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Focillon, La Vie des formes, 1934

Par   •  5 Décembre 2017  •  2 123 Mots (9 Pages)  •  62 Vues

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pour comprendre le contexte. • Il rejette donc un déterminisme transcendant, il n’y a pas de destin de l’art, ni de progrès de l’art. • Travaillant aussi sur l’architecture gothique, il s’oppose alors aux réflexions d’Erwin Panofsky, son contemporaian, qui dans “Architecture gothique et pensée scolastique” pense la formation de l’oeuvre, l’architecture, comme symptôme d’un état de la civilisation. Contrairement à Panosky qui relève du fait que la forme soit une visée, ou à une destinée, Focillon pense qu’elle est une entité réelle. • Il clôt son ouvrage avec “ C’est cette multiplicité des facteurs qui s’oppose à la rigueur du déterminisme et qui, le morcelant en actions et en réactions innombrables, provoque de toutes parts des fissures et des désaccord. Dans ces mondes imaginaires, dont l’artiste est le géomètre et le mécanicien , le physicien et le chimiste, le psychologue et l’historien , la

forme, par le jeu des métamorphoses , va perpétuellement de sa nécessité à sa sa liberté”. il proclame la liberté de l’artiste.

C. Remise en cause notion d’école/ influence

• dans cette logique d’une structure non évolutive de l’hda, de progrès , Focillon remet en question la notion d’influence et d’école. Il parle plutôt de famille spirituelle : qui se définit par l’union d’artistes issus de différentes époques, pays mais unis dans une sensibilité commune. il dénonce la notion d’influence qui est absurde dans le sens ou il ne faille pas les invoquer à tout prix pour expliquer des parentés antérieurs a elles. Cette notion diffère alors complètement des premiers historiens de l’art tels que Vasari. • Dès lors la vie des formes car elles sont autonomes suffit à expliquer les rapports qui peuvent apparaître chez des artistes qui n’ont pas eu de liaison. C’est alors une nouvelle manière de voir l’oeuvre qui se définit par elle même.

III. héritage et réception critique

1. A.Réception critique • On parle de l’ouvrage comme un essai de méthodologie et de doctrine écrit sous une plume poétique. On note l’absence de bas de page, ni de bibliographie qui peuvent définir une certaine liberté de méthode. Mais l’ouvrage se caractérise notamment par le rejet des modes de son époque. • l’ouvrage lors de sa parution a connu un accueil limité en France, il a eu une meilleure compréhension au delà des frontières notamment en Tchécoslovaquie (langage) et en Italie (dans la mesure ou il s’attachait plus à l’étude d’un artiste)

B. Héritage • Jean Bony et Robert Branner ont repris ses travaux et l’ont étayer sur l’architecture gothique • influence sur les travaux en Amérique: Charles Seymour Jr, George H.Hamilton • certaine prolongation de sa pensée dans l’oeuvre d’Ernst Cassirer dans “Philosophie des formes symboliques” : dans l’idée que certaines formes fondamentales (sphère, cube, pyramide) soit douées de propriétés sensibles et ça quelque soit le milieu culturel.

C. Exemple

• // Michael Fried : étude de la théatralité de la forme dans le minimalisme. Pour lui, il dénonce les concepts du courant artistique car la forme n’existe que par la contemplation du spectateur, donc l’oeuvre n’est pas dépendante —> Relier à la pensée de Greenberg qui

disait que les objets artistiques sont à la fois « des essences universelles traversant l’histoire mais dont la vie des formes est renouvelé constamment sans être influencé par le contexte sociale. » exemple: dans la déconstruction par le all-over: auto réflexion de l’art et lui même • illustration par l’artiste Phillip Guston, qui a lu la Vie des formes “ L’artiste est homme qui travaille les formes et que les formes travaillent à leur tour” disait Focillon. • Guston lorsqu’il parle de la genèse de ses tableaux “ Il y a la toile, et il y a le peintre. Il y aussi qqch d’autre, une troisième chose. au début, c’est un dialogue entre vous et la surface .Vous disposez d’une sorte de règle, et une fois que vous l’appliquez, rien ne peut davantage vous satisfaire, jusqu’a ce qu’un nouveau type d’énergie prenne possession de vous: vous seul pouvez alors accepter de vous y soumettre. Alors apparaît une oeuvre que vous ne pouvez que reconnaître comme une forme d’organisation autonome”. Par cet exemple, Focillon est résolument actuelle dans la matière d’aborder les oeuvres d’art contemporaine.

Conclusion: Nous avons vu que l’auteur en mettant l’oeuvre au centre de son analyse et en déterminant la forme dans toute chose, remet en question une approche évolutive de l’histoire de l’art, refuse son déterminisme et s’oppose à plusieurs théories anciennes d’histoire de l’art, comme les premières fondées par Wincklemann, ou Vasari. PPT Citation de Pierre Watt à propos de Focillon, “ Focillon est historien de l’art en ce qu’il part toujours des oeuvres, vues dans leur milieu, et qu’il multiplie et entrecroise les approches afin de discerner des dénominateurs communs, des caractéristiques, sans pour autant réduire les contradictions.”

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