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TPE DIABLE

Par   •  18 Décembre 2017  •  5 337 Mots (22 Pages)  •  165 Vues

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Ainsi, on a pu constater que le Nouveau Testament, contient plus d’éléments sur le personnage de Satan que l’Ancien Testament. La représentation faite du diable dans le Nouveau Testament (L’Apocalypse). La description du diable dans le Nouveau Testament sera un point d’appui pour les autorités religieuses afin de représenter le diable dans l’art iconographique.

- Représentations picturales médiévales

Les représentations iconographiques du diable en Occident, sont celles d’un élargissement progressif de son impact sur la société médiévale. Son image prendra lentement des dimensions effrayantes.

L’image du diable

Tout d’abord, les premières représentations qu’on a du diable sont essentiellement créées à partir de Pan. Une créature humaine avec des cornes, des pattes de bouc, connue sous le nom de faune. Ces caractéristiques qui lui sont attribuées sont reprises du dieu gréco-romain Pan, dieu de la nature et de la frivolité sensuelle. A noter que l’on attribue aussi ces fonctions au diable puisque les chrétiens voyaient en Pan le vice absolu car représentant le plaisir de la reproduction, l’ivresse humiliante due aux fêtes de Dionysos, dieu de l’ivresse, l’image de Pan était une menace pour l’ordre moral et religieux. On discerne donc pourquoi les codes physionomiques de Pan ont été reprises pour construire dans un premier temps l’image du diable. Photo p.6

Satan n’apparait que rarement dans l’art chrétien primitif. Une des premières représentations qu’on a de lui se trouve dans le manuscrit de la bible de St Grégoire de Naziane, entre le VIIème siècle et le IXème siècle. Comme l’on peut voir sur la page 6, l’image dépeint la tentation du Christ, on remarque que Satan n’a pas encore une apparence hideuse, cette image terrifiante sera inventée par les hommes du XIIIème siècle. Puis, L’art roman (XIème -XIIème) la place sur le devant de la scène, en faisant une figure aussi fréquente du Christ. Elle tend à représenter le diable de manière plus inventive afin de figurer le mal. Dans cette première moitié du XIème siècle, le moine Raoul GLABER décrit le diable tel qu’il l’aurait vu en songe. Les aspects qui lui attribuent sont loin d’être glorifiants : de petite taille, maigre, desséchés, avec une peau ridés, un visage difforme, des aspects d’animaux… Comme en témoignent les lignes suivantes : « Je vis surgir au pied de mon lit une espèce d’homme horrible à voir. Il était, m’a-t-il semblé, de petite taille, avec un cou grêle, un visage émacié, des yeux très noirs, le front proéminent et crispé, les narines serrées, la bouche en forme de museau, avec des lèvres épaisses, un menton fuyant et une barbe de bouc ; ses oreilles étaient pointues et velues, ses cheveux, dressés et broussailleux, ses dents semblables aux crocs d’un chien ; le dessus de son crâne était effilé, sa poitrine gonflée et il avait une bosse dans le dos ; ses fesses pendaient et frémissaient et il portait sur son maigre corps des lambeaux de vêtements sombres et sordides. »[2] On peut ainsi voir que dès l’âge roman les chrétiens attribuent des traits hideux aux nombreux vices du diable, des caractéristiques mise en avant afin d’encourager les hommes à ne pas pécher. Il est intéressant de noter que les autorités religieuses engageaient les artistes pour peindre, illustrer, sculpter, et donc propager cette image du diable qu’ils ont créée. Photos p. 6 On peut s’étonner d’une apparition du diable en compagnie d’un cortège de démons, de monstres, d’animaux, de damnés qui sont généralement figurés nus, avec un teint blanchâtre, velus. Les parties les plus représentées sont souvent les plus obscènes comme le suggère l’image ci-dessous.

A regarder, les trois thèmes les plus traités où l’image du diable est la plus fréquente sont : la Tentation, l’infestation, et la Possession.

- Le danger de la tentation fut le plus exploité par l’Eglise. A titre d’exemple : Les tentations de St Antoine de Jérôme Bosch les tableaux et Pieter Bruegel. Photos P.6

- La Possession comme on peut le voir sur cette sculpture : Jésus délivrant un possédé. L’esprit s’échappe de la bouche sous la forme d’un ange déchu. Photos P.6

En plus, de l’image véhiculée du diable est aussi représenté le Jugement dernier, les 7 péchés capitaux et l’enfer. Nous observerons les trois représentations les plus célèbres : (Photos P.7)

Jugement : Jérôme Bosch : Triptyque du Jugement dernier

Enfer : Dante : La divine comédie

Enfer + péchés : Taddeo di Bartolo

Plus l’on avancera dans le temps, plus les images du diable se feront terrifiantes et effrayantes.

Le noir, couleur diabolique par excellence

Le Noir est un livre de Michel Pastoureau, un historien et spécialiste des couleurs, des images et des symboles. Il brossera dans son chapitre, « Palette du diable », une thèse sur les couleurs qui sont un élément essentielles dans la représentation picturale du diable au Moyen Age.

Tandis que le Christ est représenté dans des couleurs plus gaies, sacrées et symboliques comme le blanc, le jaune, le rose et le rouge bien que cette couleur soit associée aux couleurs du diable, elle est aussi la couleur du Christ à cause du sang versé par celui-ci pour le salut des hommes. Le diable est lui peint dans des nuances de couleurs sombres, âcres et surtout à connotations négatives aux yeux de la société chrétienne. Photos p.6. En effet, le noir sera la couleur diabolique par excellence en Occident à partir du XIème siècle. Le noir est considéré comme la couleur du mal, des ténèbres même si la Bible nous décrit l’Enfer comme les ténèbres et l’associe à un caractère sombre et fantasmagorique. L’auteur nous affirme que la Bible est étrangère à cette idée, celle de considérer le noir comme une mauvaise couleur. Et que ce sont les pères de l’église qui inscrivent progressivement cette idée dans les traditions chrétiennes et dans la société du Moyen Age. On apprendra aussi que le noir est la couleur commune à tous ceux qui entretiennent une relation avec le diable soit les sorcières et les hérétiques d’après l’Eglise. De surcroît, toutes les couleurs sombres telles que : le brun, le gris, le violet, le rouge le vert et le bleu foncé, sont des couleurs à caractère maléfique. Par exemple sur le Tympan

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