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Maladie ou utopie?

Par   •  27 Novembre 2018  •  1 116 Mots (5 Pages)  •  182 Vues

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Toute la désillusion de ce sonnet se réfère donc en réalité au cas de Verlaine, qui n’accepte pas l’idée que le grand public se fait de son statut d’auteur.

- L’omniprésence de la mort et d’un univers macabre

- Le champ lexical de la mort, du corps en décomposition

On peut voir que le champ lexical de la mort et de l’après-trépas sont fortement présents dans le texte. Dans la strophe 1, Verlaine nous fait ressentir la présence d’un fantôme cadavérique « spectre » « nous hante ». Dans la strophe 2, le poète nous donne l’impression que Pierrot s’est fait enterrer : « Qu’il semble hurler sous les morsures de ver ». On remarque que son cerveau est en pleine décomposition « ses yeux sont deux grand trou où rampe du phosphore ». On peut aussi voir qu’il est blanc comme s’il s’était vidé de tout son sang : « sa face exsangue ».

- Portrait de Pierrot en mort-vivant : action suggérées par le sujet lyrique

Dans ce texte, le Pierrot décrit par Verlaine adopte un comportement de mort vivant, il n’est plus qu’un fragment de son passé. En effet, il « hurle sous les morsures du ver » ; le Pierrot agonise. Il effectue « des signes fous auxquels personne ne répond » c’est donc un appel à l’aide, le Pierrot est incompris, il n’est donc pas réellement mort. Cette figure du mort-vivant peut en fait se rapporter à celle du poète, Verlaine.

- Le champ lexical de la terreur

Il y a plusieurs expressions dans ce texte qui nous font ressentir de la peur et de l’effroi. Il y a par exemple une allusion à la mort « Ses yeux sont deux grand trous où rampe du phosphore » ou avec « sa face exsangue », un visage ou il n’y a plus de sang et qu’il a la peau très pale, ceci nous inspire donc naturellement de la peur et de l’effroi. Verlaine fait aussi référence à sa silhouette spectrale « Et son spectre aujourd’hui hante, mince et clair. ». À travers ce vers, nous pouvons donc constater l’omniprésence d’un sentiment de terreur dans le texte de Verlaine.

- Comment peut-on interpréter la figure d’un Pierrot outre-tombe ?

- Figure du fantastique qui répond dans un premier temps à une vogue littéraire

Verlaine utilise deux figures majeures littéraires en vogue à son époque. Il emploi le fantastique dans la figure du clown. Il se plait à se représenter sous la forme d’un Pierrot comme nombreux poètes à cette époque, contemporains de Verlaine. La majorité de ces poètes mourront dans l’anonymat et la misère.

- La figure du Pierrot : un double qui exprime le désarroi de Verlaine

Dans ce poème, Verlaine évoque la mort de Pierrot qu’il qualifie d’effroyable. Il nous dit que « sa gaîté » est « morte » et renforce cette idée de terreur par la répétition du terme effroi/effroyable. De plus, il personnifie le « phosphore » en disant qu’il « rampe » hors du Pierrot, ce qui nous rappelle l’agonie et accentue cette vision d’horreur du Pierrot. Le poète compare aussi Pierrot à un « spectre » qui nous « hante » dans un « linceul » . Ce spectre est l’image de Verlaine qui souffre d’avoir perdu son identité pendant cette période de trouble pour les poètes.

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