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Commentaire La prose du transsibérien et de la petite jeanne de france

Par   •  11 Avril 2018  •  1 031 Mots (5 Pages)  •  160 Vues

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Il y a aussi la vue qui est très représenté avec « l'homme aux lunettes bleues qui se promenait nerveusement dans le couloir et me regardait en passant » (le train est tout un univers de promiscuité) « et derrière, les plaines sibériennes le ciel bas et les grands ombres des taciturnes qui montent et qui descendent » ( personnification des arbres/ déstabilisant c'est quelque chose qui ne parle pas ce n'est pas réelle, les plaines sibérienne, les arbres se suivent comme infinis, c'est un paysage menacent, il y a bcp bcp de sapins) « Et l’Europe toute entière aperçue au coupe-vent d'un express à toute vapeur » (son en p) L'ouïe et la vue ne représente pas des choses agréables tout va très vite devant lui. On se rend compte qu'il est déçus de ce voyage.

II a) Le voyage en train est d'emblée synonyme de souffrance : physique d'abord. L'allusion au diagnostic médical « moelle du chemin de fer » pour désigner une inflammation de la moëlle épinière due aux longs trajets le prouve. Le train influerait t'il sur le moral du voyageur ? Oui sans doute parce qu'il invite à la réflexion, à l'introspection. La désillusion, souffrance morale, est clairement marquée par l'aveu « Et pourtant et pourtant, j'étais triste comme un enfant. » Elle est amorcée par un détail en dissonance, celui du bouton perdu, comme si l'habit trop neuf, sorte de panoplie de jeu, s'abîmait déjà. Le voyage s'assimile à une initiation douloureuse à la vie adulte. Les images en particulier celle du châle, traduisent le désenchantement de celui qui constate que la vie ne peut lui apporter plus que ce qu'il possède déjà. D'où la vanité de ce « châle bariolé » « effiloché sur des coffres remplis d'or », expression antithétique. Les rêves de grandeur, de richesse ou d'aventure se heurtent à la réalité. L'évocation du châle, associée à celle de la vie, est particulièrement pessimiste. Le poète est le passager d'un train fou, métaphore de la vie qui passe sans qu'on puisse sans qu'on puisse l'influencer, lancé dans un univers hostile, qui n'apporte ni réconfort, ni espoir. Cette désillusion est peut être davantage celle de l'adulte que de l'adolescent puisque le temps des verbes à changé. C'est maintenant le présent qui domine : deux valeurs peuvent se superposer : celle du présent de la narration et celle du présent de l'écriture. Vient le temps d'un bilan sombre : « ma pauvre vie ». la dimension temporelle de ce récit est essentielle. Il est pour celui qui écrit, quête du passé. La dernière image du passage, onirique, dans des vers de plus en plus courts qui semblent conduire au silence, « que je rêve que je fume et la seule flammes de l'univers est une pauvre pensée » est marquée par l'emploi d'un lexique péjoratif qui traduit le pessimisme. L'énonciation s'est modifiée : le « je » a remplacé le « on » et le « nous ». Le narrateur est devenu lui-même. Le passage se conclut sur une rêverie intime, sur une tonalité grave. Le voyage, quête du passé, est aussi quête de soi.

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