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Analyse d'Arthur Bloch et de son meutre

Par   •  16 Septembre 2018  •  2 315 Mots (10 Pages)  •  197 Vues

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Lucie

Déroulement du crime :

Ils commencent par approcher Arthur

Ils l’amènent dans une écurie à Rue-à-Thomas

A trois reprises, Arthur s’en va et revient sur ses pas

Ils l’assomment avec une barre en métal

Ils tirent un coup de revolver pour le mettre à mort définitivement

Ils le découpent en morceaux et le mettent dans des boilles

Ils le jettent dans le lac de Neuchâtel

Ils brûlent ses habits dans la forêt

Le marchand de bétail, Arthur Bloch, se rend à Payerne, à une foire de bétail, le 16 avril 1942 au matin. Il tourne autour des bêtes, les observent et tente de repérer les meilleures.

Les membres du groupe ont peur d’être trop visibles, trop repérables et trop observés à la foire. Pour faire diversion, Ischi rentre alors au garage, Max va boire un verre pour entendre ce que dit Arthur Bloch, Robert, Balotte et Fritz ramènent Bloch à Rue-à-Thomas.

A plusieurs pages, on distingue la menace du crime, cela met de nouveau l’accent sur sa naïveté. Ses faits et gestes sont observés par « un petit groupe d’hommes silencieux » .

P. 39 : Arthur Bloch ne voit pas la menace. Arthur Bloch ne la sent pas.

P. 42 : Le groupe s’introduit dans la foire, sans le perdre de vue. Ils le surveillent de loin, puis ils se rapprochent petit-à-petit puis l’un d’eux tente une approche. Arthur Bloch est trop occupé à examiner, acheter les bœufs, il est naïf. Le premier contact ayant échoué, ils essayent à nouveau

P. 44 : Deuxième tentatives des 3 (Ischi, le chef et l’apprenti), pour attirer Arthur Bloch dans l’étable. Thomas (l’apprenti du garage) demande à Arthur de venir voir une bête dans une écurie, un peu plus loin que la place de la foire (Rue-à-Thomas). Celui-ci accepte sans aucune crainte. il est « sans méfiance ». Il ne pressent pas qu’il sera assassiné et bouchoyé par un groupe suisse soutenant le nazisme et donc l’extermination des Juifs

P.45 : Arthur Bloch ne sait pas, ne sent pas qu’il va à la pire des boucherie (qu’il va droit à la mort).

Arthur est curieux : Il est tenté quand Robert lui parle de la vache et accepte d’y aller. Il aime « voir, tâter, humer et palper les bêtes », cela nous montre aussi sa fascination pour les bêtes et son attention à chaque détail de la vache.

Bloch est une personne très naïve et il n’est pas méfiant. Quand il arrive dans l’étable, il ne s’inquiète pas de l’allure de « voyou », brute de Robert, il est calme et pas stressé. Il ne s’inquiète pas non plus des 2 vaches qui sont dans l’étable. C’est inhabituel d’en avoir si peu. Il a peu de discernement et il est inconscient du danger, on le voit car il ne se rend pas compte qu’il est menacé par le groupe du garage.

Ils arrivent à l’étable où loge la belle bête. L’étable est décrite commet un endroit « sombre », pourtant Arthur Bloch pense le contraire, il trouve la pièce « si belle ». Cette antithèse, accentue la naïveté d’Arthur. Cela nous montre aussi qu’il voit toujours les choses du bon côté.

Arthur observe la merveille, mais le prix est trop élevé. Il part de l’étable…à trois reprises, il revient sur ses pas, réfléchit.

Dans le livre, on voit à plusieurs reprises les échappatoires que s’offraient à Arthur Bloch mais à aucun moment il s’est douté qu’il allait être tué.

P.47 : « Il sert la main de Robert, tourne le dos, gagne la sortie »

P.47 : « Arthur Bloch laisse écouler 5 minutes, revient sur ses pas, repousse la porte de l’étable »

P.47 : « Pour la seconde fois, il dit au revoir » puis « Arthur Bloch se fait entendre, il revient »

Arthur Bloch a eu 3 possibilités de s’enfuir mais il revenait à chaque fois sur ses pas. La troisième fois, c’est la mauvaise. Ils s’attendaient à son retour. En effet, Arthur était fasciné par la bête, il négocia longuement son prix et quand quelque chose l’intéressait il n’abandonnait jamais. Alors qu’il est dos tourné et qu’il observe encore la bête, un des hommes le frappe violemment.

Marjorie

Le crime décrit par Chessex nous fait penser à une boucherie animale, plus précisément à la mise à mort d’un cochon. On le voit dans le texte par plusieurs termes :

Avec le poids du gros lard, sale cochon, une scie solide, des couteaux de boucherie, cette panse, engraissé, la hache, un long couteau de boucher, tous les morceaux, cisaillé, scié, découpé, la scie fait un bruit rêche en entamant les os, les dents de scie attaquent, la lame du couteau de boucher tranche et sépare, le sang coule abondamment, des esquilles d’os giclent, des lambeaux de chair, l’odeur du sang, de la lymphe, des graisses, la colonne et les côtes craquent, le corps dépecé,…

La manière d’agir des criminels est atroce. On assiste à une boucherie. On le voit plusieurs fois être comparé à un animal lors de ce crime (quand ils l’appellent le porc, sale cochon, …). D’ailleurs quand ils le tuent, ils en rajoutent en disant « Assomme ce porc ». On remarque aussi leur cruauté quand Balotte dit « Bon débarras » en rigolant.

On remarque également le mépris qu’ils ont à l’égard du Juif lorsque qu’ils l’ont tué et qu’ils disent que « ça pue un mort, surtout un Juif » et quand Ischi « balance un coup de pied au cadavre ». Aussi, ils le traitent de noms pitoyables et ils l’insultent (le salaud, le salopard, …)

On remarque aussi le contentement des criminels après la mort de la victime ; ils crient « Heil Hitler », ce qui nous prouve qu’ils sont complétement aveuglés par le nazisme et qu’ils font cela pour lui, pour Hitler.

A la fin du passage analysé, les criminels se rendent en forêt pour brûler les habits et les accessoires du Juif. Le feu brûle mal et les affaires ne se consument pas comme il faut. On pense alors que leur acte sera découvert à cause de ça.

Mais on apprend déjà avant (environ à la moitié du récit) que

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