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Le texte théatrale et sa représentation du XVIIIème siècle à de nos jours

Par   •  29 Novembre 2017  •  1 352 Mots (6 Pages)  •  232 Vues

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jeu de lutte brésilienne directement inspiré de la lutte pour l’émancipation des Noirs. Cette nouvelle version est rythmées par les percussionistes, les danseurs et les capoeiristes. Ceci crée alors un contrepoint avec l’univers du XVIIIème siècle : Iphicrate reprend sa place de petit marquis pomponné tandis que les valets portent les costumes des pauvres. Trivellin lui, est vêtu d’un costume paramillitaire blanc, orné, évoquant presque certains dictateurs post-coloniaux. Pour finir, au niveau du décor de la scène on peut dire qu’il est assez minimaliste. En effet, il est vide ne contenant pas d’accessoires vestiques du naufrage du début. Le spectateur se contente d’une aire de jeu ronde, lieu d’affrontement. La façon de jouer ainsi que la mise en scène insistent sur le message de liberté tandis que l’arrière-plan rappelle l’enjeu éconoqimieque et déshumanisant de la traite négrière.

En 2002, c’est la compagnie Guépard Echappé qui reprend la pièce à la Folie Théatre.

Trois ans plus tard, au théatre de l’Atelier, c’est la metteuse en scène Irina Brook qui offre sa version de l’Ile des Esclaves. Alors qu’avec Gilbert Blin, une véritable volonté de l’émotion intellectuelle est choisi, ici, Irina Brook souhaite moderniser la pièce la mettant en scène dans un temps qui nous ai proche, le vingtième siècle. Le bateau est dès lors remplacé par un avion, Trivelin tape sur une machine à écrire des années 1950. La pièce est aussi ponctuée par le laazi, (toutes sortes de plaisanteries burlesques, soit en paroles, soit en actions, des jeux de mots, des grimaces, des gestes grotesques et jusqu’à des détails de farces sur tréteaux.) de jeux de scène et d’improvisations directement issues de la comédie musicale. U niveau des maquillages, les comédiens en arborent des clownesques. Le jeu paraît souvent bouffon. Un lien avec l’esclavagisme et la traite négrière est aussi pointé avec le personnage de Trivellin joué par Alex Descas, un antillais. De plus, la diction de ce personnage est précise et sèche.

Enfin, plus récemment, en 2009, c’est la compagnie Mack et les gars composé de la metteuse en scène Stéphanie Chévara qui donne une nouvelle version à la pièce.

Si la Cour s’amusait des tours populaires dont Marivaux avait l’art d’émailler son texte, le public parisien riait des conversations mondaines et des attitudes maniérées de certains personnages. Pourtant très vite, on comprit qu’il ne s’agissait pas que de rire avec cette pièce contemporaine. Des grands essais des philosophes des Lumières, semblent se refléter les préoccupations de l’époque, à travers une expérience originale d’inversion des rôles, ce qui à contribué au succès de la pièce, inscrit dans une longue tradition théâtrale héritée de Molière qui a sut savoir plaire au public avec cette critique sociale qui derrière s’avère être un appel au renversement social, la pièce continue d’attirer les metteurs en scène contemporains, attiré par ce succès que connaît l’œuvre depuis sa création de cette diversité de registres et de sens, notamment redécouvert la pièce et ont proposés des spectacles forts différents oscillant entre mise en scène classiques et des interprétations plus originales . Qualifié de « petit bijou » par BeauMarché, cette œuvre en restera une pièce intemporelle qui a su plaire à toutes les époques avec son ton de contestation politique et sociale qui rencontrera un franc succès en 1725.

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