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Cours peine et soin

Par   •  28 Septembre 2017  •  12 652 Mots (51 Pages)  •  190 Vues

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Après la découverte des psychoses : travail de Freud. Pour lui notre fonctionnement ne peut pas s'appuyer que sur l'ici et maintenant et doit faire référence au fait que l'on a un réservoir de mémoire qu'il dénomme l’inconscient.

Dans sa première topique : inconscient → tout ce qui a été refoulé et qui est travaillé dans une décompensation pathologique. Préconscient et conscient. Normalement je n’accède moi que à mon conscient.

Dans sa deuxième topique 1923 : Il y a en nous autre chose que ce réservoir, on a énormément d'affects qui doivent être représentés différemment. Ca Moi et Sur Moi.

- Les pathologies psychiatriques

Deux types de classifications :

- La CIM 10 (classification internationale des maladies, 10ème version)

- Le DSM V (Manuel diagnostique et statistique des maladies, 5ème version)

Pour toutes les maladies nous avons des recommandations internationales. A partir du moment où on détermine l’existence d’une maladie des recommandations internationales s’imposent : ces recommandations sont données par le NICE. En France se sont les recommandations de las HAS (haute autorité de santé) qui s’imposent.

Les maladies psychiatriques : lesquels sont criminogènes ? L’homicide est commis par un malade mental dans environ 5/10% des cas. Pour les violences sexuelles, elles sont commises dans environ 5% des cas par un malade mentales. Les rapports entre maladies mentales et crimes sont exceptionnels, rares.

Les différences entre un crime commis par un malade mental et un crime non commis par un malade mental :

- Le mobile. En effet, le crime commis par un malade mental est souvent situationnel. Ou alors c’est un crime tout a fait en rapport avec la pathologie et notamment avec le persécuteur : le malade s’en prend au persécuteur pour sauver sa vie car dans son délire il est menacé. C’est donc un crime qui n’est pas préparé.

- Le crime du malade mentale est souvent un crime de proximité : ce sont les proches et en particulier la famille qui sont les victimes. Exemples : fratricide, infanticide, parricide.

- Le crime du malade mental est souvent désorganisé, sur la scène de crimes on trouve de nombreux éléments.

Les troubles névrotiques : les maladies mentales comportent des névroses qui ne sont pas criminogènes et irresponsabilisantes, elles ne conduisent pas au passage à l’acte. Les infractions commises par les névrotiques sont souvent des agressions sexuelles en intra familiale.

Les troubles psychotiques :

- Les troubles psychotiques aigües : c’est une maladie, quelque chose qui altère le fonctionnement cérébral, cela crée une confusion. La plus belle des confusions c’est celle de l’enfant hyperthermique. Dans la confusion, la personne ne sait plus ou elle est, quel jour on est, elle a un délire proche du rêve avec des hallucinations visuelles, la personne à une perplexité anxieuse, une angoisse terrible. Autre psychose aigüe : la bouffée délirante aigüe (BDA) : c’est un épisode délirant aigu, c’est l’éclosion d’un délire brutal, un coup de tonnerre dans un ciel serein. Les idées délirantes peuvent être de toute nature : idée de persécution, idée mystique. Cet épisode est censé être sans lendemain mais dans la réalité des choses 1/3 évoluent sans lendemain, 1/3 évolue vers un skyzophrénie, et 1/3 évolue vers un trouble bipolaire. On va aussi avoir les psychoses puerpérales : psychoses qui peuvent être criminogènes. Il faut protéger l’enfant car il y a un déni complet de l’enfant, pour la femme l’accouchement n’a jamais existé. Ici, il peut y avoir deux composantes : psychotique ou dépression, ou même les deux.

- Les psychoses chroniques : on a la skyzophrénie qui représente 1% de la population générale. C’est une maladie qui a tendance à diminuer en population générale. La skyzophrénie voit des hypothèses multiples :

- On considère qu’il y a quelque chose de génétique car probablement dans une famille de skyzophrénes on a des ascendants skyzophréne. Mais cela n’est pas déterminant.

- Une autre hypothèse a été abandonnée : celle qui dit que la skyzophrénie est lié au lien pathologique entre la mère et l’enfant. (COOPER, LINGUE, ESTERSON).

- Les hypothèses actuelles sont beaucoup plus neuro développementale : la skyzophrénie vient d’un défaut du développement du tube neural. Ce tube est extrêmement fragile à tout ce qui peut altérer sa formation.

Les symptômes de la skyzophrénie : 1ère épisode : entre 18 et 25 ans. Les signes productifs avec un délire paranoïde. Il y a aussi des signes positifs. Puis négatif : incapacité à vivre avec les autres et incapacité à organiser les choses. Exemple : une personne efficace ne sera plus efficace. La désorganisation touche toute la vie : c’est quelqu’un qui s’isole, qui n’a plus de contact avec ses amis, sa famille.

Les skyzophrénes sont marqués par la bizarrerie, l’étrangeté. On n’a pas de contact direct en face à face avec le skyzophréne, le contact est haché, bizarre, saugrenu. Les thématiques délirantes sont nombreuses.

La skyzophrénie si elle apparait à l’adolescence ou au début de ‘âge adulte c’est parce que c’est une période ou on apprend beaucoup de choses nouvelles que certains n’arrivent pas à traiter comme il se doit. Il peut également aussi y avoir des troubles de la mémoire qui empêche de traiter toutes les tâches que l’on fait normalement habituellement.

Les rapports entre skyzophrénie et passage à l’acte sont rares. Les skyzophrénes sont 4 à7 fois plus auteurs de crime que la population générale, mais les skyzophrénes sont aussi 17 fois plus victime que la population générale. Les passages à l’acte criminels sont plus souvent intra familiaux, ils ont en effet souvent pour victime un proche. Exemple : fratricide. Les skyzophrénes sont assez représentés dans tous les lieux de précarité : 4 à 7%. Un skyzophréne en détention pose des problèmes et cela crée des excès délirants.

- Les psychoses paranoïaques : elles apparaissent plus tardivement. Il n’y a pas de morcèlement. Elles concernent une personne qui n’a pas de problème de précarité, de problème avec les autres sauf si on touche un délire particulier : jalousie, érotomanie, revendication… Il n’y a qu’un

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