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ECO 3004 TN2

Par   •  21 Octobre 2019  •  Étude de cas  •  3 438 Mots (14 Pages)  •  5 Vues

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ECO 3004

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Formation et compétitivité économique

TRAVAIL NOTÉ 2

L’évolution de la formation au Québec

Depuis les dernières décennies, au Québec comme partout à travers le monde, la communauté du savoir tente de s’adapter à l’évolution de l’environnement social et économique qui transforme continuellement le monde du marché du travail. Au Québec, la Révolution tranquille a insufflé un air de changement au sein de la société québécoise et à cet égard, en matière d’éducation la vision de l’État était de constituer un système d’éducation égalitaire et accessible à toute la population favorisant l’équilibre économique du Québec. De nos jours, sur le plan mondial, la formation est considérée comme essentielle et le Québec ne fait pas exception. Les syndicats, les employeurs, les travailleurs ainsi que les groupes communautaires sont des acteurs sociaux et économiques qui participent activement avec les gouvernements au développement de la main-d’œuvre. Afin d’aligner l’offre de formation continue sur les besoins de la société, des mécanismes ont été mis en place pour permettre à ces acteurs de faire entendre leurs voix. L’objectif poursuivi de cet essai est de présenter, l’importance de la formation continue au Québec, à travers ses nombreuses transformations et les politiques adoptés. Un regard sera porté sur les partenariats entre les différents acteurs qui ont contribué à développer une offre de formation, ainsi que sur la formation en entreprise. Pour conclure, je m’attarderai aux enjeux qui seront déterminants pour l’avenir de la formation.

On peut affirmer que depuis près de 60 ans, comme pour plusieurs pays dans le monde, le Québec évolue dans un contexte de croissance économique. L’organisation de coopérative et de développement économique (OCDE) appelle ce contexte, « l’ère de l’économie du savoir ». 1Ce qui signifie que la performance économique découle du savoir, de l’éducation, de l’information ainsi que de la technologie. Avec l’économie du savoir est aussi arrivé de nouvelle forme de gestion et d’organisation du travail, qui a mon avis a valorisé l’importance des ressources humaines dans l’entreprise. Maintenant les travailleurs doivent non seulement mettre leurs capacités physiques au profit de l’entreprise, mais aussi

1. oecd.org

leurs capacités intellectuelles. Donc, les employeurs doivent considérer leurs employés comme des individus intelligents, ayant une capacité d’apprentissage et d’adaptation au changement. Au Québec, cette nouvelle vision de l’économie a entrainé un vent de changement et de modernisation. Dans le but de stimuler la croissance économique, de nombreux investissements étaient voués à l’acquisition du savoir. On comprend que le but premier de l’État est de s’assurer que les entreprises puissent accroître leur productivité et générer des excédents qui seront injectés dans l’économie. C’est avec de nouveaux modes d’organisation du travail que ces entreprises ont été en mesure augmenter le niveau de polyvalence et de flexibilité. Mais, pour être cohérent avec cette nouvelle vision, on devait créer au sein de la société une culture de formation. La stratégie de l’État visait donc, à mettre en place un réseau d’information qui permettraient de véhiculer le savoir de manière à augmenter le niveau d’employabilité de l’ensemble de la population et ainsi de réduire le taux de chômage. Le système d’éducation est donc devenu un levier important pour le développement de la main-d’œuvre. La première réorganisation du système d’éducation au Québec a eu lieu au début des années 60, à l’époque M. Lesage déclarait, « Un système d’éducation correspond à nos besoins et mis à la portée de tous, pauvre ou riches, citadins ou ruraux, est indispensable à notre progrès économique et à la hausse de notre niveau de vie ». 2 On constate que depuis sa création, chaque décennie a connu des réformes qui ont permis de s’adapter à l’évolution du contexte économique et social, ainsi qu’au bien-être de la population. Ces réorganisations sont issues d’une relation entre certains acteurs tels, les entreprises et les gouvernements, des individus, des syndicats. La formation continue s’appuie sur un système d’éducation qui offre à la population différents niveaux d’enseignements tels, la formation initiale, la formation technique qualifiante et la professionnelle et dont le but est de maintenir ou d’accroître les compétences des travailleurs tout au long de leurs vies actives. Il était donc important de s’assurer que l’information qui circule à l’intérieur du réseau de l’éducation puisse contribuer à accroître la croissance économique du Québec. Au fil des ans, le constat est que le Québec accuse un retard en matière

2. Musée québécois de culture populaire, Jean Lesage, 1964 circa

de formation. Certaines stratégies adoptées par les gouvernements visaient à associer les entreprises et la formation; les mesures mises en place avaient pour but de susciter l’intérêt de celles-ci à investir davantage dans le développement de leurs mains-d’œuvre. Mais le constat est peu reluisant, les subventions et les crédits d’impôt offert n’ont pas eu pour effet d’augmenter le taux de participation des entreprises. L’une des raisons principales est qu’elles perçoivent formation comme une dépense d’exploitation qui n’a pas vraiment de plus-value en termes de performance globale. Devant ce constat en 1995, l’État opta cette fois pour une mesure coercitive, appelé aujourd’hui la « Loi favorisant le développement de la formation de la main-d’œuvre » ou « loi du 1 % ». L’objectif de cette loi vise l’amélioration des qualifications et des compétences des travailleurs qui ont des emplois à l’intérieur des entreprises visées par la loi et ainsi créé au sein de celles-ci une culture de formation, qui favorise l’emploi, l’intégration et la mobilité interne. En s’appuyant sur les propos de M. Paul Bélanger, professeur à la faculté des sciences de l’éducation de l’UQUAM, on comprend que dans un contexte de mondialisation des marchés et de productivité accrue, qu’il est important que les entreprises puissent compter sur des employés « détenant les compétences pouvant répondre aux nouvelles formes de production et nouveau mode de production non fordiste ». 3   à mon humble avis, former le personnel c’est un enjeu stratégique, qui permet aux entreprises d’élargir leurs réseaux de distribution et de récupérer des parts de marchés tant à l’échelle nationale que mondiale. Posons-nous la question, est-ce qu’une entreprise comme Bombardier qui a vu le jour au début des années 40, dans le tout petit village de Valcourt, serait devenue la multinationale qu’on connait, si elle ne s’était pas impliquée dans la formation de ses travailleurs, ainsi que de la relève, et aurait-elle pu concurrencer à l’échelle mondiale, des entreprises comme Alstom et Boeing? La gestion de talents, la formation continue fait partie intégrante de la stratégie de Bombardier et c’est l’une des clés de succès de l’entreprise qui lui ont permis de s’adapter à l’évolution de la technologie et de rayonner partout dans le monde avec des produits fiable et de qualité issue de la 3.

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