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Culture d'entreprise de Carrefour

Par   •  1 Décembre 2017  •  12 208 Mots (49 Pages)  •  408 Vues

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De plus la grande distribution ne se soumet plus à la sacro-sainte fermeture lors de la pause-déjeuné. En effet Carrefour est ouvert de 10h à 22h en discontinu et accueil également ses clients le dimanche matin, ce qui était au début en parfaite contradiction avec les codes et rites établis dans la société française.

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Domaines d’innovations lors de la création

Lors de sa création, l’Hypermarché Carrefour a du innover pour que le lancement de 1963 soit une réussite

Au tout début, le premier supermarché Carrefour était d’une surface de 600 m² à Annecy. Les associés prennent dans le même temps conscience, de l’attractivité croissante de la région parisienne, corrélée à l’augmentation de la consommation de masse et décident donc de s’implanter dans cette région. Cela se concrétise avec l’ouverture du premier hypermarché.

Tout d’abord sur le plan structurel, l’hypermarché de Sainte-Geneviève-des-Bois, réalisé en six mois et à moindre coût, représente 2500 m² de surface de vente, 1700 m² de réserve et 450 places de parking. Il est également construit sur un terrain de 20 000 m² et représente donc 4 fois la surface d’un supermarché traditionnel de l’époque.

Sur le plan technologique, les choix se font afin de rentabiliser les investissements réalisés, en écoulant rapidement les stocks. Invention notamment de la caisse rapide, avec 18 caisses de sortie dont 13 à tapis roulant, un rayon boucherie mesurant plus de 13 mètres et un rayon crèmerie de plus de 10 mètres. L’entreprise met également à disposition une pompe à essence sur son site de vente généraliste.

Enfin sur le plan commercial et notamment au niveau de l’offre pour le consommateur, la surface de vente propose plus de 3500 produits alimentaires et 15 000 produits non-alimentaires ainsi que 4 rayons frais : boucherie-charcuterie, fruits et légumes, crèmerie et poissonnerie, vendus 15 à 20 % moins cher que dans les boutiques traditionnelle. De plus la politique des bas prix est appliquée sur l'ensemble des articles, y compris l'essence, mise à disposition des clients motorisés. Ils mettront également en place en terme d’innovation commerciale, des pancartes publicitaires, afin d’attirer les consommateurs mais également afin de pouvoir se passer de vendeur.

PRINCIPES FONDAMMENTAUX

Principe mis en œuvre création

Marcel Fournier, Denis Defforey et son frère Jacques vont aller aux Etats-Unis suivre des séminaires sur les méthodes modernes de distribution. Ils sont organisés à Dayton par la National Cash Register, sous l'autorité d'un visionnaire et « gourou » de la distribution à l’époque : Bernardo Trujillo.

Ils appliqueront donc par la suite, les principes vus lors des séminaires de Bernardo Trujillo. Tout d’abord celui du « no parking-no business » (le premier hypermarché comportait 450 places de parking) « empilez haut, vendez bas » (dans le linéaire de leurs magasins les produits étaient bien empilez de haut en bas sur de grandes allées et les produit étaient vendus à prix discount) et bien évidemment d’un principe fondateur essentiel en terme organisationnel : « tout sous le même toit ». (Les consommateurs pouvaient trouver tous les produits dont ils avaient besoin).

Enfin comme le confie Denis Defforey « Au début Carrefour avait comme principe celui du Commando : Des risques importants, des hommes fonceurs et très responsabilisés. Et une gestion des frais au cordeau, qu’on appellerait aujourd’hui « low-cost ».

Principes conservés depuis la création

Les fondateurs de l’enseigne, ont toujours préconisé dès la création de Carrefour, la décentralisation ainsi que la proximité avec le consommateur. Cependant après que chacun des fondateurs se soit retiré de la direction de Carrefour, la trajectoire du groupe a pris un chemin tout autre. En effet, le pouvoir s’est centralisé et refermé sur lui-même et l’autonomie des directeurs de magasins n’a cessé de baisser que ce soit dans la direction et le management du magasin ou dans le choix d’achat des produits disposés dans la surface de vente.

Georges Plassat, actuel et récent nouveau PDG de Carrefour, a voulu, à la suite des mauvais résultats du groupe de ces dernières années, revenir aux principes fondateurs de l’entreprise et fortement revendiqué par Denis Defforey lors d’une interview : « la centralisation a un coût salarial important, de plus le personnel du siège est loin des problèmes ». Georges Plassat souhaite donc revenir aux principes de bases de Carrefour : une proximité avec le client et avec ses salariés en suivant le principe du Bottom-Up, ainsi qu’une décentralisation tant sur le plan opérationnel que capitalistique.

Enfin, les principes structurels, technologiques et commerciaux sont restés les mêmes avec néanmoins quelques améliorations dû à des technologies et des méthodes plus avancés qu’à l’époque. C'est-à-dire, des caisses rapides pour des paiements de plus en plus faciles (caisse rapide sans caissière), un linéaire amélioré pour les consommateurs, visant à rendre le magasin plus chaleureux, loin des allées mal rangées et du sol en béton. Le choix des produits a également augmenté visant à amplifier le principe du « one stop-shopping » (tout sous le même toit) avec notamment une augmentation du nombre de référencement en magasin.

Perception de l’environnement

Le marché de la grande distribution, au début des années 60, était un marché en phase de lancement. En effet l’arrivée du libre-service et de la consommation de masse avec les épiceries Leclerc à Landerneau et celle des familles Fournier-Defforey ont constitué un véritable changement. Ce phénomène s’est accentué avec l’apparition des premiers supermarchés en France. La consommation de masse et la demande globale de l’époque ne cessant de croître et le besoin en équipement des ménages se faisant de plus en plus pressant, le marché de la grande distribution a donc décollé fin des années 60 avec entre 1968 et 2001 une multiplication par 100 du nombre d’hypermarchés en France.

Avant l’ouverture du premier supermarché Carrefour (1954) et hypermarché(1963), l’univers concurrentiel de Carrefour se limitait à son principal concurrent sur le marché des surfaces en libre-service : Leclerc, qui a en 1949 ouvert

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