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Impact de la Pléiade sur l'établissement de la langue française

Par   •  6 Juillet 2018  •  2 301 Mots (10 Pages)  •  115 Vues

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5- Jean-Antoine de Baïf

Jean-Antoine de Baïf, né à Venise le 19 février1532, et mort à Paris le 19 septembre1589, est un poète français. Ami de Pierre de Ronsard et membre de la Pléiade, il se distingue comme le principal artisan de l’introduction en France d’une versification quantitative mesurée, calquée sur la poésiede l’Antiquité gréco-latine.

6- Pontus de Tyard

Pontus de Tyard, seigneur de Bissy, est un prélat, écrivain et poète français, membre du cercle littéraire de la Pléiade, né le 20 avril 1521 à Bissy-sur-Fley et mort le 23 septembre 1605 au château de Bragny-sur-Saône., seigneur de Bissy, est un prélat, écrivain et poète français, membre du cercle littéraire de la Pléiade, né le 20 avril 1521 à Bissy-sur-Fley et mort le 23 septembre 1605 au château de Bragny-sur-Saône. Pontus de Tyard participe avec un enthousiasme certain à ce grand élan de connaissances qui enflamme le XVIe siècle, en s’imposant comme l’un des maîtres de la pensée moderniste. Ici subsiste alors l’image d’un homme, épris de culture, savant astronome, mathématicien de talent, poète et philosophe, vers qui les plus illustres et beaux esprits se sont tournés, en quête de conseils et de secours spirituel.

7-

Étienne Jodelle, né en 1532 à Paris où il est mort en juillet 1573, est un poète etdramaturge français. Membre de la Pléiade, il s’efforça d’en appliquer les principes à l’art théâtral. Il fut le premier à utiliser l’alexandrin dans la tragédie. Il apparaît comme un précurseur du théâtre à l’antique qui naît dans la seconde moitié duXVIe siècle.

8-

Membre de la Pléiade, il s’efforça d’en appliquer les principes à l’art théâtral. Il fut le premier à utiliser l’alexandrin dans la tragédie. Il apparaît comme un précurseur du théâtre à l’antique qui naît dans la seconde moitié duXVIe siècle. Des Autels étudia les lettres, la philosophie et le droit à l’université de Valence et passa une partie de sa jeunesse à Romans, dans leDauphiné. Membre de la Pléiade, il prit part, contre Louis Meigret, aux querelles de son temps sur les réformes orthographiques[4],[7].

En 1553 il fait partie de la Pléiade (Elégie à La Péruse), mais son nom disparaît dès 1555(Hymne de Henri II)[5].

9-

Jean Dorat, en latinAuratus, dit d’Aurat, nom de plume de Jean Dinemandi[2], né le 3 avril1508 à Limoges, mort le 1ernovembre1588 à Paris, est un écrivain ethellénistefrançais. Son rôle auprès du groupe de la Pléiade est peut-être d’être l’humaniste porteur de la tradition, pour qui le latin ne pouvait s’étudier correctement sans la connaissance du grec. Il est presque exclusivement un poète d’expression latine et grecque.

10-

Jean Bastier de La Péruse (1529-1554) est un poète et auteur dramatique français. Il naît au Pont-Sigoulant, paroisse deRoumazières, mais il prend le nom de la paroisse voisine, la Péruse. Il étudie à Paris, au collège de Boncourt, où il suit les cours deMarc-Antoine Muret et de George Buchanan, et il devient membre de la première Pléiade, avec Ronsard, Du Bellay, Baïf, Jodelle, Pontus de Tyard et Peletier du Mans. D’après Étienne Pasquier, il joue dans les représentations de la Cléopâtre captive et L’Eugène d’Étienne Jodelle (1553). Le spectacle se déroule dans l’hôtel de Reims, à Paris, en présence d’Henri II et de Diane de Poitiers.

Limites chronologiques de la Pléiade : 1549 - 1590.

1- Objectif de la Pléiade

En 1548, l’Art Poétique de Thomas Sibilet appelle à marcher dans les traces des modernes tels que Marot. La Pléiade réplique dans La Défense et illustration de la langue française. Ce texte publié en avril 1549 par Joachim Du Bellay, est considéré comme le manifeste des idées de la Pléiade. Il texte vise à mener une réflexion sur les moyens d’enrichir la langue et la littérature française par des emprunts (au latin, à l’italien ou à d’autres langues), la fabrication de néologismes, le rappel de mots disparus, et plus globalement le progrès de la culture française sur le modèle de la Renaissance italienne par la redécouverte de la culture antique, de ses arts et de son savoir. Alors que le latin est de plus en plus utilisé, surtout dans les domaines techniques: la Pléiade défend le français: oui, sa langue est pauvre mais la traduction permet tout de même de rendre compte des idées ou des sentiments d’un auteur étranger, elle n’est donc pas impropre à l’expression de la pensée. De plus, c’est en l’utulisant qu’on l’enrichira: il est impossible d’égaler les anciens en latin mais il est possible de rendre le français immortel. Il faut donc composer ses oeuvres en français.

Les membres de la Pléiade entrent ainsi dans une logique de rupture avec leurs prédécesseurs, décidés qu’ils sont à rompre avec la poésie médiévale, et cherchent notamment à exercer leur art en français (« la poésie doit parler la langue du poète »). Ils constatent cependant que la langue française est souvent pauvre comparée au latin ou à l’italien renaissant, imprécise et peu adaptée à l’expression poétique. Ils décident donc de l’«enrichir» par la création de néologismes issus du latin, du grec et des langues régionales.

2- Les trois principes clés de la Pléiade

Les principes de la Pléiade s’articulent autour de trois axes fondamentaux: l’Imitation, l’Illustration de la langue et l’inspiration et l’érudition.

A- L’Imitation

L’écriture poétique de la Pléiade se fonde sur une double imitation: celle des modèles antiques que le poète doit admirer et dépasser car «par la seule imitation, rien ne se fait de grand». Dans sa préface à l’Olive, Du Bellay annonce «une ancienne renouvelée poésie» et développe des images de digestion, voire de cannibalisme: «Imitant les meilleurs auteurs grecs, se transformant en eux, les dévorant et après les avoir bien digérés, les convertissant en sang et en nourriture».

Le poète doit aussi imiter la nature, puisque, pour Ronsard, «l’Art imite la nature autant qu’il peut. Il rivalise alors avec le réel qu’il décrit précisément, tel un peintre.

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