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Les partis politiques et le scrutin majoritaire

Par   •  18 Mars 2018  •  985 Mots (4 Pages)  •  351 Vues

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Pour faire face à cela, les partis peuvent organiser des “primaires” par exemple avant les éléctions présidentielles pour que les électeurs puissent choisir par un vote celui ou celle qui sera représenté(e), ce système existe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

II) les caractéristiques du scrutin majoritaire et ses conséquences sur les partis

Les citoyens (corps électoral) expriment leurs choix par leurs suffrages lors d’élections, et peuvent donner leur avis sur une question lors d’un référendum. En France, le suffrage universel est ouvert à tous les ctoyens de plus de 18 ans inscrits sur les listes électorales. Le scrutin majoritaire consiste à considérer comme légitime celui ou ceux qui ont obtenu la majorité des suffrages et constitue le mode le plus ancien de désignation des élus. Ce mode de scrutin ne donne donc aucun élu aux partis minoritaires, il est donc très inégalitaire mais permet de faire émerger une majorité stable. L’éléction peut être organisée sur l’ensemble du territoire ou à l’intérieur d’un découpage du pays en circonscriptions. Le scrutin peut être uninominal (attribution d’un seul siège), plurinominal (plusieurs sièges) ou de liste (chacun vote pour une liste). Le scrutin de liste peut autoriser le panachage (rayer le nom d’un candidat de la liste et en instroduire un autre à la place) ou le vote préférentiel (classer les différents candidats en fonction des préférences). Le scrutin majoritaire peut s’organiser en un tour unique, comme c’est le cas de la tradition en Grande-Bretagne; le candiadat qui arrive en tête est élu. Ce système fonctionne bien dans le cas où il y a deux grands partis légitimes. En revanche dans un pays où prône le pluralisme politique, tel que la France, un scrutin à un tour aboutirait à faire élire très souvent un candidat avec une minorité de suffrages. C’est pourquoi il est nécessaire d’instaurer un second tour. Cependant, par rapport au scrutin à un tour, la possibilité de conclure des alliances pour le second tour amène à des distorsions : les petits partis peuvent s’entendre avec d’autres pour obtenir des élus là où ils sont forts, en échange d’un report de voix ailleurs. En revanche, ceux qui ne souscrivent pas d’alliance sont souvent privés de toute représentation. Enfin, dans le cadre d’un scrutin majoritaire, les débats sur le découpage électoral sont fréquents, celui ci est souvent accusé d’être une opération opportuniste visant à favoriser un camp, on parle alors de “charcutage électoral”.

La visée ultime de tout parti consiste donc à accéder au pouvoir, pour se faire chacun mobilise 3 fonctions principales: mise au point d’un programme, mobilisation d’opinion et enfin sélection des élites politiques. L’opinion publique critique souvent nos représentants mais il n’empêche que la personne élue, même avec une faible majorité est condidérée par tous comme représentant légitime. L’élection est donc la seule source de légitimité. De plus, le scrutin majoritaire est prédominant et inégalitaire dans les élections en favorisant les grands partis et une bipolarisation. On préférera alors un scrutin proportionnel pour une représentation plus juste, puisqu’il permet la multiplication des petis partis (multipartisme) mais rend plus difficile une majorité stable.

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