leur langue ». Donner ses lettres de noblesse à la littérature en français.

Dispute entre les Anciens (Marot et ses amis) et les Modernes.

Clément Marot avait été l'inventeur du sonnet mais on s'est lassé du sonnet. Apparition d'une nouvelle génération férue d'Antiquité et qui veut donner ses lettres de noblesse au français.

< 7'20''

Fonder une légitimité laïque du pouvoir politique.

Ronsard et du Bellay, chefs de file de La Pléiade, proches du pouvoir (Henri II) : construire des monuments impérissables au service de la France moderne qui naît alors. Monarchie absolue depuis François 1er.

Faut-il toujours l'alliance de la politique et de l'invention stylistique pour qu'il y ait courant littéraire ?

< 8'35

Réinvention de la langue

Renouvellement de la langue, création de mots, invention d'un français national en empruntant aux langues locales (amplification de la langue), élargissement de la langue à des mots techniques, ie jadis réservés au monde des artisans.

Des poètes + Rabelais par le roman inventent la langue. Font apparaître des mots des langues techniques ou provinciales. Créent une langue nationale par ces élargissements.

On va préférer la poésie à la prose ?

Naissance du courant dit formaliste. Importance donnée à la forme de la langue, la préciosité du vocabulaire employé.

Formaliste et politique ? Les deux sont mêlés. Faire de la langue un monument impérissable.

< 10'38

La Pléiade et l'humanisme précieux vs le réalisme humaniste de Rabelais (liberté de ton et de langage).  

Rabelais, moine bénédictin ensuite devenu médecin, voyage beaucoup, des problèmes avec le pouvoir politique. Liberté de ton, de langage, proche des (grands) humanistes, notamment Érasme avec qui il correspond. Même ambition d'écrire une langue française magnifique, renouvelée, que chez les poètes de La Pléiade (génération suivante) mais inspiration plus populaire dans les textes de R ; plus de réalisme aussi, la vie telle qu'il la voit autour de lui et telle que les aventures de sa vie lui permettent de la raconter.

Nationaliste gallican, partisan d'une Église sous la coupe du pouvoir monarchique français. D'abord de bons rapports avec François Ier.

Pas un manifeste mais Préface du Tiers Livre, le troisième après Pantagruel et Gargantua. Ton différent ++ de DB dans la DILF ! François Ier, « vérolé très précieux », « buveur très illustre »... Réalisme + impertinence dans l'adresse au pouvoir politique différents ++ du ton de La Pléiade.

13'40 

Charles Sorel et le baroque

Survit à Théophile de Viau et aux Libertins. Période troublée de la fin des guerres civiles et de religion au début du XVIIe, arrivée au pouvoir de Richelieu, ministre de Louis XIII qui continue la construction de l'État fort. Une de ses ambitions : faire de la littérature (création de l'Académie française) un des piliers du pouvoir politique fort et centralisé. Il a affaire à une noblesse turbulente dont le poète Théophile de Viau, protestant même s'il change plusieurs fois de religion, et libertin, libre penseur avant la lettre, se fait le porte-parole. Meurt des suites de son emprisonnement.

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