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Les quatre Angleterre

Par   •  8 Novembre 2018  •  1 621 Mots (7 Pages)  •  3 Vues

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Mais ceci n’est que la façade de ces Angleterre, ce qu’elles veulent montrer. Il y a un revers à la médaille, que nous allons voir maintenant.

La première Angleterre n’est, pour l’auteur, qu’une « auberge » ou de musé. Elle est décrite par des entreprises basées sur le tourisme, « … les compagnies de chemins de fer… »(l.8), à des lecteur qui ne la connaisse pas, « dont les ancêtres, […] n’ont jamais vu un comté de Grande-Bretagne »(l.9). Elle peut sembler parfaite aux yeux du monde mais la vie y est spartiate, « …un repas médiocre, une chambre inconfortable et de l’eau tiède… »(l.11) ou encore « Les raffinements y sont rares,… », et chère. Les seuls habitants de cette Angleterre sont, ou des propriétaire terriens qui ont « cessé(s) de travailler pour vivre »(l.13), ou des touristes.

La deuxième Angleterre est quand à elle un « pays » de travail. Mais son travail en a fait un lieux sale, pollué, « … des crassiers et des dépôts de déblais… »(l.20) « … des terrains vagues recouvert de scories,… ». Toutes les villes sont touchées par cette pollution, « … petites villes couvertes de suie… »(l.24), d’autant plus que ces villes sont moribondes, « … et aucune vie nouvelle ne vient s’y ajouter… »(l.26). Les villes tranchent avec les campagnes alentours, détruisant l’harmonie de ces régions, « … un paysage dévasté… »(l.24). Mais ces villes sont géométrique, créant des murailles d’habitations, « … des milliers de petites maisons en rangées… »(l.15), créant de forteresses industrielles (l.25).

Enfin la troisième Angleterre est celle de la consommation de masse, mais cette consommation à bas coût s’accompagne surtout d’une baisse de la qualité (l.40). La vie y est inintéressante puisque chacun a la même chose que ses voisins et peut facilement avoir ce qu’il n’a pas encore, « Tout cela donne une impression assez déprimante de monotonie. »(l.40-41). Peu de gens dans cette Angleterre-ci apprécient leur vie, ils « font non pas ce qu’ils aiment, mais ce qu’on leur à dit qu’ils aimeraient. »(l.43-44). Les publicitaires et les industriels vantent ce mode de vie grâce à un matraquage médiatique, lui permettant de s’étendre.

Voici donc le coté obscure des trois Angleterre. Cependant, Priestley rédige cet ouvrage en période de crise économique et sociale, il présente de fait une quatrième Angleterre, celle du chômage.

L’Angleterre connaît une très forte augmentation du chômage, qui dépasseras les deux millions à son maximum. Cependant les chômeurs anglais ont des spécificité nationales et régionales. Ainsi l’Angleterre a le travail en valeur morale, plus que dans d’autres pays, « … l’Angleterre n’est pas une île des mers du Sud… »(l.47-48). Mais le chômage est plus facile à vivre dans certaines régions que dans d’autres. Ainsi au Sud de l’Angleterre, il est plus facile de d’être chômeur, que dans le Nord ou les Midlands (l.50-51), zones où se concentre les villes assimilées à la deuxième Angleterre. Les chômeurs de ces zones subissent de véritables pressions morales, par la société, il leur est donc impossible « d’être oisif et d’être gai. »(l.48). Ils tombent donc pour certain en dépression, et l’alcoolisme redevient un véritable fléau.

Le chômage, avec toutes ses conséquences devint pour l’Angleterre une tragédie. Les hommes connaissent une crise d’identité, « Leur virilité se perdait. »(l.47), car ils ne pouvaient plus subvenir aux besoins de leur famille, ils étaient « oisifs et inutiles »(l.45-46). Cependant pour l’auteur, la gravité du chômage n’est pas la même selon l’age des chômeurs. Ainsi les hommes ayant déjà eu une vie professionnelle bien remplis et proche de l’arrêt sont, pour lui, plutôt des « tragédies personnelles »(l.52) tandis que les jeunes hommes qui entrent sur le marché du travail pendant cette période sont une « tragédie nationale »(l.54).

Par cet extrait, Jhon Boyton Priestley nous montre que l’Angleterre n’est pas un pays uniforme dont le fonctionnement est le même partout. Il présente donc quatre Angleterre, la première dont l’économie est basé sur le tourisme, mais est une Angleterre « morte ». La deuxième Angleterre est l’Angleterre industrielle, mais celle-ci n’évolue plus. La troisième Angleterre est celle de la consommation de masse, plus égalitaire, mais aussi plus fade que les autres. Enfin la quatrième Angleterre est celle du chômage que l’auteur voit comme un tragédie nationale.

Le texte, plutôt qu’une vision exacte de la société anglaise des années trente, présente le ressentit de la population face à la crise économique et sociale.

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Sitographie :

http://www.cnrtl.fr/definition/scorie

http://www.telegraph.co.uk/culture/books/bookreviews/5787980/English-Journey-by-J-B-Priestley-review.html

Bibliographie :

Bussière Eric, Griset Pascal, Bouneau Christophe et Willot Jean-Pierre, Industrialisation et sociétés en Europe Occidentale 1880-1970, Paris, Armand Colin, coll. « collection U », 1998.

Bédarida François, La société anglaise : du milieu du XIXe siècle à nos jours, Paris, France, Seuil, coll. « Points. Histoire », 1990, vol. 1.

Larousse de poche, Paris, Larousse, 2010.

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